‹ Notice sur la lithographieChapitre 11 sur 40 · ARTICLE IV · texte numérisé non relu

ARTICLE IV

Vro cédés pour eiilever les taches deucrej de suie g a de tabac ( * ).

Les feuilles étant bien nettoyées à la mie de pain , et les taches de graisse enlevées, on met une ou plusieurs feuilles tachées dans un vase de cuivre rouge, ou de terre vernissée , qui puisse aller au feu et assez grand, pour que les feuilles y tiennent à plat sans être gênées 5 on verse ensuite dans le vase et sans toucher les feuilles ( ** )une

(*) M. Cliaptal recommande pour le blanchiment des livres et des estampes, l’acide muriatique oxigenéj son procédé est excellent, mais la préparation et l’appareil qu’il exige le rendent d’une exécution trop difficile aux amateurs.

( ) La solution doit recouvrir les feuilles de

deux lignes au moins.

forte solution d’acide tartariqiie , dans la proportion de deux gros d’acide pour six onces d’eau, on élève la température jusqu’à ce que cette solution frémisse ou bouillonne sur les bords , pendant environ trois ou quatre minutes ; ensuite on décante la liqueur pour la remplacer par de l’eau fi aîche , qu’on décantera trois minutes après. Si les taches paraissaient encore, il faudrait recommencer toute l’opération. Les taches enlevées, on fait bien égoutter l’eau, sans que les feuilles vacillent dans le vase ^ ensuite on les enlève avec précaution, l’une après l’autre, pour les mettre ressuyer sur des feuilles de carton , et après on les étend sur des cordes en plein air. Ce procédé

ni’a toiijonrs très-bien réussi; mais le point essentiel est de ne pas toucher les feuilles tant qu’elles sont dans le liquide , car le moindre frottement les altère. Le papier ne perd aucune de ses qualités, sinon qu’il se décolle entièrement.

AUTRE TROCÉDÉ.

On commence par humecter toutes les feuilles, que l’on suspend sur des fils attachés dans une caisse de sapin, fermant hermétiquement et dont tous les joints doivent être lutés avec de la cire et du suif, mêlés en parties égales. Avant de fermer la ca.isse, on introduit sous les feuilles suspendues, un mélange d’une partie d’oxide rouge de plomb ou minium, avec trois par-

tles cVaclde muriatique ordinaire.

Il faut que ce mélange se fasse dans un vase de verre et au moment même de l’introduire dans la caisse, qu’il faut de suite fermer et lu ter, pour ne point laisser échapper la vapeur qui , en se dégageant du mélange, doit blanchir les feuilles humectées : on ne doit ouvrir la caisse qu’après quarante-huit heures. Il n’est guères possible de déterminer la quantité des acides ; le nombre de feuilles n’y fait rient cela dépend de la grandeur de la caisse, par exemple, pour un boîte d’un pied carré, on peut mettre quatre onces d’oxide rouge et douze onces d’acide muriatique.

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