Rhinocéros tetradactylus. Lart. 4835. Bal. S. G. Not
Géol. 4859.
Rhinocéros ineisivus. Cuv. (pars) ? ? Blainv. Ostéog.
Fasc. 20.
ISirtjfen'n m ? ? ? Kaup.
C'est le plus élevé en taille des Rhinocéros fossiles de notre bassin de la Garonne. Cette espèce portait deux incisives au moins à la mâchoire supérieure et quatre à l’inférieure. Les os du nez étaient minces, sans suture longitudinale médiane , et aussi sans empreinte de corne; occiput un peu pyramidal.
Le caractère spécifique le plus saillant ressort de l'existence d’un doigt de plus aux pieds de devant que dans les autres espèces du genre.
Les molaires supérieures , quoique dans les proportions de celles du lihinocéros ineisivus de Cuvier, en différent par quelques détails de forme. Je crois cependant que certains fragments du gisement d 'Avaray, près d’Orléans, qui ont été rapportés au Rh. ineisivus, conviendraient mieux à notre Rh. tetradactylus.
Je n’ai aucun moyen de vérifier les rapports que pourraient avoir le Rh. tetradactylus de Sansan , avec un autre Rh. sans corne d' Eppelsheim , nommé Acrotherium par M. Kaup. (Voir Blainv. Ostéog. Fasc. 20).
M. Laurillard m.’écrit .que l’on vient de trouver en.Auvergnc un autre Rhinocéros sans corne. Dans celui-ci les os du nez sont relevés en haut par leur extrémité. — Sansan. C. C. C. — Marsolan (Gers) ? par M. l’abbé Canéto. — Caignac (II^-Garonne), par M. Noulet. — Non à Simorre, ni dans d’autres lieux où ont été trouvés le Rh. Brachypus et le Rh. Simorren sis qui, par contre, manquent à Sansan .
(*) M. de Blainville , après s’étre élevé avec raison contre la trop grande facilité des paléontologistes à multiplier les espèces, s’est peut-être , de son côté , laissé aller à des préoccupations trop restrictives. Ainsi, non content d’avoir réuni en une seule espèce tous nos Rhinocéros sous-Pyrénéens, il les a encore confondus avec des espèces propres à d’autres localités et rentrant dans des faunes d’un âge différent. Pour expliquer la coexistence, dons les mêmes gisements, d’os du ner sans corne et d’autres os portant au contraire l’empreinte bien accusée d’une corne, il a pensé que les premiers devaient être attribués à des individus femelles. Il résulterait de ce rapprochement forcé que nos mâles de Sansan, par ciemplc, indépendamment des grandes variations dans leurs formes générales, auraient été beaucoup plus petits que leurs femelles; que celles-ci auraient eu un doigt de plus que les mâles ; que dans certains mâles de Simorre , les pieds se seraient trouvés de moitié plus courts que ceux des femelles de Sansan, tandis que d’autres mâles de Simorre les auraient eus encore plus longs, etc. etc.
Du reste, M. Laurillard qui, depuis la publication du travail de M. de Blainville , s’est livré à un examen rigoureux et comparatif, pièce par pièce, de tous les os de Rhinocéros venant de Sansan ou de Simorre, y a parfaitement distingué quatre espèces nettement caractérisées par de nombreux morceaux respectifs ; plus une cinquième un peu douteuse que j’avais également soupçonnée d’après quelque fragment dont il sera question ci après.
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