Notice sur la vie et les travaux de Charles Morren
Momen (Charles-Franç. -Antoine), né à Gand le 3 mars 4 807, mourut à Liège le 17 décembre 4858. A ne considérer que ces dates, sa vie fut courte ; plus courte encore, si l’on songe qu’il faut en décompter trois années d’agonie ; par contre, on serait tenté d’admettre qu’elle dépassa de beaucoup les limites ordinaires, si l’on ne connaissait de Morren que ses travaux. Quelle riche et vigoureuse organisation, quelle variété de talents, quelle activité dévorante, quelle fécondité continue! Mais ce n’est jamais impunément qu’on s’interdit le repos. Dans la légende grecque, Antée est vaincu du moment où Hercule l’a mis en demeure de conti-
{*) « Ene note renfermée dans son porte-
nuer la lutte sans pouvoir réparer ses forces. Par une étrange illusion, Morren se condamna lui-même à rouler incessamment le rocher de Sisyphe :
il entrevoyait une existence paisiblement studieuse, et à force d’impatience, il fit tout ce qu’il est possible de faire pour tomber épuisé avant d’atteindre la terre promise. Quand il s’en aperçut, il était trop tard ; la nature allait réclamer ses droits. On ne pense pas sans frémir à l’affreuse douleur qui dut l’étreindre, lorsque dans la fleur de l’âge, dans toute la plénitude de sa vigueur physique, il pressentit qu’un voile allait s’étendre sur sa belle intelligence ( Q. Il est mort sans avoir pu couronner
feuille pour 1854, prophétisait avec une poi"
son édifice; cependant il n’a point brillé seulement d’un éclat passager. Ses premiers travaux, à eux seuls, lui assignent une place distinguée dans l’histoire des sciences naturelles ; son talent de vulgarisateur, son zèle et son esprit d’initiative ont exercé en Belgique et même à l’extérieur une influence qui se fera sentir longtemps encore.
Orphelin dès sa plus tendre enfance, Charles Morren fut élevé à Bruxelles chez un de ses oncles (*). Son premier maître fut Van Brabant, ecclésiastique instruit, ancien professeur de l’Université de Louvain. À l’école primaire, il se lia d’amitié avec M. J. Decaisne, qui devint plus tard un savant de premier ordre (*), P. Decaisne, qui se distingua comme médecin, etPaneel,l’ex cellent peintre de fleurs. La chasse aux papillons décida de leur carrière à eux quatre : « Les enfants jouent et Dieu règle leur sort sur leurs jeux ! a écrivait Morren vers 1840. En dessinant et en peignant les formes gracieuses et le
gnante vérité , le malheur qui arriva l’année suivante , et décrivait, avec la plus terrible exactitude , la cause et les détails de la maladie dont il fut frappé. » — V. Ed. Morren, Notice sur Ch. Morren , 2e édit., Gand, 1860, in-8° , p. 31. Nous avons largement puisé dans cet excellent travail, publié pour la première fois dans X Annuaire de l’Acad. royale de Belgique , année 1860, et séparément, in-1 *2°, avec un beau portrait. — Voir aussi les discours réunis sous le titre de Documents pour servir à la biographie de Ch. Morren. Gand, Annoot, 1859, in-8° ; le Bulletin de la Société botanique de France, t. VII, p. 60; la Bolanische Zeitung , 1861, n° 4, etc. — Le Nécrologe liégeois pour 1858 ne consacre à Ch. Morren qu’une courte notice. — L’art. Morren, dans la Bibliographie académique , est fort incomplet; pour la liste complète des ouvrages de l’éminent botaniste, c’est à la seconde édition du travail de M. Ed. Morren qu’il faut s’adresser .
( 1 ) La famille Morren est originaire d’Irlande. La branche qui s’établit sur le continent émigra pendant les troubles du règne de Henri VIII. Elle compte plusieurs écrivains qui se sont fait un nom dans les sciences, entr’autres M. Aug. Morren , actuellement doyen de la Faculté de Marseille, et François Morren, auteur de plusieurs ouvrages de médecine et spécialement de thérapeutique.
coloris si éclatant des papillons et des fleurs, Morren développait à son insu ses facultés d’observation et se préparait à devenir naturaliste. A l’Athénée royal de Bruxelles, ses aptitudes scientifiques parurent si heureuses, que M. Quetelet (3 ) n’hésita pas à lui prédire un brillant avenir (4). Dekin, à qui il dédia en 1850, sous le nom de Dekinia , un genre d’animalcules microscopiques qu’il venait de découvrir, fut son premier professeur d’histoire naturelle ; Laisné lui enseigna la chimie (1821); Vanderlinden, la zoologie (1 824); Kickx, à l’Ecole de médecine, le compta parmi ses auditeurs au cours de botanique. Le 15 août 1824, il remporta dans cette dernière classe le prix de botanique, consistant en une médaille d’argent offerte par le professeur. Ce prix, décerné à la suite d’un concours où Morren eut à lutter contre 25 émules la plupart plus âgés que lui, préluda aux nombreuses distinctions que lui réservait l’avenir. Lejeune lauréat quitta
(2) Professeur au Muséum de Paris.
(5) Alors attaché à cet établissement comme professeur de mathématiques , de physique et d’astronomie.
(4 ) Van Hulthem s’intéressa également à lui. « J’avais à peine seize ans, écrit Morren dans la notice qu’il a publiée sur cet académicien , et j’étais amoureux de botanique : j’avais lu dans la vie de Linné qu’un de ses écrits favoris était les înstitutmies rei herbarice de Tournefort , ouvrage que je n’avais jamais vu. Je le trouvai un jour en vente publique à Bruxelles; mais, prévoyant qu’il aurait été vendu au-delà de la ressource de mes petites épargnes, je copiai avant les enchères quelques caractères de genres. Van Hulthem, que je ne connaissais pas, remarqua ce manège : « Vous étudiez la botanique, mon petit ami, me dit-il en souriant; et connaissez-vous Tournefort ? » Je lui répondis que je connaissais, non Tournefort, mais l’estime qu’avait Linné pour cet ouvrage ; il fut si enchanté de ma réponse qu’il acheta l’ouvrage 35 francs et me força de l’accepter, bien que j’eusse formellement refusé de lui dire mon nom. Deux ans après, je lui fus présenté par M. Quetelet. « Il ajoute quelques lignes plus bas : « Pour ma part, je n’oublierai jamais comment Van Hulthem me recommanda à Guillaume Ier, à l’époque où je faisais mes études à l’Université, où il était curateur. » (Ed. Morren, p. 11 et 12.)
