‹ Notice sur la RéunionChapitre 62 sur 82 · D'après M. Seymour · texte numérisé non relu

D'après M. Seymour

23P LA RÉUMOW

qtii a pu surmonter les plus grandes difTun:

tracer un passage prati<;able pour piétons.

Malgré tout le savoir déployé par cet agent, exécuté dans les conditions de temps et de ress le rendaient si difficile, dans les conditions ne sera pas sans danger dans la saison pluvit pourra donc jamais être transformé en une sûre. Pour se rendre aux sources du Bras-C avons pris le sentier ci-dessus mentionné (l'anci estparBébour) passant près de la chapelle Sain te- 20" kilomètre (1,000 mètres d'altitude), nous avoi le bras de la Ravine-Sèche, dont le lit est con formé de laves très dures; nous gravîmes en dant trois quarts d'heure les pentes ardues < Patience. Arrivés au sommet de cette monta altitude de 400 mètres au-dessus de notre point la plaine, vue à vol d'oiseau, parait très unie; pourtant rien; accidentée et montueuse, elle s d'une suite de plateaux qui s'élèvent en gradin

Continuant notre route pendant une heure e milieu d'une forêt dont l'aspect nous représent fourré et un taillis épais, nous arrivons à i dénommé la « Fenêtre » d'où le plus beau spect à nos yeux.

Sortant des sentiers boueux et des bois san c'est avec joie que nous avons admiré le vaste qui, de cet endroit se déroule devant nous. L'i fut, en effet profonde, lorsque de l'étroit plate; étions, nous pûmes contempler autour de nou!

sommets de l'ile : le Grand-Bénard, les i Bébour, le Mazarin, le Piton-Gingembre, détachant sur le ciel bleu; et, d'un autre côté, de Sainte-Rose jusqu'au Champ-Borne, et

KAUX MINÉRALES ■ 237

is(]ii'à nos pieds, les vastes champs de Saint-Benoît des- ;ndant vers la nier.

Après quelques minutes de contemplation et de repos ien aelieté, nous reprimes notre marche, mais cette fois-

pour descendre le versant opposé de la même ilette eudanl 750 mètres environ, et nous rendre directement

une petite taltane en paille construite sur le bord du ras-Cabot et destinée aux touristes.

.\si'i;cT GKOLOGiyuE hv SOL. — Arrivé sur le terrain où i devais opérer, c'est-à-dire quelques mètres des points émergence des sources minérales, comprenant l'impor-

n<^c quil y a en pareille circonstance à se rendre jniptede la composition des terrains avoisinants auxquels !S eaux empruntenlsouvent leurs propriétés, je me livrai

l'étude géologique du cirque dans le fond duquel jailssent les sources que j'avais à analyser.

Les versants qui encaissent le Bras-Cabot représentent : plus bel aspect, la couche végétale est très épaisse ; elle ï compose de détritus des végétaux qui ornent la crèle ss montagnes : les pentes sont considérables et la perituelle humidité qui les imprègne facilite le mélange 3S éléments végétaux.

Il en résulte que l'on peut considérer les constitutions éologiqnes de cet endroit comme faites d'un compost de irre de bruyère et végétale franche et noire et de sels linéraux.

Dans ces derniers éléments la chaux domine, repré- !ntée dans les fouilles que nous avons faites par des aces nombreuses de cette base, sous forme de sels divers.

Dans des terrains avoisinants, mais en dehors de notre îrcle d'opérations, doivent exister les gisements de sels lagnésiens, qui nous feront bientôt découvrir une forte roportion de cet agent dans les eaux en question.

Aspect des sources. — De l'abri où doub notre arrivée sur les bords du Bras-Cab( sur la rive opposée les deux sources princij" l'objet de notre étude.

U faut donc traverser la rivière pour se r à l'autre : je désigne par le n" 1 ce amont du Bras-Chansons , et par le n aval de cet aflluent, ,

A la surface d'une roche basaltique de '.

d'étendue, on remarque une l'ouïe de petite la principale n" 1 donne un débit de 35 litn la source n' 2,60 litres environ.

Elles sont élevées à quelques centimèt du niveau de l'eau de la rivière, la source r directement sur le bord de la pierre c glissent les eaux de la rivière, aussi toi moindre crue sont-elles appelées à être cou' tanément.

