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COMMERCE TOTAL

D’un autre coté, la main-d'œuvre est assez coûteuse. Il est impossible d'obtenir un travail un peu compliqué même

(le la majorité des Appoloniens. Il faut appeler soit des Kroumen de la C(jte libérienne, soit des Achantis sujets anglais, qui se sont habitués sur la Côte d'Ctr à des salaires plus élevés que dans les régions avoisinantes.

Il n’y a donc pas à se hasarder sur la Cote d'ivoire, si l'on ne peut disposer d'un capital de 250. UUO francs, minimum nécessaire pour établir des plantations, et leur adjoindre, en attendant qu'elles rapportent, des factoreries pour l'exportation de l'acajou. Mais des sociétés peuvent à merveille faire face à cette situation, et nous pensons avoir prouvé que le développement de la colonie assure à leurs capitaux une rémunération élevée.

Tout est à fonder dans ce pays jeune, en fait d'industrie, de commerce et d'agriculture. Et rarement une colonie a combiné plus de mesures libérales pour attirer le trop-plein d'hommes et d'argent de la métropole. Ainsi les concessions pour plantations ont été faites jusqu’à ce jour gratuitement, en considération des frais élevés qu'occasionne le défrichage. Au bout de cim[ années, cette gratuité sera continuée, ou bien, si la plantation commence à prospérer, une minime taxe lui sera appliquée.

En 1899, la Cote d'ivoire a eu à subir deux épidémies, l’une de fièvre jaune, l'autre de peste. De légers mouvements insurrectionnels ont éclaté. Elle se relève déjà. Et la part qu'elle prend à l'Exposition universelle, malgré les terribles événements qu'elle vient de traverser, prouve son énergie et sa volonté.

Le Commissaire : Pierre Mille.

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