l'Athénée en 1825 avec un certificat obtenu summâ cum lande, et se rendit à l’Université de Gand pour y étudier la philosophie, les sciences et la médecine. En sciences , il eut pour maîtres Garnier, Hauff et Van Breda ; celui-ci le prit bientôt en affection, l’associa même à ses travaux, lui apprit à se guider dans des voies encore inexplorées et surtout lui fit envisager l’étude de la nature d’un point de vue élevé et philosophique. Quand Morren subit, le 1er août 1826, l’examen de candidat en sciences mathématiques et en philosophie naturelle, il n’était plus un simple élève, il était à la veille de prendre rang dans la science. Son Mémoire sur l'histoire naturelle et l'anatomie du Lombric obtint, le 2 octobre suivant, la palme du concours ouvert par la Faculté des sciences (*). Ce travail remarquable, dont l’impression ne put être achevée qu’en 1829 (un vol. in-4°, accompagné de 52 planches gravées d’après les dessins de l’auteur), jeta les fondements de la réputation de Morren. Il mérita d’être cité par Cuvier, par Miquel, par Carus, par Burdach ; il est resté dans la science. M.Lacordaire, juge compétent, n’hésite pas à déclarer que, selon toutes les apparences, aucun ouvrage de Morren ne vivra plus longtemps que celui-ci. Le mémoire est divisé en quatre parties, successivement consacrées à l’histoire naturelle générale du Lombric, à la description et à l’anatomie des parties externes, puis des organes internes, des muscles, des nerfs, des organes de la nutrition, de la respiration, de la circulation, de la génération, des sécrétions et des excrétions; enfin, l’ouvrage se termine par l’examen de quelques particularités remarquables que présente cet annélide (2), lequel est encore aujourd’hui , sur certains points, l’un des problèmes de l’anatomie comparée (3). C’est ainsi que Morren débutait dans la carrière, à 22 ans, par un trait qu’on pourrait presque qualifier d’audacieux. Ce premier succès l’enflamma : en 1827, l’Université de
( 1 ) Sept concurrents étaient entrés en lice.
(2) L’ouvrage est complètement épuisé :
les exemplaires d’occasion atteignent en li-
Gand le couronna de nouveau pour son anatomie de l 'Orchis latifolia , l’un des premiers ouvrages de phytotomie qui aient paru en Belgique ; en 1828, sa Description des polypiers fossiles du royaume des Pays-Bas obtint la médaille d’or décernée par l’Université de Groningue ; en 1829, sa thèse inaugurale Sur la génération spontanée et semelle lui valut le diplôme de docteur avec le premier grade. Il est à remarquer, dit opportunément le biographe que nous suivons, que Ch. Morren remporta ces quatre victoires scientifiques, chacune dans une branche différente, la zoologie, la botanique, la géologie et l’histoire naturelle générale, ce qui suppose nécessairement les études les plus vastes. « A cette époque, d’ailleurs, on n’avait pas encore méconnu que les sciences naturelles s’appuient les unes sur les autres ; on ne se spécialisait pas encore en s’asseyant sur les bancs de l’école, et bien loin d’encourager, comme on ne l’a que trop fait depuis, la tendance du jeune homme à négliger, ou à peu près, tout ce qui ne lui semble pas d’une utilité personnelle et immédiate, on s’étudiait au contraire à réunir les éléments variés des diverses sciences naturelles en un seul et même faisceau. On devenait naturaliste alors, qualification que l’on n’entend plus guère prononcer aujourd’hui, et à laquelle on ne sait plus exactement quel sens attacher. »
Les encouragements n’avaient pas manqué à Morren pendant cette période.
A la suite de son examen de docteur, le gouvernement le mit en mesure de visiter Paris, Gœttingue et Berlin. 11 partitsans retard; à peine arrivé à Paris, il fut présenté à la Société géologique de France. Il alla écouter les grands maîtres, Cuvier, Brongniart, de Jussieu, Richard, Villemain et Cousin : il eut le bonheur d’être distingué et encouragé par le premier ; il entra aussi en relations avec Redouté, le célèbre peintre de fleurs ardennais. Cependant les événements de septembre le rappelèrent
brairie un prix très-élevé. Ed. Morren ,
(*) Discours de M. Lacordaire'.
en Belgique, où il trouva les Universités désorganisées, par suite du renvoi des professeurs hollandais. Yan Breda ayant offert sa démission, Ch. Morren fut chargé, par le Collège des curateurs de rUniversité de Gand, d’occuper la chaire vacante (géologie, zoologie et anatomie comparée) ; mais l’arrêté du 16 décembre, en supprimant brusquement la Faculté des sciences, rendit cette délégation inutile: on lui donna en compensation, le 5 janvier 1851, le titre de professeur de physique à l’Ecole industrielle de Gand. Sur ces entrefaites, il s’était entendu avec ses amis F.
Mareska et E. Jacquemyns pour constituer, dès le lendemain du 16 décembre,une Faculté libre des sciences^).
L’École industrielle fut momentanément annexée à l’Université vers la fin de mai 1855; lorsqu’elle reçut, le 7 décembre, une nouvelle organisation, Morren resta professeur de physique à la Faculté (arrêté du 1 7 du même mois). La science qu’il enseignait, les heures que lui prenait l’accomplissement de diverses missions spéciales (a) n’absorbèrent pas toute son activité : dès cette époque, il prit l’habitude de ne se reposer d’un travail que par un autre. Entre 1850 et 1855, il fournit à différents recueils scientifiques des mémoires et des notes sur la paléontologie, la botanique descriptive, l’horticulture, etc., et publia plusieurs biographies , entres autres celles de G. Cuvier et de Kickx. En 1854, il aborda les études médicales; le 10 juillet 1855, le Sénat académique de Gand le dispensa des derniers examens et le proclama docteur honoris causa. 11 ne pratiqua jamais la médecine : à partir de 1854, on le voit diriger plus spécialement ses études vers la botanique. Une dissertation sur le tissu cellulaire des plantes, qu’il avait mise au jour quelques années auparavant, dans un recueil hollandais, fut remarquée par Auguste-Pyrame de Candolle, qui la cita dans son cours et dans sa Phy-
(i) Cette Faculté fut reconnue dès le 29 par le Collège des curateurs , qui mit à sa disposition les locaux et les collections de l’Université. V. la Disc, de la loi sur l'inst. supérieure , p. 11 (V. l’art. Lemaire).
siologie végétale (t. I, p. 481). Ce que Morren avait dit de la reproduction des cellules pour expliquer la nutrition des cryptogames fut appliqué par l’illustre botaniste à tout le règne végétal et transformé en une règle générale. La double citation de de Candolle attira sur le jeune savant l’attention de M.