Température. — La température de ces est presque invariable; des observations ft matin à 5 heures et à différentes heures de n'ai constaté qu'une différence d'un vingtiJ L'air ambiant était à 17°; l'eau de la rivière du soleil, et la pression barométrique à 75

La source n" 1' accuse une moyenne dé 2'

La source n° 2 accuse une moyenne de 21

Gaz dégagé de l'eau minérale dans les ca' de la rivière. Les sources 1 et 2, air moins importantes qui s'échappent dans le diverses fissures et que nous avons QégHg nellement présentent le même phénomène mittences peu éloignées, on voit surgir du fc

---^ — vrr-

OÙ sourdent les eaux, des chapelets de bulles gazeuses qui vont à la surface du liquide. On voit aussi s'échapper de la rivière, vis-à-vis des sources 1 et 2, à une profondeur d'un mètre environ, les mêmes bulles gazeuses qui feraient croire à la présence d'autres infiltrations en dessous du niveau de la rivière. L'examen de ce gaz nous a révélé la présence de l'acide carbonique.

Nature chimique de l'eau au sortir de la source. — Ces deux sources ont entre elles beaucoup d'analogie; je suis porté à croire qu'elles proviennent d'une nappe commune qui vient se faire jour à la surface de la pierre basaltique. Dans leur trajet, les filets d'eau se refroidissent différemment suivant leur parcours ou suivant leur mélange avec les eaux étrangères. Quoiqu'il en soit, la masse d'eau est peu abondante; si elle suffit pour le moment aux besoins de la localité, il faudrait songer à l'augmenter pour Tavenir. Il y a donc lieu de faire des travaux de barrage et de captation. L'^eau de ces sources présente la même limpidité, leur saveur est alcaline. A leur surface on voit une matière pelliculaire blanchâtre, elle laisse déposer au fond de la cavité un dépôt ocreux renfermant des conferves.

Les eaux évaporées laissent après une certaine concentration voir un dépôt de carbonate neutre de chaux, de magnésie et de fer, dépôt dû à l'expulsion de l'acide carbonique libre. Le liquide, débarrassé de Facide carbonique par une simple ébuUition, acquiert une réaction fortement alcaline.

D'après les examens et les résultats obtenus, ces eaux doivent être classées comme sodo-magnésiennes ferrugineuses.

Examen microscopique. — L'examen microscopique de

cette eau minérale, sources 1 et 2, ne révèle pas la présence d'infusoires. Le dépôt formé dans le fond de la bouteille/ au bout de quelques jours, est principalement composé de substances gélatineuses noires du genre cdnféroïdes. On rencontre également au fond du bassin, une matière ocracée qui contient des conferves de couleur verte.

Conservation. — Après plusieurs semaines de séjour dans des bouteilles, même bien bouchées, Teau minérale de ces sources a laissé dégager une légère odeur fétide provenant d'une décomposition provoquée par la présence des conferves qui jouent un grand rôle dans leur conservation. Je crois qu'en les surchargeant d'acide carbonique à Taide d'appareils dont se servent les pharmaciens, elles pourraient se conserver longtemps.

Consommation. — Pendalnt mon séjour aux sources du Bras-Cabot, on emportait une moyenne journalière de 70 litres, soit pour les habitants de la plaine, soit pour les demandeurs des localités voisines.

Composition de l'eau. — En employant les procédés indiqués par des spécialistes (Ossian père et fils), l'eau du Bras-Cabot accuserait la composition suivante {^

Bi-carbonate de fer, bi-carbonate de chaux, bi-carbonate de magnésie, bi-carbonate de soude, bi-carbonate de potasse, alumine, chlorure de sodium, sulfate de soude, silice, matières organiques, acide phosphorique.

MAPATTE

La source sort d'une fissure de lave située si près de la rivière, qu'elle est parfois recouverte dans les crues.

L'eau sulfureuse est conduite dans les baignoires portatives en zinc, à Taide de conduits en fonte, que le service

Il*'

Ir-WÎ.

EAUX MINERALES

des ponts et chaussées fait enlever pendant Thivernage, c'est-à-dire la mauvaise saison, parce que les crues d'eau pourraient les emporter, motif pour lequel des piscines n'ont pu être créées.

L'eau est limpide et incolore avec des filaments blïtnchâtres en suspension, douce et onctueuse au toucher, elle exhale une odeur sulfhydrique bien sensible en absorbant l'oxygène de Pair. La composition donne les éléments suivants :

Sulfure de sodium, sulfure de fer, sulfure de manganèse, sulfate de soude, chlorure de sodium, carbonate de soude, phosphate de soude, silicate de soude, silicate de potasse, silicate de chauîc, silicate d'alumine, silicate de magnésie, matières organiques, traces. d'iodje, de fluor et de cuivre.

