‹ Notice sur la Société royale d'harmonie d'AnversChapitre 28 sur 49 · Ibt-pourri national, arrangé par Van Calck · texte numérisé non relu

Ibt-pourri national, arrangé par Van Calck

La Société Ampltion devait chanter les chœurs Myn, de A. Hartel, et leu Bohémiens, de E. Soubrc.

“ Le Duc de Brabant, dit un témoin de la fête, aynnt répondu par quelques mots aimables et bienveillants, LL. AA. RK. et II. ont été conduites à lu place qui leur avait été réservée et où leur arrivée a été saluée des cris de : “ Vive le Roi ! Vivent le Duc et la Dnchcssc de Brabant! ” pendant que l’orchestre jouait la Brabançonne. LL. AA. RR. et II. ont écouté avec attention les morceaux exécutés et, dans les intervalles, elles ont parcouru le jardin et les salles, témoignant h diverses reprises le pla : sir qu’elles éprouvaicut de l’accueil si chaleureux et si empressé qui leur était fait et leur admiration pour la beauté du local;" nulle part, disait le prince, je n’ai rien rencontré de semblable, ni même d’approchant. ”

“ La Société de chant Amphion de Bcrchem, a exécuté, entre les deux parties d’harmonie les deux chœurs qui viennent de lui valoir une nouvelle disliuctiou nu concours de Garni. L’exécution a été remarquable sous le triple rupport du style, de la justesse et de la précision, elle témoigne de progrès notables et qui mettent la Société à même de lutter avec mainte société de grande ville.

'* M. Callaerta, nîné, sou habile Directeur, n été mandé par le prince, qui, de même que ln Duchesse, l’a vivement félicité et l’a prié de redire aux membres combien I Ji. AA. RR. et II. étaient heureuses d’avoir rencontré l’occasion d’entendre une Société, dont si souvent elles nvaient appris le succès aux divers concours auxquels elle avait pris part et dont la brillante exécution venait de leur prouver combien ces succès étaient- mérités.

“ Avant de quitter la Société à dix heur s, le prince n fait appeler M. Lemaire, qu’il a présenté A la Duchesse. Le Duc a dit à M. Lemaire que plus encore que la première fois, il était charmé de la soirée qu’il venait do passer et qu’il comptait bien renouveler sa visite. La Duchesse a complimenté M. Lemaire sur la bonne exécutiou, et spécialement pour l’arrangement de la fantaisie sur des motifs de Y Étoile du Nord. M. Lemaire ayant répondu que 1a partition était si belle par elle-même que l’arrangeur n'nvait que l’embarras du choix, la Duchesse répliqua que c’était vrai, mais qu’il y avait d’autant plus de difficultés et de mérite A bien choisir les motifs et A les ngenccr avec autant d’intelligence et d’habileté.

“ Pendant une des promenades qu’ont faites LL. AA. RR. et II. dans le jardin, le priucc voyant de loin, A une table, M. H. Leys, se dirigea aussitôt vers lui et vint surprendre fort agréablement notre grand artiste. M. Leys était en conversation arec des amis et n’aperçut le prince que lorsque déjA il lui avait adressé la parole. “ J’espère, mon cher Monsieur Leys, lui dit entre nutres le Duc, que le chef d’œuvre dont j’ai admiré l’ébauche chez vous, avance; je compte dans quelque temps venir le voir. „ Il présenta ensuite M. Leys A la Duchesse.

“ Vers 10 heures Leurs Altesses ont quitte la Société au milieu des acclamations enthousiastes de la foule et après avoir remercié M. E. De Wael de la ravissante soirée qu’elles venaient de passer, et l’avoir invité a redire combien elles étaient touchées- de l’accueil qui leur avait été fait. „

Un mois plus tard, la Société Royale (l'Harmonie reçut la visite de S. M. clle-méine, accompagnée de la Famille Royale.

La première partie du programme de la fête indiquait l’exécution d’une ouverture solennelle de Ries, d’une fantaisie sur les Vêpres Siciliennes, de Verdi, par Van Buggcnhout, d’un mélange sur l’opéra II Troratore, de Verdi, par Lemairg, et d’une fantaisie sur lu Dame Blanche, de Roïeldieu, par Buysseus.

Il était neuf heures et demi lorsque le Roi arriva. " Le jardin, dit un journaliste, était orné de ses plus féériques atours depuis huit heures. Laïc foule compacte l’encombrait. Cette foule était la plus élégante, la plus épanouie, la mieux parce qui se soit jamais pressée dans les jardins de l’Harmonie; elle était là depuis huit heures, impatiente, allant et venant, affluant vers la porte d’entrée où scs regards curieux interrogeaient l’avenue par où devaient arriver les équipages royaux. Sous le kiosque la musique se taisait et les chœurs des chanteurs, debout, sous les armes, attendaient le signal de la cantate. „

Le Roi fit son entrée an milieu des hourrahs qui couvraient l’orchestre jouant la Brabançonne. Le Président de la Société, M. Edm. Ch*. De Wael, adressa à S. M. le discours suivant :

“ Sire,

“ Le 25 e anniversaire de votre règne si beau, si sage et si illustre par les immenses bienfaits qu’il a produits, est, pour toutes les populations belges, une époque de bonheur et d’allégresse, qui restera à jamais imprimée dans leurs cœurs et dont elles transmettront avec orgueil, le souvenir à leur postérité la plus reculée.

“ La capitale, les provinces, toutes les communes du royaume ont voulu, à cette occasion mémorable, donner il Votre Majesté et il sa Dynastie, par de grandes et solennelles démonstrations, des marques non équivoques de sympathie et d'attachement

“ Dans cette enthousiasme général, il était impossible que la Société Royale d’Harmonic d’Anvers ne cherchât pas il mériter et il obtenir l’honneur insigne de posséder aussi V. M. afin de pouvoir, il sou tour, lui rendre ses hommages et lui exprimer son dévouement profond et absolu.

“ Vous daiguez, Sire, combler la mesure de nos espérances les plus chères eu vous rendant parmi nops. Que V. M. veuille bien eu accepter toute notre reconnaissance.

“ Nous remercions Leurs Altesses Royales et Impériales le Duc et la Duchesse de Ürabant, le Comte de Flandre et la princesse Charlotte, de l’honneur qu’elles nous ont fait d’accepter aussi notre invitation, et d’augmenter ainsi, par leur auguste présence, l’éclat de cette fête, offerte à Sa Majesté le Roi. Vive le Roi I Vive la Famille Royale. „

Le Roi répondit par quelques mots gracieux et se dirigea vers le trône qui lui avait été préparé. S. A. R. Madame la Duchesse de Brabant était conduite par le Roi. Monseigneur le Duc de Brabant donnait le bras à la princesse Charlotte, Monseigneur le Comte de Flandre marchait à- leur côté.

La Direction s’était assuré le concours de plus de deux cents chanteurs, qui, joints à l’orchestre, devaient exécuter une cantate faite expressément pour la circonstance, et dont les paroles étaient dues à un jeune poète anversois, M. Guillaume de Marteau. l>a musique était de M. Alphonse Lemaire, Chef d’orchestre de la Société. M. F. Tillez, chanteur-amateur de la ville, avait bien voulu réciter les solos. Nous nous faisons un devoir de donner ici l’œuvre littéraire de notre concitoyen .

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