Th. Papejans de Monchoven, homme très-compétent ; M. Papejans signala Morren à M. le vicomte Vilain XIÏII, que M de Theux, ministre de l’intérieur, venait de charger, à l’occasion de la réorganisation de l’enseignement supérieur, de chercher pour Liège un professeur de botanique. Morren ne tenait pas à rester à Gand, dont le climat ne convenait pas à sa santé. Le 5 décembre 1855, le Moniteur publia l’arrêté qui le nommait professeur extraordinaire à l’Université de Liège. Une leçon de de Candolle avait ainsi décidé de sa carrière. Deux ans plus tard, le 5 août 1857, il fut promu àî’ordinariat.
A la demande du gouvernement , il remplit pendant quelques mois, jusqu’à l’arrivée de M. Lacordaire (v. ce nom), la chaire de zoologie en même temps que celle de botanique. Il se consacra ensuite exclusivement à cette dernière science et aux études qui s’y rattachent; horticulture, agronomie , économie rurale. Nous laissons au successeur de Ch. Morren le soin de l’apprécier comme professeur. « 11 suivait dans son enseignement une méthode qui, si elle ne lui est pas personnelle, est au moins rarement pratiquée, méthode élevée et philosophique, toute remplie de souvenirs et de discussions : peu ou point de définitions ; il ne s’arrêtait guère aux lenteurs de l’enseignement élémentaire et didaetique. il attachait plus d’importance aux principes qu’aux faits; à propos de chaque question , il remontait à son origine et déroulait les phases par lesquelles elle avait passé, en s’arrêtant avec une prédilection marquée à faire ressortir l’importance des découvertes
[*) Il fut chargé, en 1831, 32 et 33 de la vérification des poids et mesures dans la Flandre Orientale ; en 4831 , il fut nommé inspecteur des machines à vapeur dans la même province.
qu’il pouvait attribuer à des savants belges. Il exposait les opinions les plus contradictoires qui partagent les naturalistes sur certains points , et souvent ne concluait pas , préférant laisser du doute, là où il y en avait réellement dans la science, plutôt que de voiler à ses auditeurs les hésitations de l’esprit humain. Quand on voit les choses d’en haut, on découvre entre elles des rapprochements , des points de contact , inaperçus et invisibles d’ailleurs. Il tâchait donc d’élever les esprits à ces hauteurs et d’exciter en eux ce besoin d'investigation qui pousse aux progrès scientifiques. Tout en enseignant la doctrine, il apprenait à connaître et à vénérer ceux auquels nous en sommes redevables, hommage dont on ne se soucie guère dans beaucoup de cours.
Ici l’élève était tenu au courant des discussions qui se débattaient dans le domaine de la science. En un mot, on reconnaissait le disciple de Cuvier et de Brongniart , qui s’était abreuvé aux sources vives de la science , au génie des Linné, des de Jussieu, des de Candolle et des Goethe, et qui connaissait les œuvres des pères de la botanique.
— Son récit était semé d’anecdotes piquantes appropriées au sujet, et qui, se gravant beaucoup plus facilement dans l’esprit de ses jeunes auditeurs, que les problèmes des hautes sphères scientifiques, servaient à faire retenir ceux-ci. Joignez à cela une élocution facile, élégante, des manières empreintes de chaleur, et la plus grande cordialité, et vous comprendrez le respect et l’affection qui entouraient le professeur de botanique de l’Université de Liège. »
Ces éloges sont mérités : nous avons entendu plus d’une fois d’anciens élèves de Ch. Morren nous tenir le même lan-
( 1 ) Voici la liste des Sociétés auxquelles Morren fut affilié : Société des sciences d’Utrecht (1829] ; Soc. géologique de France (1830) ; Soc. des sc. médic. et naturelles de Bruxelles (1830) ; Soc. d’hist. nat. de Strasbourg (1831 ) ; Soc. des sc. phys. et chimiques de Paris (1833; ; Soc. de médecine de Gand (1835); Ac. Ces. Leop.-Car. naturœ curios. sub cognomine l'Héritier (1836) ; Soc. des sc. nat. de Liège (1836); Soc. linnéenne de Normandie (1836] ; Mecklemburgische
gage que son fils, dont on pourrait croire d’abord le jugement prévenu.
Non seulement à l’Université, mais pendant les herborisations, Morren était l’ami de ses disciples : il s’intéressait à chacun d’eux en particulier , il discernait leurs aptitudes , il les initiait à l’art d’observer les faits et de travailler par eux-mêmes. 11 comprenait la poésie de la nature, et, littéralement, il semait de fleurs les sentiers de la science ; il rendait aimable cette sèvère maîtresse.
Ses publications se succédaient, d’autre part, avec une rapidité qui étonnait tout le monde : physiologie végétale, anatomie, morphologie, botanique descriptive, littérature scientitique, botanique appliquée, il abordait les sujets les plus divers comme en se jouant, et il était toujours à la hauteur de sa tâche. Ses Mémoires sur l’anatomie végétale, ses recherches sur les mouvements des plantes, sur l’organisation et le développement des algues, méritent une mention particulière. L’Académie royale de Belgique reçut communication de ses travaux à partir de 1855; sa nomination de correspondant date du 17 janvier de cette année ; le 7 mai 1858, il devint membre titulaire.
Dès qu’il fut de l’Académie, ce corps savant ne tint pour ainsi dire pas une séance sans que Morren y fit quelque lecture. Son dévouement égalait sa fécondité : il rédigeait des rapports, s’occupait activement des concours et, à l’occasion, se faisait avec une ardeur jalouse le champion des prérogatives de l’institution. Sa réputation s’étendit promptement au dehors; s’il faut juger du mérite d’un savant par le nombre de ses diplômes, Morren fut sans rival (*). Au bout de peu d’années, sa poitrine se trouva en outre constellée de
nalurforschende Gesellschaft (1837) ; Acad, royale de sc. nat.de Madrid (1837) ; Soc. industrielle d’Angers (1838 ; Soc. 1. et B. des Georgofili de Florence (1838); Acad, des sc., arts et belles-lettres de Dijon (1838 ; Acad, des Lincei de Rome (1838); Soc. botanique d’Edimbourg (1838) ; Soc. royale de botanique de Dublin (1839); Soc. des naturalistes , à Halle (1839) ; Id., à Leipzig (1839) ; Soc. des sciences el de médecine de Heidelberg (1840) ; Soc. royale de botanique
décorations ( 1 . Il tenait beaucoup , trop peut-être, ù cette grande notoriété et à ces signes extérieurs de distinction ; ses brillantes facultés natives lui auraient permis d’exécuter un plus grand nombre de travaux durables s’il avait été moins pressé de s’entendre applaudir. Les services rendus par Morren à la science, tels qu’ils sont, ne lui en donnent pas moins des droits à la reconnaissance des naturalistes de toute l’Europe et plus particulièrement à celle de ses compatriotes. L’Université, de son côté, lui doit un nouveau musée : elle lui doit aussi le déplacement et l’agrandissement de son jardin botanique. Le cabinet qu’il commença de former pour ainsi dire dès son arrivée à Liège serait aujourd’hui l’un des plus intéressants et des plus instructifs de l’Université, si le fondateur eût reçu quelque encouragement. Mais sans aide, sans subsides, sans sympathies, pour son œuvre, que pouvait-il faire ?
