‹ Notice sur la vie et la mort de Messire G. Nadeau curé de Ste Luce [microforme]Chapitre 7 sur 10 · TR PRE RER SO PRE C8 E A · texte numérisé non relu

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qu’au salut de ron âme, Il avouait qu'il ciaignait, non la mort, mais les impéuétra.

bles jugements de Dieu.

Soixante années d une vie d'innocerce, detravail, de pénitence ne le rassuraient peu ; il ne se rassuruit qu'en pensaut aux mérites du Sauveur et à ia Couspassion du la très-sainte Vierge ; 11 répétait souvent avec amour : ‘ Nous avons un bon diaître et une bonne Maîtresse ! ?”

Il priait Marie avec une ardente confiance, lui disant : “ Vicrge sainte, mon trez que vous êtes la mère de ce pauvre misérable ! ne dédaignez point de reconnaître pour fils, en cette détresse, celui qui vous honore et vous cliérit comme sa inère ! ?”

Le premier jour de l'année 1869, M.

Nadeau, atteint aux sources de la vice par

Ja maladie à laquelle il devait succomber, put cependant se lever, s'habiller, se rendre à l'église et enfin monter dans sa chaire jâle, tremblant sous l'effort de sa souffrance,

Un profond silence régnait dans l'église

et laissait parvenir aux oreilles de tous

cette voix qui allait bicntôt s'éteindre.

Il descendit ensuite de sa chuire : il ne devait plus y remonter.

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Toutefois on était bien loin de prévoir une catastrophe prochaine, quand après quelques semaine de douleurs de tête et d'entrailles, son état prit brusquement un caractère alarmant,.

La tête Surtout paraissait souffrir, ce dont on s’assurait par l’analyse des symptômes que présentait le malade.

Quand à lui, jamais il ne se plaignait ; il parlait de sa maladie avec une sorte de ménagemeut,.

Il souffrait exactement comme un homme fatigué se délasse ; il s'inquiétait, mais des soins qu'il était obligé de recevoir.

Ses pensées étaient à ses pénitents, à ses malades et à ses pauvres.

La maladie de M. Nadeau avait mis tout Ste. Luce en émoi.

On en suivait la marche avec anxiété, et suivant ses phases on passait de la crainte à l'espérance,

Le 8 février Mgr. de Rimouski vint luimeme lui donner, avec l'onction des infirmês le viatique sacré qu’il reçut avec les sentiments de la plus tendre piété, recommandant d'observer soigneusement tout

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