‹ Notice sur la Société royale d'harmonie d'AnversChapitre 35 sur 49 · STROPHES · texte numérisé non relu

STROPHES

Oui, je voudrais, dans un élan sublime,

Vous presser tous sur mon cœur palpitant:

Enfauts des Dieux, qu’un même zèle anime, Courez nu but, la palme vous attend.

Puisse des Arts l’influence féconde

Monter, grandir, s'étendre chaque jour,

Et réunir tous les peuples du monde Dans un accord d’allégresse et d’amour.

Si le trépas. Frères venus de France,

A, parmi vous, fait des vides nombreux ; Serrez vos rangs, espoir et confiance !

Suivez les pas de vos morts glorieux.

Armant vos cœurs d’un stoïque courage Bravez les coups de l’aveugle Destin;

Ne laissez pas dépérir l’héritage De Lcsucur, de Greuzc et de Poussin.

Frères du Nord, Russes, Germains, Bataves, Fils d'Albion, vous qu’entourent les mers, Unissez-vous, pour les Arts plus d’entraves;

Par vos travaux étonnez l’univers!

Et vous, enfants de la rive bénie

Où tout rayonne, et la terre et le ciel, Puissent vos maux finir, et l’Italie Produire encor de nouveaux Raphaël.

Et toi, sois fier, ô mon pays que j’aime!

Qui donc encor t’ose appeler : petit?

N’es-tu pas grand par cet éclat suprême Qui de tes fils jusqu'à toi rejaillit?

Ce jour t'acquiert une gloire nouvelle Pays des Arts et de la Liberté,

Tu vas fonder la paix universelle,

Sur le talent et la fraternité.

RECITATIF.

Pour atteindre un tel but, si digne de nos vœux. Pour dompter les périls et briser les obstacles,

Vers celle qui peut seule opérer des miracles. Frères, levons nos cœurs, frères, levons les yeux.

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