En vain le cabinet botanique de Liège
de Breslau (4840); Soc. des sc. nat. de Marbourg (1840); Acad, royale des sciences et belles-lettres de Rouen (1841) ; Acad, royale des sciences de Naples (4841); Soc. des sciences de Turin (4844 > ; Acad, des sciences, lettres et beaux-arts de Padoue (4842); Acad, des sciences de Valence (4842, ; Acad, d’archéologie de Belgique (4842;; Société des sciences de Rotterdam (4843) ; Cercle artistique et littéraire de Bruxelles (4848) ; Soc. des sc. médicales et naturelles de Malines 1 1 850) ; Soc. des sciences de Groningue (4854); Cercle artistique et littéraire d’Anvers (4852); Soc. des sc. nal.de Cherbourg (1852,; Soc. impériale d’Agriculture des sciences et des arts, de Douai (4852). — Il reçut également le diplôme de membre honoraire ou correspondant de nombreuses sociétés d’horticulture, d’agriculture , etc., savoir: Soc. royale de botanique et d'agriculture de Gand (4832); Soc. d’hortic. d’Anvers (4834) ; Soc. royale d'hortic. de Paris (4838); Id. d’agriculture de Turin (1839); Soc. d’hortic. de Suède (4839); Association pour l’avancement de l’horticulture en Prusse (1839); Soc. Silésienne d’hortic. de Breslau (4839;; Soc. provinciale d agric. , d’horticulture et de botanique de Bruges (4842) ; Soc. d’hortic. de Malines (4844) ; Id. de l’Auvergne (4844) ; ld. de la Drenthe (4845) ; Soc. de Flore, de Bruxelles (4846) ; Soc. royale de zoologie d’Anvers (4847); Soc. Gérés et Flore, de la
acquit une renommée lointaine ; en vain les savants les plus illustres y vinrent admirer les dissections des plantes, les préparations anatomiques, les injections de tissus végétaux et une riche galerie de tératologie végétale : le courage de Morren finit par se briser contre la force d’inertie; la collection cessa non seulement de s’accroître, mais d’être entretenue : ce n’est que depuis peu d’années que des mesures ont été prises pour la sauver d’une ruine complète et qu’elle s’est enrichie de quelques nouvelles acquisitions.
Morren fut plus heureux quant au Jardin botanique. L’ancien jardin, placé autour des bâtiments de l’Université depuis 1818, était devenu notoirement insuffisant. Le professeur sut décider l’autorité communale «à faire l’acquisition d’un terrain d’environ six hectares au Bas-Laveu (2), pour y installer un établissement complet, en rapport avec les exigences de la science. Dès qu’il fut informé de la décision du Conseil,
même ville (4850); Soc. centrale d’hortic. du dép1. de la Seine inférieure (4854); Société hollandaise d’agriculture (4852); Soc. d’hortic. du dép1. de la Moselle (4853) ; Id. de la Sarthe (4853) ; Id. d’Eure-et Loir (4853, ; Soc. d’agric. , d’horticulture et de botanique d’Alost (4853) ; Cercle agricole et horticole du Grand-Duché de Luxembourg (4854) ; Académie royale d’horticulture de Suède (4855); Soc. impériale d’horticulture de St- Pétersbourg (4858).
(U 11 fut créé chevalier de l’Etoile polaire de Suède le 25 juin 4846; de l’Ordre de Léopold, le 8 septembre suivant; de la Couronne de Chêne de (Hollande) , le 2 mai 4849; de l’Ordre royal de Danebrog, le 4 avril 4850; de la Couronne de Wurtemberg, le 46 janvier 4852; enfin, de l’Ordre royal et militaire du Christ, de Portugal, le 5 août 4854. — Le 47/29 juillet 4851, l’Empereur de Russie lui fit remettre la grande médaille d’or instituée pour les savants étrangers ; il reçut des marques particulières de distinction de la reine des Belges , du roi de Naples et du grand-duc de Toscane; plusieurs souverains lui firent l’honneur de lui écrire personnellement.
(*) Le quartier au centre duquel se trouve le Jardin botanique actuel était à peine tracé il y a trente ans ; les terrains y ont depuis décuplé de valeur.
Morren se mit à l’œuvre : le 5 novembre 4838, il put soumettre à l’Académie royale de Bruxelles les plans du nouveau jardin , qui devait contenir une école de botanique divisée par familles, des écoles de plantes médicinales et vénéneuses, de botanique industrielle, de la flore belge, de culture maraîchère et d’agriculture, d’horticulture; un arboretum , un pinicetum et un fructicetum ; des aquaria , des parterres d’acclimatation et d’expériences ; enfin, des vastes serres. Il ne lui fut pas donné de voir son œuvre achevée; aujourd’hui même, il reste beaucoup à faire pour répondre à l’idéal conçu par Morren (4).
De 4838 à 4844, Morren employa ses rares loisirs à voyager et surtout à visiter les savants étrangers. 11 parcourut l’Allemagne, la Hollande, la Suède, l’Italie, la Suisse et la France. Partout il reçut l’accueil le plus flatteur. Il vit à Paris Brongniart, de Jussieu, Gaudichaud, Mirbel et Delessert; il fut reçu à Lyon par M. Seringe ; à Genève, il fut admis, le 7 septembre 4844 , à consoler M. Alphonse de Candolle, le digne fils de Pyrame.en deuil de son père depuis deux jours. Il se rendait alors en Italie, au Congrès scientifique de Florence, où il fut traité avec la plus haute distinction. « Le grand-duc de Toscane fit faire les portraits des principaux savants qui se trouvaient alors réunis dans sa capitale, et il choisit, parmi les botanistes, Robert Brown, Link, Tenore et Morren, ce dernier appelé, en cette circonstance, à représenter la Belgique à côté des représentants illustres de l’Angleterre, de l’Allemagne et de l’Italie (2). a Les splendeurs de l’art en Italie, au retour la majesté des Alpes, impressionnèrent vivement Morren , qui était doué d’une àme poétique. De retour de Naples et de Rome, il se retira à la campagne et
(*) Le professeur de botanique de Liège fut mis par le gouvernement en mesure de s’entourer des meilleurs renseignements. Il visita, en 1838, les principaux jardins botaniques de l’Angleterre, de l’Ecosse et de l’Irlande, et porta surtout son attention sur les serres de ces pays, éminemment horticoles. C’est pendant ce voyage qu’il assista au Congrès scientifique de Newcastle, où il
là, sous l’ombrage d’un vieux châtaignier, il essaya de traduire ses souvenirs dans la langue des Dieux (3): telle est l’origine du volume de poésies qu’il intitula Fleurs éphémères , et qui parut en 4848. Ges délassements ne l’empêchaient pas d’étendre le cadre de son enseignement et de ses études; il fut le premier titulaire du cours d’économie rurale et d’agriculture, fondé par le gouvernement à l’Université de Liège, le 25 mars 4842. Il admit le public à ses leçons, et bientôt la réputation de l’agronome égala celle du botaniste.