L'eau de Mafatte a donc beaucoup d'analogie avec celle de Cauterets, le Raillère, Petit-Saint-Sauveur, Amélie-les- Bains; on la conseille contre les affections de la poitrine, du larynx, de larpeau, la goutte et les rhumatismes.

Le débit de* la source est de 900 litres à l'heure, soit 22 mètres cubes pour vingt-quatre heures, quantité suffisante pour 60 à 70 bains par jour.

M. Delavaud, pharmacien de la marine, avait constaté au début 400 litres par heure ; grâce aux travaux exécutés par M. Dumesgnil d'Engente, sous la direction de M. l'ingénieur des mines Debette, le débit a été porté à 900 litres.

Le cyclone de 1892 ayant détruit huit ou dix maisons qui n'ont pas été reconstruites, le plateau de Mafatte ne peut guère recevoir que sept ou huit familles par an. Ce. nombre restreint correspond à la quantité de demeures, respectées par le cyclone.

Mafatte est à 710 mètres d'altitude, à 20 kilomètres^

environ de Saint-Paul, en partant de la route nationale à mi-chemin de Saint-Paul à la Possession.

CILiAOS

Les sources de Gilaos sont distantes du Gros-Morne, en ligne directe, de plus de 4 kilomètres, et la direction de la coupée du Bras-des-Etangs se porte plutôt vers le Pitondes-Neiges que vers le Gros-Morne. Ces sources ont été découvertes eil 1828, par Paulin Tescher.

Les sources chaudes sont situées sur la rive droite du Bras-des-Etangs, dans le lit même de la rivière. On les voit sourdre par une grande quantité de petits filets, du dessous de gros blocs de roche volcanique accompagnées d'une grande quantité de bulles gazeuses. Gomme elles sont situées dans le lit d'un torrent, à pente très rapide, et qui devient très impétueux à l'époque des pluies, on n'avait pu les capter, et les travaux qu'on avait essayé d'entreprendre avaient été toujours emportés par les eaux. A Fépoque des pluies, elles se trouvaient donc tout à fait couvertes. Dès que le beau temps était revenu, la rivière s'étant retirée, on creusait à Tendroit où elles se trouvent, on enlevait le sable et les pierres qui les encombrent, et on obtenait ainsi ces baignoires naturelles, du fond desquelles on voit Teau jaillir par un grand nombre de filets. Lorsque nous avons visité les sources, il y avait six baignoires ainsi creusées, protégées par autant de petites cases en paille. La température de chacune de ces baignoires n'est pas la même ; elle varie de 38 degrés et demi à 32 degrés, ce qui semble indiquer que certaines reçoivent des infiltrations de la rivière. Ces infiltrations ont été occasionnées par des mines tirées dans le voisinage des sources, qui ont ébranlé les couches. Derrière les

•- vil

KAUX MINERALES

j^aignoi^es, se trouve une petite source, sortant directement du roc, et qui sert de cuvette. La température de celle-ci est de 29 degrés et demi. Autour et sur le front du rempart, les maisons en bois servent de logement. Depuis, des travaux ont été entrepris et Ton peut maintenant pro- -îîter des sources en toute saison.

Sur la rive gauche, un peu plus haut que les sources thermales, au pied d'un rocher, non loin du pont, se trouve une autre source minérale, froide, qui a à peu près la même ^composition chimique que les autres, sans en avoir la température. Le degré de minéralisation à peu près le même, ne peut faire admettre qu'elle soit refroidie par des infiltrations d'eau ordinaire. On est plutôt conduit à admettre qu'elle a la même origine que les autres, et qu'elle est refroidie par un plus long trajet dans le sol et à très peu de profondeur^ Cette source froide, délaissée à tort par les malades qui, attachant une grande importance à la température, segorgentde l'eau de la cuvette, nous paraît devoir être d'une exploitation très utile.

Sur la rive gauche du Bras-des-Etangs, et sur le flanc du rempart qui surplombe cette rive, se trouvent encore des maisons de baigneurs, et le chemin qui conduit aux eaux ; ce sont ces rampes, à pente très dure, qui servent ordinairement de promenade, et qu'on appelle le Bord.

La Source froide. — La source froide de Cilaos est située sur la rive gauche, un peu plus amont que les sources thermales. Elle sort directement d'une roche feldspathique, à un mètre au-dessus du niveau de la rivière. Elle a été soumise, à la source, aux mêmes expériences que l'eau de la source thermale. ;

Un litre d'eau froide de Cilaos renferme gr. 2607 de carbonate de soude et gr. 0543 de carbonate de potasse.

