Moitié delà pièce précédente, 1G
[Argent. Demi-teston. — Collection de M. Lacroix^ à Mdcon.)
49. HENRIC-P-DOMBAR-D-MOINTISP-R. Croisette. Tête de Henri à gauche.
Ije DNS-AUIVTOR-Er-REDEM-MEVS-1G03. Croisette. H lormant le centre d'une croix fleuronnée.
[Argent. Pièce du poids de 120 grains. — Duby. Supplément f planche IX.)
Duby donne à cette pièce le nom de teston; c'est par erreur : d'après le poids et le revers, elle ne peut être qu'un denii-lranc.
Le 21 mai lo7o, Henri III avait interdit la fahricalion des testons, et ordomié (pi'on forgerait
à leur place des IVaiics d'aii^^eiU ou pièces de vingt sols (le sol d'alors valait à peu près le double de celui d'aujourd'hui), des demi-lrancs et des quarts de franc.
A Trévoux, on s'était empressé de frapper de cette monnaie qui est mentionnée dans le règlement du duc Henri pour le salaire des gens de l'hôtel; toutefois, la fabrication des testons n'avait été abandonnée ni en France ni en Dombes, comme on le voit par les dates de ceux ci-après reproduits.
50. HENRICUS-P-DOMBAR-D-MONTISP. R. Croisette. Point dans le C à^Henricus.
Ecu aux armes de Bourbon. Couronne fleurdelisée. Dans lo champ, deux H formant le chiffre IIII.
Ijt D^[S-ADIVTOR-ET-REDEM-MEVS-1604. Croisette. Point dans l'O à^adjutor.
Croix fleuronnée.
[Argent. Quart-d'écu (pièce de 1 5 sols). — Cabinet dit roi, V. Planche VI, n^ 3.
En 1580, on avait commencé à faire en France des pièces d'argent qui valaient le quart et le huitième de l'écu d'or; ce qu'on indiquait en plaçant sur le quart d'écu le chiffre Il-il séparé par récusson,etsur le demi-quart le chiffre V-III. Le graveur du quart d'écu de Trévoux , réunit par un trait les deux derniers 1 du chiffre Il-II , qui formèrent à la fois ce chiffre et le monogramme du prince.
Henri mourut h Paris en 1608 (28 février),
d'une (ièvrc éiique, qui depuis deux ans le lenail en langueur (1). De [«randes l'unérailles lui l'urenl laites dans l'église Notre-Dame, par ordre du loi ; son corps l'ut ensuite transporté en Touraine, dans la chapelle du château de Chanipigny, sépulture de la raniille de Montpensier. On y voit sa statue agenouillée, dont la ligure, malgré des mutilations récentes, conserve beauconp de ressemblance avec relïigie placée sur l'un des lestons ci-dessus décrits. Dans son épitaphe, où on rend hommage à son esprit de justice et de paix, il est qualifié seigneur de Dombes Dominus Domharum (2j.
iMAUlE. 1G0S-1G2G.
Marie de Montpensier, lille unique de Hemi, se trouva pourvue, a la mort de son père , d'un innnense héritage. A peine âgée de trois ans, elle était fiancée déjà au duc d'Orléans, deuxième fils de Henri IV, plus jeune qu'elle encore.
Les conditions du mariage avaient été réglées l)eu de jours avant la mort de Henri , entre ce prince et le roi lui-même, (pii était venu à cet effet le trouver en sa demeure h Paris (3). Par le
(4) Journal de l'Etoile.
(2) L.1 chapelle de Cliaiupigiiy est célèlne par ses admirables vilrauN ipii icinéseiileMl les principaux évtMiciiients de la vielle saint Louis. Aujourd'hui encore les restes des princes de Montpensier reposent dans ses caveaux.
(3) Aléniuires de Bassontpierrc.
coiilral, le (JiKule Monlpensier avait l'ait (Jonation à sa fille de tous ses biens , lesquels, si elle décédait sans postérité, devaient aller au prince son futur époux, et, à défaut de celui-ci, à M. le dauphin.
On voit se manifester, dans cet acte, les vues de la France sur les Bombes. Depuis que la Bresse avait été échangée contre le marquisat de Saluées (14 mars 1601), elles étaient devenues enclave du royaume, et on s'assurait avec soin de toute éventualité qui pouvait procurer un jour leur possession à la descendance masculine du roi.
Marie fut placée d'abord sous la tutelle de sa mère , et ensuite sous celle du cardinal de Joyeuse, son oncle, qui fit battre monnaie en son nom.