Les grands propriétaires de la province vinrent l’entendre et n’eurent qu’à se louer de ses conseils. L’enseignement de Morren, nous l’avons dit, était singulièrement attrayant : il possédait par excellence le talent du vulgarisateur. Ses nouveaux succès lui attirèrent diverses fonctions: le 6 avril 4843, il fut nommé membre de la Commission de statistique de la province de Liège; depuis le 4er février 1840, il faisait partie de la Commission provinciale d’agriculture ; non seulement son mandat lui fut continué le 43 février 4847, mais il ne tarda pas à l’échanger contre celui de membre du Conseil supérieur d’agriculture, siégeant à Bruxelles. Sa plume féconde venait en aide à sa parole. Insensiblement ses publications prirent un caractère périodique. — Il fonde plusieurs revues spéciales et les soutient concurremment, sans interruption : de 1845 à 4849, il publie les Annales de la Société royale de botanique et d'agriculture de Gand ; la Belgique horticole (4850) succède dans sa vie d’écrivain à Y Horticulteur belge (1833-4858); le Journal d'agriculture pratique du royaume de Belgique remplace le Cultivateur , qui avait paru en 4837. «Ses notices scientifiques sont assez nombreuses pour former à peu près chaque année un volume ; il fait en
entra en relation avec Lindley et Robert Brown. Plusieurs mémoires de botanique, publiés par Ch. Morren en Angleterre, datent de la même époque.
(2) Ed. Morren, p. 26.
(5) Il avait rimé dès l’âge de 17 ans. On a retrouvé dans ses papiers un recueil de poésies intimes intitulé : Mes loisirs. Plusieurs pièces sont datées de 1824 et de 1825.
outre insérer régulièrement dans la presse quotidienne des écrits de littérature, de botanique et d’horticulture qui ont été en partie réunis sous le nom de Palmes et couronnes de F horticulture belge. On a peine à comprendre comment des conceptions si variées peuvent se succéder si rapidement. A partir du o mars 1842, il est occupé pendant plusieurs mois, chaque année, par les jurys d’examen universitaires ; on le voit en môme temps dans tous les concours, dans toutes les expositions ; il dirige attentivement les travaux d’un jardin botanique nouvellement créé, et il entretient une correspondance extrêmement étendue avec les agronomes, les horticulteurs et les botanistes de l’Europe. Son enseignement, il le moditie chaque année pour le maintenir au niveau le plus élevé des sciences. Invité en 1852 et en 1855 par le Cercle artistique et littéraire à donner des conférences publiques à Anvers, il emporte comme orateur le même succès qu’il avait obtenu dans sa chaire professorale...» (').
Une semblable manière de vivre ne saurait manquer d’user avant le temps les ressorts de l’organisation la plus solide. Morren fut frappé dans la force de l’âge, pour avoir tenu son système nerveuxpendantla plus grande partie de sa carrière, dans un état de surexcitation continuelle. Nous l’avons dit plus haut: alors que ses amis ne prévoyaient pas une catastrophe soudaine , il voyait l’heure fatale s’approcher, le mirage s’évanouir (2). Ses facultés intellec-
( 1 ) Ed. Morren, p. 30. — V. le Précurseur d’Anvers du “22 décembre 1852.
( 2 ) Il dut éprouver , dit son fds, la plus immense de toutes les douleurs , une de ses souffrances tellement poignantes , qu’une grande âme chrétienne trouve seule la force de la supporter, celle de sentir mourir cette partie de son être par laquelle il avait le plus vécu, qui faisait sa gloire, mais aussi, qui tout en mourant ne reste pas moins impérissable. Que de fois ne l’avons-nous pas vu, la tête entre les deux mains, gémir et soupirer, silencieux avertissement que nous avions peur de comprendre...» (Ed. Morren, p. 31).
(s) Id., ibid.
(* ) Ch. Morren avait épousé à Kruxelles,
luelles étaient restées intactes; ia mémoire seule commença peu à peu à le trahir. « Pendant l’année 1855 et surtout en 1854, sa santé s’altéra de plus en plus; son humeur enjouée, ses allures si cordiales et si ouvertes semblèrent l’abandonner, tandis que des préoccupations vagues et indéterminées s’emparaient de son cœur ; — et puis tout à coup, le 18 février 1855, le génie de la mort s’appesantit sur lui ; la veille encore il occupait sa chaire à l’Université, et personne n’aurait soupçonné, la leçon terminée, que Charles Morren en descendait pour la dernière fois. — Il fallut à la mort plusieurs années pour briser cette riche organisation (*). » M. Ed. Morren, à peine arrivé à la fin de ses études, se trouva mis en demeure, pendant lamaladiede son père, de remplir toutes les obligations de chef de famille (A). Il supporta le lourd fardeau avec courage, continua sans que rien y parût la publication des revues périodiques fondées par le pauvre malade, monta d’abord par intérim dans la chaire paternelle, puis, après avoir subi à Garni les épreuves du doctorat spécial, devint titulaire du cours de botanique et comprit dignement les obligations scientifiques que lui imposait son nom (8).
Charles Morren obtint l’éméritat le 11 octobre 1858, deux mois avant de succomber.
C’est encore à la notice qu’une main pieuse a consacrée à la mémoire de l é minent botaniste que nous emprunterons quelques détails sur ses travaux scientifiques. Ch. Morren se fit naturaliste
le 4 juin 1833, Mlle Marie-Henriette-Caroline Verrassel ; il en eut cinq enfants : M. Ed. Morren est l’aîné d’un frère et de trois sœurs. Mme Morren ne survécut que peu d’années à, son époux, dont elle ne fut pas seulement, la compagne aimante et dévouée, mais le collaborateur assidu : elle contribuait à ses publications par des traductions et par des peintures de fleurs. On lui doit quelques œuvres littéraires, entre autres Emma Nesbit ou de l’influence des premières impressions et un Manuel de l'art héraldique , trad. de l’anglais.
