‹ Notice sur la monnaie de Trévoux et de DombesChapitre 20 sur 52 · F-P-I)OMBAR-D-MONTIS-IVl. Croiscltc · texte numérisé non relu

F-P-I)OMBAR-D-MONTIS-IVl. Croiscltc

F couronné entre trois fleurs de lis.

Ijt r)NS-ADIVT-MEVS-1588. Croiscttc.

Croix patéc imitant celle de Tordre du Saint Kspril.

[Billon. Liant. — Notre collection.) La même |)ï<*ce, 1589 et 1590.

[Dnhy. Planche XLIV^ et notre collection , V. Planche V, /?" 0.}

HENRI. ir)02-160S.

A pri^s l'assassinat de Henri III, le duc François avait été l'un des premiers \\ reconnaître Henri IV, et en mourant il.')9*2), il lui avait laissé dans son fils Henri de Montpensier, un partisan dévoué.

Cet attachement h la cause du roi attirait aux princes de Montpensier la haine du parti contraire. En cette même année 1592, le duc de Nemours, qui tenait pour la ligue dans le Lyonnais, s'empara par représailles de la souveraineté de Dombes, et se servit de la monnaie pour faire fabriquer, aux armes de France, des espèces qu'il atïîûblit considérablement. Les officiers et ouvriers, oblicjés de céder à la force, n'obéirent qu'après avoir pi'olesti'* contre la violence

qui leiu' était faite, tant pour la l'ahricatiou de la monnaie à d'autres armes que celles du prince de Bombes, que pour l'altération du titre.

Mais bientôt les villes de Lyon et de Paris s'étant mises sous l'obéissance de Henri IV, et la plupart des autres villes du royaume ayant suivi cet exemple, M. de Montpensier , averti de ce qui s'était passé dans sa monnaie pendant les troubles, pria Sa Majesté de vouloir pardonner à ses officiers ce qu'ils n'avaient fait que par force et contrainte , et lui donner une déclaration comme la fabrication de cette monnoie , faite à Trévoux^ aux coins et armes de France^ ne pourroit tirer à conséquence contre sa souveraineté y ce que le roi lui accorda par lettres-patentes du 8 novembre 1594, vérifiées à Paris, le 17 du même mois.

La cour des monnaies, en enregistrant ces lettres, voulut y mettre des réserves contre les sujets du roi qui avaient participé à cette fausse fabrication de monnaie et à son exposition, et elle ajouta que, par la vérification, elle n'entendait pas que les monnaies de Trévoux eussent cours en France. Comme les restrictions de cet arrêt étaient contraires aux traités qui avaient aboli tout ce qui s'était passé pendant les troubles et aux privilèges accordés par le roi Henri III en faveur des souverains de Bombes, Henri IV donna d'autres lettres-patentes le 20 novembre suivant , par lesquelles il cassa et annula les modifications de l'arrêt de la cour des monnaies.

Le 19 mai Io9j, le prince de Dombes reçnt , pour l'exposilioii de sa monnaie en France, une nouvelle coniirmalion. On vit cependant , malgré cet édil, renaître les diiïicultés élevées lors de Tavénement de la maison de Monlpensier; il arriva qu'un certain Nicolas Coquerel, commissaire-général des monnaies, commis à la ré formation de celles du Languedoc, de la Provence, du Dauphiné et de l'Auvergne, voulut s'opposer au transport des matières que le fermic^r de Dombes tiiait de ces provinces pour la fabrication, et se permit d'arrêter un convoi de 40,000 écus en argent et 1,000 marcs d'or qui se rendait à Trévoux. Le duc Henri appela des ordonnances de ce commissaire, et en eut main-levée par îirrètdu parlement de Paris, du 18 judlet lo9o.

Le 19 décembre lo96, il y eutencore un arrêt qui ordonna que les espèces de Dombes, du même poids que celles de France, y auraient cours, suivant les lettres-patentes et arrêts antérieurs, et qu'il serait permis au prince de Dombes de faire publier ces lettres à Lyon et dans les pays circon voisins.

Dès que le calme des atfaires le lui avait permis, Henri s'était empressé de mettre ordre à l'administration de la souveraineté, que les guerres avaient troublée. En 1594, il avait rendu une ordonnance sur les règlements, ordre et police que les ojjiciers, ouvriers et monnojjeursensa monnoiede Dombes, doivent garder pour la fabrication d'icellc-

Ce l'églenieiil , cnregislré au pailcHKMit (!(>• Dombes, l'ut, le 13 décembre 1595, signilié par un de ses huissiers aux olïiciers de la monnaie, parlant au greffier de ladite monnoie et à Pierre Janiriy prévôt des ouvriers. Il fait connaître que les officiers de l'hôtel étaient alors deux gardes aux gages de chacun six vingts livres tournois , un essayeur aux gages de cent livres , et un tailleur aux gages de soixante-deux livres , lesquels gages étaient payés par le maître des monnaies.

A la suite se voit un extrait des brassages d'espèces dor, d'argent et billon, énonçant qu'il était payé , pour la fabrication des écus et demiécus, à l'ouvrier fournissant le charbon pour chacun marc d'or, trois sols tournois ; au monnoyeur, deux sols; au tailleur , pour son ferrage y trois sols. Sont de plus indiqués les prix dus aux ouvriers pour la fabrication des pièces de dix sols, cinq sols et vingt sols , quand on en fabriquait; des quarts et huitièmes d'écus; des douzains et des liards , lorsque la fabrication en étoit permise.

Les espèces de billon étaient , en effet, soumises à un règlement particulier intervenu entre le roi et le duc de Montpensier, pour obvier au préjudice que leur émission causait, dans certaines circonstances , a celle de la monnaie française ; et d'après cette convention , le roi avait le droit d'exiger l'interruption de leur fabrication, lorsque lui-même exposait en France des espèces semblables; mais à la charge, de donner au sou-

vcraiii (le Doiiihesiiiie iiideiiinilé de 8000 livres, chiuiiui lois qu'il usait de celte l'acuité (1).

Henri compléta ensuite^ le personnel de sa monnaie en rétablissant la charge de garde-général , (pii avait été supi)rimée par Pierre de Bourbon cent ans auparavant. Le 15 avril 1599, il épousa Henriette-Catherine de Joyeuse, et à cette occasion, il accorda des provisions de monnoyeurs à trois habitants de la ville de Trévoux. Mais connue ceux-ci demandaiiMit à être installés, il y eut opposition de la part des autres ouvriers, et il l'allut qu'un arrêt du parlement de Dombes ordonnât leur réception, conformément aux lettres de provision. Un précédent arrêt avait néanmoins décidé que les états d'ouvriers et monnoyeurs, vacants par mort, seraient supprimés et réduits à l'ancien nond)re de dix. Ce qui montre qu'à l'égard de l'hôtel de la monnaie il y avait d'anciennes règles que le parlement se donnait la mission de maintenir.

Dès l'année 1594, le monnoyage de Henri avait connnencé.

40. HENRIG P-I)OMBAR-D-MONTISP-M. Croisetlc. Ecu aux armes de Dourboii. Couronne fleurdelisée. Dans l« champ, deux II.

Ijt DNS AD1VÏ-ET-RF:DEM-IVIEVS-1594. Croisette. Croix échancrée, cantonnée de couronnes.

(Billon. Douzain. — Diihy. Plnnrlu: XL/ T.)

(1) Origine et 1*1 cuves de la souveiainelé de Donibcs, - l'n vol, iH-4'', m".

La même pièce, 1595-1599.

[Cabinet du roi et notre collection. V. Planche V^ n^ 8.)

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