Un litre de cette source froide renferme les principes suivants :

Soude, potasse, chaux, magnésie, silice, oxyde ferreux, chlore^ acide, acide carbonique (des carbonates neutres), matières organiques.

J'ajouterai ici, comme une note précieuse, que j'ai fait usage, pendant tout le temps que j'ai vécu à Gilaos, de l'eau tant négligée de cette source froide, et que je m'en suis parfaitement bien trouvé. On peut la prendre pure,, mélangée avec le vin, à se^ repas, avec l'eau-de-vie ou le rhum, à toutes les heures, sans courir le risque d'extrapurgation. J'en ai conseillé l'usage à d'autres personnes qui en ont apprécié les qualités toniques et fortifiantes.

Cette eau se conserve très bien, contrairement à l'eau des sources chaudes, car plus une eau minérale est froide à son point d'émergence, plus elle est gazeuse, et, par conséquent, plus susceptible de se conserver, à condition qu'elle soit bien bouchée, cait la déperdition d'acide carbonique, qui tient en suspension des matières organiques, occasionnerait le dépôt de ces matières, qui ne tarderaienpas à se transformer en acide sulfhydrique. Les rapport teurs de 1862 déclarent qu'elle peut rester un an sans perdre de sa limpidité et de sa saveur aigrelette et agréable. Je connais plusieurs habitants de Saint-Pierre qui entretiennent un courrier spécial dont l'occupation est de monter trois fois par semaine aux sources de Cilaos pour prendre chaque fois une dame-jeanne d'eau de la source froide. Les familles qui font exclusivement usage de cette eau, comme boisson, sont généralement indemnes de toute maladie, leurs enfants sont gros, gras, bien portants ayant les chairs fermes et le teint d'une fraîcheur ravissante, tout comme s'ils habitaient sur les hauteurs du plateau du Bras-des-Etangs.

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Source chaude, — Voici maintenant la composition de la source chaude de Cilaos d'après l'analyse récemment faite par M. Delteuil, l'un des chimistes les plus distingués de la Réunion :

Bi-carbonate de soude, l>i-carbonate de potasse, bî-carbonate de magnésie, bî-carbonate de chaux, bî-carbonate de fer, sulfate de soude, chlorure de sodium, silice, matières organiques, acide carbonique libre, iode, fluor, alumine, acide phosphorique, manganèse.

Les eaux minérales de Salazie se trouvent dans un des trois grand cirques centraux de l'île. Lors de la première exploration faite par MM. Le Pîvan, Toiilorge et Marcadien, on suivait poury arriver, le lit de la rivière du Mât, qu'il fallait traverser 27 fois, lorsque le temps le permettait. Cependant la nature'de ce cirque, moins abrupt, moins accidenté et moins profond que celui de Cilaos, avait engagé le Gouvernement de l'île à tracer un sentier praticable seulement pour les piétons et les montures, qui nécessita plusieurs travaux remarquables sur la rivière du Mât, lesquels furent exéctités par M, Pierre Cazeau, Plus tard, on établit un chemin carrossable, jusqu'au pont de l'Escalier, M. Hubert Delisle fit commencer une belle route carrossable qui va jusqu'à la source même ; c'est ce chemin que nous allons suivre. En partant de l'embranchement de la route nationale situé un peu avant d'arriver au pont de la rivière du Jlât, on descend par une pente rapide, mais non dangereuse, sur le bord de la rivière, que la route côtoie pendant quelques instants. Devant vous s'ouvrent les gorges de Salazie, qui bornent l'horizon ; des deux côtés, des remparts basaltiques, d'où s'échappent de magnifiques cascades; au fond, le Jil

LA IIKUNION

impétueux de la rivière; partout une végétation luxuriante. Après ;un trajet de 11 kilomètres, on arrive au premier pont, appelé pont de TEscalier, remarquable par sa hardiesse, assis sur deux blocs de basalte entre lesquels mugit, à une grande profondeur, le torrent sur lequel il est jeté. On se trouve déjà à 178 mètres au-dessus du niveau de la mer. Dans ce trajet, on peut remarquer que la coupe de la rivière du Mât est la même que celle des deux autres grands torrents, que nous avons déjà visités. Partout, en eflfet, on admire de magnifiques colonnes basaltiques, semblables à d'immenses tuyaux d'orgue; dlautre fois, le basalte prend une forme particulière et est •' îisposé en rayons d'une parfaite régularité; on dirait que la lave, à Tétat liquide, ayant d'abord rempli une cavité, s'est ensuite cristallisée, en rayonnant du centre à la circonférence. Ailleurs, elle est disposée en couches, en forme de roche Tarpéienne. Dans le lit de la rivière, on rencontre des roches basaltiques dans lesquelles se trouvent des filons de carbonate de chaux, cristallisés en rayons prismatiques de rhombe ou disséminés dans les roches.