( 8 ) V. le discours de rentrée prononcé par M. le recteur Lacordaire en 1859.
sans parti pris, dans le sens le plus large, ne songeant point d’abord à spécialiser ses travaux : les circonstances seules ramenèrent à se préoccuper plus particulièrement du règne végétal. Nous l’avons vu explorer avec succès les domaines de la paléontologie, de la zoologie et de l’anatomie comparée: il n’abandonnajamais complètement ces études ; mais une fois son choix arrêté, la science des plantes avec toutes ses ramifications et sesapplications réclama presquetout son temps. La physiologie l’intéressait particulièrement ; il s’occupa de recherches micrographiques sur les animaux inférieurs et sur les végétaux les plus obscurs, tels que les algues unicellulaires et en général les hydrophytes; il observa de part et d’autre les premières manifestations de la vie, cherchant à caractériser la différence des deux règnes et variant à l’infini ses expériences. Sa thèse inaugurale, ses recherches sur les rapports de la lumière avec les végétaux, préludes des Essais sur V hétérogénie dominante , furent les premiers résultats, et non les moins remarquables, de ce labeur assidu : l’auteur s’attache à y établir, par des faits nombreux, que « le caractère fondamental de la vie végétale, c’est le pouvoir d’organiser la matière inorganique. »
Les Recherches sur la rubéfaction des eaux , entreprises avec la collaboration de M. Aug. Morren et souvent citées dans les traités de physiologie et dans les manuels d’hygiène, se rapportent encore au même ordre de travaux (').
En même temps, notre savant enrichissait l’anatomie végétale de toutes sortes d’observations nouvelles : c’est ainsi qu’il signala dans les Santalacées, les Phytolacées, les Jasminées et les Bégoniacées un grand nombre d’exemples des moelles discoïdales, qui n’avaient guère été observées que par Grew dans le noyer ; les Aimais of natural history et surtout les Bulletins de V Académie de
(*) On y trouve surtout des observations sur les Monas , Trachelomonas, Discerea , Euglena , Hœmatococcus et Tessararthera.
— Citons encore un Mémoire sur les Clostéries et l’histoire du genre Aplianizomène , petite algue d’eau douce voisine des Zygnerna ,
Bruxelles abondent en notices et en communications intéressantes du même genre (2), notamment sur la mobilité des végétaux, sur la panachure des feuilles, sur l’arrangement régulier des grains verts de chlorophylle, etc. Insensiblement Morren, sous l’influence des idées de Goethe et des doctrines de Cuvier et de Brongniart, s’éleva à des vues d’ensemble, surtout à partir de l’époque où il monta en chaire. 11 fut de plus en plus frappé delà nécessité d’observer de près les déviations accidentelles qu’on regarde comme des monstruosités, et il en vint à cette conviction, que des études tératologiques approfondies sont le plus sûr moyen que possède la science de mettre en relief l’invariabilité des grandes lois delà nature. Les monstruosités obéissent à ceslois morphologiques; elles contribuent même par excellence à les révéler : il n’y faut voir que des cas particuliers qu’il est possible de classer en raison des types spécifiques.
La découverte de la fécondation artificielle du Vanillier par Ch. Morren mérite une mention toute particulière.
Les anciennes serres du Jardin botanique de Liège contenaient quelques vieux pieds de Vanilla planifolia qui avaient fleuri plusieurs fois, mais étaient toujours restés stériles. Morren étudia l’organisation de ces fleurs et conçut l’idée d’aider la nature. Le IG février 1856, il eut la satisfaction de voir s’ouvrir la première fleur ; un an après, jour pour jour, elle donnait « le premier fruit de vanille qui eût mûri en Europe » (3). Ce succès fit événement :
plus tard, Ch. Morren fit bâtir une vaste serre pour cultiver en grand ce précieux produit, qu’il sut obtenir dans des conditions parfaites de proportions et d’arome.
Morren ne s’occupait pour ainsi dire qu’accidentellement de botanique descriptive ; on ne lui en doit pas moins
et qui colore souvent en vert les eaux stagnantes des Flandres (Ed. Morren, p. 38).
(2) La plupart ont été réunies sous les titres de Etudes, Prémices, Loisirs, Dodonœa, Fuchsia, Lobelia, Clusia.
( 3) Ed. Morren, p. 41.
d’avoir signalé un grand nombre d’espèces nouvelles ('). 11 s’intéressait beaucoup, nous l’avons dit, aux progrès de l’horticulture en Belgique ; dès 1852, il publia des recherches érudites sur l’origine des expositions de plantes dans notre pays ; l’année suivante, il fonda (avec Drapiez et Van Mons) YHorliculteur belge, cité plus haut ; il traduisit l'Esquisse de Lindley ; il imprima une forte impulsion à la Société royale d’horticulture de Liège , par l’institution de conférences publiques, où il traitait avec éclat des questions spéciales ; tout en publiant, à Gand, les Annales puis la Belgique horticole , recueils dont les services sont appréciés partout, il tint le public au courant des expositions de fleurs : les intéressants comptes rendus qu’il fit insérer dans Y Indépendance belge obtinrent un succès vraiment populaire , qui ne contribua pas peu à répandre dans le pays le goût de l’horticulture scientifique. En même temps , car il y avait en lui une activité surabondante, Morren faisait de l’agronomie. Ses instructions populaires sur la maladie des pommes de terre (1845) lui donnèrent tout d’abord une grande notoriété ; ses journaux et le cours spécial qu’il ouvrit à l’Université contribuèrent à lui assurer une influence de plus en plus considérable. A travers tant d’occupations poursuivies avec une ardeur fiévreuse. il rongeait son frein, il nour-
(*) Le Hortus lUorrenianus comprend: A.
Flore du Japon : Polygonatum japonicum.
Dec. et Mn.; Id. Thunbergii ; Heterotropa Asaroides; Scutellaria japonica ; Hoteia japon. ; Acenanthus diphyllus ; Y’ancouveria hexandra ; Epimedium macranthum ; Id.
Musschianum, — violaceum, — pubigerum, — elatuin ; Helwingia japonica ; Elæagnus reflexa; Cynancbum japon.; — purpurascens; Mandenia tomentosa ; Clematis patens ; Euphorbia Sieboldiana , — adenochlora. B.
