MARIE-SOVVER-DE-DOMBES. Croisette
Tête de Marie à gauche.
Vfi I)OVBLE-TOVRNOIS-l621. Croisette.
Armes de Bourbon.
[Cuivre. Double denier tournois.) La même pièce, 1621-1624-1627.
[Cabinet du roi. V. Planche Vll^ n"" 3.)
58. MARIA-P-DOMBAR-D-MOISTISP-B. Croisette. Ecu aux armes de Bourbon. Point monétaire dans l'écu.
Couronne fleurdelisée. Dans le champ, deux M couronnés. I]b DNS-ADIVTOR-ET-REDEM-MEVS 1625. Croisette. Croix fleuronnée.
[Argent, Quart -d'écu. — Collection de M, Rousseau j à Paris. V. Planche VU, ;a° 4.)
L'exposition de la monnaie de Marie avait été considérable en France; aussi la cour des monnaies, sans cesse occupée a combattre l'invasion des espèces étrangères, et a rendre des décisions pour les proscrire, n'oubliait jamais d'y mentionner celles de Bombes. Il y eut même un arrêt de 1624 qui leur était spécial, et ordonnait des informations contre ceux qui voitur oient et exposoient par rolleaiix les doubles de cuivre, fabriqués sous le nom et aux armes de la damoiselle de Montpensier,
Les dispositions hostiles de Messieurs de la
cour (les monnaies se nianifestaienl du reste en toutes occasions: la souveraine de Oombes ayant chargé, en 1625, un nommé Hriot, tailhnn* de l'hôtel de Paris, de lui l'ahriquer des fers et coins pour sa monnaie de Trévoux; celui-ci présenta requête à la cour, afin d'être autorisé à exécuter la commande de la princesse; il fut déboulé, et sur les conclusions du procureurgénéral, défenses furent faites à lui et à tous autres graveurs de France, de faire aucuns poinçons des monnoies étrangères.
Mais ces rigueurs demeuraient sans eiVet. l.ouis XUl, usant envers la monnaie de Dombes des mêmes ménag(Mnenls que les rois ses prédécesseurs, avait soin de donner de continuels édits pour l'excepter des prohibitions.
GASTOIM Eï MAIUE. 1C26-1G27.
Le duc d'Orléans , fiancé à Marie dès sa naissance, était mort en 1611; on avait alors reporté sur Gaston , duc d'Anjou , son frère , troisième fils de Henri IV, le projet d'alliance arrêté en 1608 avec le feu duc de Montpensier. Mais lorsque le moment fut venu de l'accomplir, on éprouva des difiicultés.
Le cardinal do Richelieu voulait ce mariage;
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les amis du duc d'Aujou, au contraire, le duc de Chalais cri tête, voyant en ce prince l'héritier présomptif de la couronne tant que le roi n'aurait pas d'enfants, rêvaient pour lui de plus hautes destinées et s'efforçaient de l'en détourner. Gaston, dont le caractère mobile se montrait déjà, y fut d'abord très-opposé , puis tout-à-coup se trouvant à Nantes, il s'y résolut, dit le duc de Rohan dans ses mémoires , et d'une extrémité se jetant dans l'autre , il épousa promptement et à petit bruit la princesse de Montpensier, qu'on avoit fait venir de Paris avec grosse escorte (6 août 1626).
Gaston reçut à cette occasion son apanage, composé du comté de Blois , du duché de Chartres et de celui d'Orléans , d'où il quitta le nom de duc d* Anjou , pour prendre celui de duc d'Orléans.
La monnaie de Trévoux fut aussitôt frappée aux noms et aux armes réunis des deux époux