ARTICLE VIL
Quand les volumes sont battus , on les met dans la grande presse
( * ) C’est-à-dire frapper à petits coups avec le marteau sur les Lords, ensorte que la main qui tient le manclie du marteau , soit en dedans du volume , pour toucher plus sûrement et éviter de couper les cahiers.
( * ) , on les pose d’abord sur un carton à droite , et les ais ( ** ) à gauche de la presse : on commence par mettre un ais dans la presse et bien au centre, pour que la pression soit égale, on met sur cet ais la première partie d’un volume, le recto en dessous , la tête à sa gauche et le dos devant soi, bien dans le centre de Fais pourles deux bouts,
{* ) Pour mettre en presse , on divise les volumes en deux, trois ou quatre parties, suivant leur épaisseur, en ayant soin de ne pas les diviser dans les endroits où ils Font déjà été pour être battus , car les feuilles déjà lissées par le marteau , le seraient encore par les ais.
( ** ) Les ais sont des plancbes de 4 à 5 lignes d’épaisseur , d’un bois dur et susceptible de se bien polir : ils doivent être un peu plus grands que les volumes qu’on veut mettre en presse. Ces ais varient pour la grandeur , suivant le format des livres.
le dos presqu^à fleur de Tais, sur le devant , et tous les cahiers très- justes l’un sur l’autre en tête et en dos. On recouvre cette première partie d’un ais en le faisant tomber bien d’aplomb sur l’autre, et on place dessus la partie suivante du volume , le recto toujours en dessous et bien d’aplomb avec la première, on continue de même pour le reste du volume, et ainsi de suite pour tous les autres, afin que chaque partie se trouve séparée par un ais, de manière à ce que la pressée ( * ) soit bien d’aplomb avant que de serrer la presse.
On ne saurait presser trop fort,
( * ) Une pressée; est la quantité de volumes que contient la presse.
et les Yolumes doivent rester douze heures au moins dans cet état^ apres ce temps on retire les volumes de presse sans .faire de mélanges.
ARTICLE YIII.
Le livre retiré de la grande presse, on. le collationne , ce qui se fait en prenant le volume de la main droite, en tête de la gouttière ( * ) et le serrant fortement : la main gauche tient la queue en dos du livre, dans cet état, on tourne la main droite un peu en dessous, serrant toujours le coin qu’elle tient, ce qui oblige le pouce de la main gauche à lâcher les cahiers qui se
( * ) La gouttière est le devant du livrje.
renversent sur le poignet de la main droite, le pouce gauche ne doit laisser renverser qu’un cahier à la fois afin d’avoir de temps d’appercevoir les lettres ou chiffres de réclame qui sont au bas du recto de chaque cahier.