E PLAISANCE ET ILE ROYALE
Le 17 Décembre 1755, mariage à Montréal de Philippe d'Agneaux de la Saussaye avec Melle Marie Anne de Verchères, la même sans doute qui, en 1769, épousa en secondes noces Mr Pierre Trottier Desaulniers, et dont la sœur, Melle Charlotte de Verchères, devint l'épouse, en 1767, de René Hertel de Rouville, seize ans après le mariage de Mlle Catherine de Verchèrés avec Pierre Hertel de Beaubassin.— Un an avant le mariage de Mr de Ja Saussaye, le 7 Janvier, le jour même où sa sœur, Melle Marguerite de Bleury, épousait Louis Dandonneau du Sablé, avait lieu aussi à Montréal, celui de Jean Clément de Bleury avec Melle Marie René Gamelin-Maugras, vingt trois ans après le mariage, dans la même ville, de Christophe Sabrevois avec Melle Agathe Hertel.— Le mariage de M'J. C. de Bleury avait été précédé, en 1751, de celui de Pierre-Philippe de Noyelle avec Melie Marie-Anne Boucher, et suivi, en 1766, de celui de Mate Marie-Madeleine Du Plessis avec d. François LeGardeur, à Montréal également, ainsi que de celui de Melle Marguerite Sabrevois de Bleury, en 1769, avec Jean Thomas de Lorimier.— Nous retrouvons encore, en 1747, le mariage de Paul- François Raimbault de St Blain, dont la famille était alliée à celles des D’amours, des Boucher de la Perrière et de la Bruère, des de Contrecœur etc., avec Melle Louis Hertel de Moncourt.
Comme en Canada, la garnison de ce pays devait être augmentée, en prévision des éventualités. Voici, en effet, ce Que porte une note de 1750: ‘“ La garnison de cette ‘* Colonie a été fixée sur le pied de mille deux cents
hommes qui doivent former vingt-quatre Compagnies,
‘ de cinquante hommes chacune, indépendamment d’une : ‘ Compagnie de canonniers-bombardiers, qui n’est que de ‘trente hommes, mais qui sera portée à Cinquante ‘’ hommes.” Orriciers désignés pour les Iles d'Amérique, Pour étre Lieulenants :
Barollon, Enseigne, Raimbault-Groschène, Enseigne, Hertel de la Frenière, « Raimbault-Lusodière, “ La Verendrye (de) de Etc., etc.
Pour élre Enseignes :
Belleville (de), Cadet, Joannés (de), ainé,' det, Du Plessis, ée La Guitterie, “6
Epervanche (Le Chev. del”), “ Linctot (de), ‘e
Godefroy, ‘“ Sacquespée Domicourt, ‘ Fait à Québec, le 30 Octobre 1750. (Signé) La JONCAIRE,
En 1759, l’année où Claude Raimbault de Barollon épousait Melle Marie-Therèse du Sablé, avait lieu à Montréal le mariage de Jean-Baptiste Godefroy, avec Melle Marguerite de Couagne, dont la sœur, Melle Marie Françoise, avaitépousé, en 1751, Georges de Gannes, et dontune autre, Mellk Louise, entrait, en 1758, dans la famille de Boucherville, ! en contractant mariage avec Louis Boucher, pendant que, de son côté, Melle Josephte Gauthier de la Verendrye, à l'exemple de Melle Marie Catherine qui avait épousé, en 1743, Mr Jean LeBer de Senneville, faisait alliance, en 1755, avee Amable de Montigny.
mariés à l'Ile Royale.
Benoist, Capitaine, Gourville çde), Capitaine, Boularderie (de la), Capitaine, La Boularderie (de), ‘
Daujeac, fe La Brijeonnière (de), Lieutenant. Decoux, «4 La Vallière (de), Capitaine,
Du Hayet, ‘4 Villedonné (de), Enseigne,
Du Chambon, “ Villejoin (de), Capitaine,
Du Vivier, ce Villeray (de), Lieutenant, Estimauville (d’} « Etc., etc.
1 Dans les titres de Noblesse de Mr de Boucherville, il faut lire ; “ de la soixante et cinquième année de notre règne,” et non de la cinquième. Il faut lire également au mème endroit : ‘“ fille de Joseph Cardin ” et non de Jean-Baptiste de la Bruère ; ‘ Pierre,” et non pas Pierre-René ; ‘ sept enfants,” et non quatre; ‘“ plus tard Reine d’Angleterre,” et non Reine des Belges. Aux articles de Longueuil et d'Eschambault, il faut lire : ‘* Catherine d'Eschambault, ” et non Marie Anne,” ou Marie Catherine ; ” veuve de Philippe Peire, ” et non Melie, — Aux articles de de Lery et de Lotbinière, c'est ‘“ Lieutenant,” et non Lieutenant-Colonel qu'il faut ; ‘ Academie, ” et non Institut. On nous a signalé ces inexactitudes, entre plusieurs autres, et nous aimons à les rectifier.— Sur la foi des autres, nous avons dit que le Marquis de Vaudreuil était mort en 1764; mais, si on s’en tient à des documents qui semblent sûrs, il ne serait décédé qu’en 1768.
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