‹ Notice sur la RéunionChapitre 32 sur 82 · I. Bon, nommé le 22 octobre · texte numérisé non relu

I. Bon, nommé le 22 octobre

Lecadet, nommé le 16 juillet 1880.

Le Goff, nommé le 7 avril 1883.

Edouard lîédier, nommé le 11 octobre 1891.

Dejean de la Bâtie, nommé le 31 mars 1892.

Pages, nommé le 23 octobre 1894.

Mounier, nommé le 16 juillet 1896.

istique décennale de la population scolaire, pour iode, nous donne :

Pour l'année 1848 260 élèves.

vons vu, au cours de cette étude, que le souci de l'administration, en ce qui concerne le fonc- !nt du lycée, a toujours été la tendance à l'assiavec les lycées métropolitains. Néanmoins, le t toujours resté un établissement purement local, ré conformément à des règles qui pouvaient être nent modifiées sur place, et ses fonctionnaires lus nommés par le gouverneur do la colonie.

lodification très importante se produit en 1866: :mande du gouverneur, les Ministres de l'instruclique et de la marine prennent, à la date du un arrêté' d'après lequel les fonctionnaires du

in officiel, année 1866.

164 LA RÉUNIO>-

lycée sont désormais choisis parmi les membre enseignant de France et désignés par le Minist triiction publique au Ministre de la marine et d qui les agrée. Ces fonctionnaires sont placés s rite du Ministre de la marine, mais ils conserve droits des membresde l'Université, et peuvent, ans de services effectifs à la Réunion, être France à un emploi équivalent à celui qu'ils occ la colonie.

Le lycée a aujourd'hui quatre-vingts ans d'e; a donc concouru pendant de longues années à 1' de la jeunesse du pays, avec les établissements nistes.un peu intermittents, qui ont été dirigés t les Frères des écoles chrétiennes. Il a survécu orages, parce qu'il a jeté de profondes racin< rendu à la colonie des services inappréciables.

Que l'on compare la situation de la Réunion des colonies françaises des Antilles, oii l'en des esclaves a été signalée par une si grande € sang, cl où l'histoire des cinquante dernières résume presque dans les diverses péripéties di castes. A la Réunion, le grand acte de 1848 s'et sans trouble, et l'on peut dire que les haines q si profondément nos compatriotes des Antilles se inconnues.

Cet état d'esprit, nous devons le proclamer c'est surtout au lycée que nous le devons: dès enfants libres de couleur ont été admis dans ment; il y eut bien au début des résistances des autres élèves, mais peu à peu les uns et 1 vivant de la même vie matérielle et intellectuelle cèrent à se connaître et apprirent à s'estimer. ments nés à l'ombre des murs du t-ollège grand

SERVICE DE L INSTRUCTION PUHLIQUE iDO

rent au dehors, et dès lors chacun fut estimé, non la nitancede son épiderme, mais d'après sa valeur

But discuter sur les avantages ou les inconvénients seignement secondaire, qui ne compte pas ici que is; nul ne contestera que le lycée a puissamment ué à créer un remarquable état social, et que cela iffîrait à justifier les sacrifices considérables que ■olonie pour son entretien,

Page 1