Académie : Malaxis Parthoni; Mn. C. Horticulteur belge : Lilium Broussartii , Mn. (en l’honneur de Ph. Lesbroussart) ; Epimedium grandiflorum; Hemerocailis Dumortieri ; Calanlhe flava. D. Annales de Gand, T. I : Oncidium gallopavinum; Cattleya Papejansiana; Maxillaria Heynderyckii ; Odontoglossum membranaceum ; Griflînia Liboniana; Epimedium pteroceras ; Microchilus pictus ; Bixea
rissait des rêves qui, hélas! ne devaient point se réaliser. Un traité de botanique belge, une flore belge, une histoire des sciences en Belgique, que ne projeta-t-il point, que n’eût-il point exécuté, s’il n’avait trop présumé de ses forces physiques et s’il n’avait été trop constamment préoccupé de ses intérêts matériels ! Avec des goûts calmes et paisibles et des habitudes d’intérieur, il avait pourtant besoin de voir beaucoup de monde et d’être partout au premier plan. On s’est mépris souvent sur son caractère ; on a regardé comme vanité ce qui n’était que l’effet d’une nature expansive, heureuse de dépenser une énergie intarissable , avide de jouissances extérieures, d’éclat et de popularité, mais sans égoïsme , au contraire; car personne plus que Morren n’aimait à obliger. l)e grandes ressources lui étaient indispensables, on le conçoit ; il ne put se les procurer qu’au prix d’efforts surhumains, et sa prodigieuse facilité de travail ne lui laissa entrevoir que trop tard l’abîme où il se précipitait. Jamais de trêve; une ébullition permanente du cerveau De sa chaire à son cabinet, puis à l’Académie, puis en voyage, puis à quelque tribune publique, puis aux expositions, et à peine rentré, la plume courant sur le papier jqsqu’à être usée avant qu'il fût las d’écrire! La main finissait par tomber paralysée, et. déjà il méditait un nouvel
azurea; t. II : Sprekelia ringens ; Batatas Wallii; Hydrolea extra-axillaris; Achimenes foliosa; Torenia longiflora; Paya longifolia; t.Itl : Angelonia grandifïora; Acacia squammata; Diplanedia nobilis ; Stanhopea velata ; Pilcairnia fastuosa; Pimelca Verschaffeltii ; t. IV : Cattleya sphenophora ; Oncidium Geertianium; Cattleya eiegans; Dossinia marmorata; Epidendrum funiferum ; Cattleya amethystina ; Echites nobilis, varietas rosea; Myanthus fimbriatus; t. V : Lycaste chrysoplera ; Conoclinium ianthinum ; Odontoglossum phyllochilum ; Oncidium Corymbephorum; Neippergia chrysantha ; E. Belgique horticole, t I : Cypripedium atsmori ; Monarda conforta; t. II : Canna Warszewiczii; Comparetia cryphoceras ; Crinum Knyflii ; t. III : Anguioa Hohenlohii; Chirita communis; Bemaclea funebris; t. IV: Epimedium rubrum; Sollya Drummondi.
article, il ruminait une découverte, il songeait à son œuvre du lendemain !
Et quelle érudition variée, quelle conversation amusante, jamais banale, toujours pleine de faits et pétillante d’esprit! Toutes ses facultés étaient constamment en éveil : était-il possible qu’il ne succombât point à la tâche ?
Morren se distinguait par un patriotisme ardent : Science et Belgique , telle était sa devise. Il s’attacha toute sa vie à mettre en relief nos gloires nationales: les titres de plusieurs de ses ouvrages l’attestent; en outre, il plaça chaque volume de ses recueils sous le patronage d’une illustration belge. Tout en reconnaissant que la science ne connaît point de frontières, il aimait à relever la gloire de ses compatriotes, alin de stimuler le zèle de la génération nouvelle. Ses notices biographiques sont empreintes à cet égard des plus nobles sentiments ; elles font vivement regretter qu’il n’ait pas eu le temps de coordonner les éléments d’une histoire générale des sciences dans nos provinces.
A l’occasion de la description du Morrenia odorata , l’illustre sir John Lindley a consacré à la mémoire de Ch. Morren un genre de la famille des Apocynées. Cet hommage en vaut bien d’autres (*).
M. Ed. Morren a publié, à la suite de sa notice, une bibliographie très-détaillée des œuvres de son père : elle ne comprend pas moins de 225 numéros , et c’est à peine si elle est complète. Nous la résumerons aussi brièvement que possible.
1° Mes loisirs, recueil de poésies, 5 vol. (inédits), 1825-1835.
2° De Lumbrici terrestris historié naturali necnon anatomià tractatus.
Bruxelles, 1829, in-4° de 289 p , avec 52 pl.
Mémoire couronné par l’Universitéde Gand (concours de 1825): Ann. Acad. Gand. (1825- 1826). Gand, 1839, in-4<>.
5° Orchidis latifoliœ descriptio botanica etanatomica. (Gand) 1827,in-4°de 92 p. et 6 pl.
(*) La lettre initiale de la 2e édition de la biographie de Ch. Morren par son fds représente un rameau du Morrenia adorata. —
1b. {Concours de 1826). Ann. Acad. Gand. (1826-1827).
4° Sur les restes fossiles de deux Cirrhipêdes, 1 827, in-8° de 7 p. et 1 pl. (Description du Tubicinella maxima Morr.).
5° Descriptio corulliorum fossilium in Belgio repertorum. (Groningue) 1828, in-4° de 7G p. et 22 pl.
Mémoire couronné j ar l’Université de Groningue (concours de 1828). Ann . Ac. Gron. (1827-1828'.
6° Revue systématique des nouvelles découvertes d’ossernents fossiles faites dans le Brabant méiidional. Gand 1831, in-4° et in-8°, 46 p. et 1 pl. ( Messager des arts et des sc. de Gand , t. Y, 1828; Bijdragen tôt de Natuurkundige wetenschappen , 1829, IV deel, n° II, p. 88).
7° Over de Balœnoptera rostrata van Fa b ricins en Beoordeeling der werken , welke over een dier dezer soort,den \l,ea november 1827, ten oosten van de haven van Ostende gestrand, uitgegeven zyn , 1828, in-8°, 52 p.
8° Réponse aux observations de M.
Vanderlinden sur le mémoire précédent, in-8°, 14 p. (Mess, des arts et des sc. de Gand, 1827-28, p. 218;.
9° Specimen academicum exhibais tentamen Biozoogeniœ generalis, quo continentur leges primitives apparitionis cuti um organicorum ad super ficiem telluris eorumque speciei projiagationis per generationem , novœ inqnisitiones de modo quo producuntur enti zoa intest inalia et zoospermoes, quo vero propagantur infusoria veg et ab iliaque microscopica. Bruxelles, 1829, in -4°, 35 p.