Après le pont de l'Escalier, la route continue sur la rive droite, formant des rampes à pente très douce qui permettent de gravir jusqu'au plateau Wickers, d'où l'on peut contempler, dans toute leur majesté, le Gros-Morne et le Piton-des-Neiges. Bientôt, après avoir passé un pont récemment construit, remarquable par sa solidité, on est rendu au village de Salazie. Une excellente route continue jusqu'à Hell-Bourg à 919 mètres au-dessus du niveau de la mer; de chaque côté sont d'énormes remparts, et le tout forme un magnifique point de vue, que l'on quitte à regret pour monter encore au-dessus des bois.

Sur le plateau de Hell-Bourg sont situées la plupart des maisons qui servent de logements aux personnes qui vont prendre les eaux. Au milieu d'elles, s'élève le magnilique hôpital, succursale de l'hôpital militaire qui rend de si grands services aux fonctionnaires métropolitains et coloniaux débilités par les fièvres de Madagascar, par l'anémie, ou les séjours prolongés dans les colonies.

Tout concourt à rendre la station thermale de Salazie d'une grande importance. On peut s'y rendre facilement et dans toutes les saisons, surtout dans la saison de l'hivernage, où, malgré les pluies qui ne sont guère plus abondantes que dans les autres parties de l'ile, la température, qui monte rarement au delà de 37° à midi et qui descend jusqu'à 14° le matin et le soir, retrempe et tonifie les organes. Tout, jusqu'aux végétaux, ressent l'action bienfaisante de ce climat. Du plateau de Hell-Bourg, on domine tout le cirque de Salazie, formé par les remparts de la plaine des Fougères (1,680 mètres), de la plaine des Chicots {2,275 mètres), de Cimandef (2,226 mètres), de la plaine des Merles (1,875 mètres) qui le sépare du cirque de la rivière des Galets; par le Gros-Morne, le Piton-des~ Neiges (3,069 mètres) qui le sépare du cirque de la rivière Saint-Etienne, et le rempart de la plaine des Salazes (2,188 mètres). De Hell-Bourg, on se rend à la source thermale par des rampes très douces. La source thermale est située sur le bord de la rivière du Bras-Sec, à 872 mètres au-dessus du niveau de la mer, et jaillit, d'une roche feldspathique (eurite).

Des travaux d'encaissement, exécutés en 1852 et 1853 ont permis d'utiliser tous les filets qui s'échappent de dessous la roche basaltique, de manière à les réunir dans un réservoir commun, parfaitement scellé, d'où partent les conduits destinés à la buvette et aux bains.

Au-dessus de la source, à droite, se trouve qui contient une dizaine de baignoires dessen de la source, modérément chauffée. En fac( établissement de douches froides. Sur les ran de l'autre côté de Hell-Bourg se trouvent uni petites maisons appartenant à la Société de les loue aux personnes qui viennent faire usa de Salazie.

Il y a deux sources dans le réservoir, toui sont minérales et contiennent les mêmes él miques :

Bi-carbonates de soude, de magnésie, de cliaux, de f chlorate de soude, du sulfate de soude, un peu de sili

L'eau de Salazie renferme un peu moins ( demie son volume d'acide carbonique libre.

Un litre d"eau de la source thermale de ferme les composés suivants :

' Acide carbonique libre, bi-carbonates de soude, c magnésie, de chaux, de fer, chlorure de sodium, sul silice, matières organiques,

SOUBCË PÉTHIFIASTË

Aux environs des sources thermales, il exist une source dite pétrifiante : elle prenait, sa s base des Salazes. Une feuille, une matière orgi conque qu'on y déposait était au bout de temps recouverte d'une couche épaisse de S' qui lui assurait une conservation presque ind .source a été détruite par l'éboulis du C en 1876, Mais une autre a été découverte de cirque de Cilaos, oii les eaux minérales soi plus nombreuses et abondantes.

A. Pré

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