10° Dans le Messager des arts et des sc. de Gand : a. Obs. sur le Fragilaria lineata de Lyngbie, 13 p. et 1 pl. (1827- 28, p. 167) ; b. Mém. sur les vibrions lamellaires des auteurs ( lb ., p. 341) ; c. Mém. sur les ossements humains des tourbières de Flandre , 25 p. et 1 pl., in-8° et in-4° (1853, p. 255) ; d. Eloge hist. de P. L. Vanderlinden (1855, p.
69) ; e. Notice sur un lis du Japon
M. Martius a dédié à Morren un palmier; M. de Koninck, une coquille de l’argile de Boom, le Plcurotoma Moireni.
( Lilium speciosum Thunb.), 4 p. et 1 pl. ( Ib ., p. 189); f. Mém. sur les ossements fossiles d’éléphants trouvés en Belgique, 1834, 23 p. et 2 pl. (t. II, p. 277) ; g. Compte-rendu des recherches de Schmerling sur les ossements fossiles (t.
III, 1835, p. 147), etc.
11° Dans les Bijdragen tôt de Natuurkundige wetenscliappen : a. Over den betrekkelijken ouderdom der Kernen (moules intérieurs) van de Motlusken en andere fossile dieren, 1829, 6 p. (t. IV, n" 1).— V. Bull, des sc. nat . de Férussac , XXI, 227; XXII, 112; b. Aantekeningen over de wording der wormabootsingen (pseudo-morphoses) en over den oorsprong der porenkeijen (silex cornés),
11 p. et 1 pl .(ïbid.; v. Férussac, XXII, 162); c. Verhandeling over de warewijze, waarop de voorgang der standelkenden (orchidées) met tiveeknollige mortels plaats heeft , 1829, 27 p. (t. IV, n° 4; v. Férussac, XXII, 162, et Ann. des sc. nat., XXI, 116) ; d. Opmerkingen over het geslacht Leiodina en over de oprigting van een nieuw geslacht Dekinia onder de microscopische dieren , met de opgave van hunne wederzijdsche toi nu loebekende soorten , 1830, 56 p. et 1 pl.
(t. V, n° 2) ; e. Verhandeling over de Blaasjes van het plantaardig ælwijsweessel en de ontlasting van deelen uit
* dezelve , 1850, 52 p. (t. Y, n° 1).
12° Dans les Annales des sciences naturelles (Paris) : a. Mém. sur un végétal microscopique d’un nouveau genre , proposé sous le nom de Crucigénie et sur un instrument que l’auteur nomme Microsoter , 1830, 24 p. et 1 pl. (août 1850; v. Férussac, XXII, 181); b. Qbs.
sur le genre Leiodina , etc. (oct. 1830; v. n° H, d.) ; c. Obs. sur la tlore du Japon, par Ch. Morren et J, Deeaisne,
12 p. et 2 pl. (oct. 1854) ; d. Obs. sur la flore du Japon, suiv. de la monogr. du genre Epimedium (en coll. avec M.
J. Deeaisne), 15 p. et 5 pl. (nov. 1854) ; e . Mém. sur les Clostéries, 41 p et 5 pl. (1856); f. Mémoire sur l’émigration du puceron du pêcher (Aphis persicœ) , etc., 29 p. et 1 pl. (août 1856) (*).
(*) V. le Bull, de l’Acad., t. lit, p. 224 (Happort de M. Dumortier) et F. Plateau, Etude sur la parthénogenèse , diss. inaug.
15° Dans \eBull. de la Soc. géologique de France : a. Lettres sur plusieurs sujets d’hist. naturelle (f. II, 1851, p. 26) ; b. Lettre sur les animaux fossiles delà Flandre Orientale (t 11,1832,
14° Lettre à l’Acad. des sciences de Paris sur l’influence des rayons colorés sur la germination des plantes.— Séance du 16 juillet 1852 (Ann. des sc. nat ., 2e série, t. XXYII, p. 201).
15° Notices biographiques: a. Engelspach-Larivière (Paris, 1851, in 8°); b. Vanderlinden (n° 10, d); c. G. Cuvier (dans V Indépendant de Bruxelles, 24 mai 1852); d. J. Kickx (Paris, 1832); e. F. A. Boucel (Bull, de l'Ac. de Belgique , t. II, p. 59 et 91); f. Schmerling (l 'Espoir, de Liège, 10 nov. 1 836; Discours ann: de F Acad., 1858, notice); g. Courtois (Ann. de F Acad., 1858) ; h. Fohmann (Ibid.) ; i. Adrien Spiegel(Bev. de Brux., 1838) ; j. Minkelers (Ann. de FAc., 1859); k. A. -P. deCandolle (Ibid. , 1845; Indépendance belge, 16 déc.
1842) ; /. B. Dodonée (Beiges illustres, t. III, p. 55); m. Ch. de l’Escluse (Ib., p. 66) ; n. J. L. Van Aelbroeck (Journal d’agric. pratique , t. I, 1848); o. Van Mons (Ibid., t. II); p. C. d’Olmers, baron de Poederlé (Ib., t. III); q. Cte de Lichtervelde (Ib., t IV); r.M. de l’Obel (Belg, horticole, t. II, 1852) ;s. Legrelle d’Hanis (Ib , t. III, p. 252); t. C.-J.-C. Van Hulthem (J. d’agric. prat., t. V) ; Baron de Serret (Ib., t. VS) ; u. Bon de Mevius (Ibid.). — Autres notices sur Dodoens, Ch. de Lescluse, R. Fusch, de l’Obel, Adr. Spiegel, etc., dans le J. d’agric., la Belg. hort. et le Bull, de F Académie.
16° Dans la Berne encyclopédique belge: a. Acéphale cynocéphale (t. Il, p. 556) ; b. Examen du Mém. de M. P>. Dumortier sur la structure comparée des animaux et des végétaux (t. III, p. 221) (2).
17° Etat des machines à vapeur en activité de service dans la Flandre orientale. Gand, 1852, in-8° (8 p.).
(Gand 1868, in-8).
(2) V. Les algues, les fièvres et Ch. Morren (Bull, horùc., 1866, p. 277).
lo
18°Ephémérides d'IIans\vyck,miscellanées scientifiques et littéi aires (tiré à 5 ex.), 1855, in-8°.
Dans le recueil de docum. statistiques publiés par Van der Maelen.
19° L’horticulteur belge, journal des jardiniers et amateurs. Bruxelles, 1855- 56, 5 vol. in-8° (Notices sur le jardin botanique de Bruxelles et sur le jardin botanique de Gand ; Epimedium grandiflorum, Morr. ;E. violaceum, Morr.).
20° Dans le Bulletin de T Acad, royale de Belgique : a. Sur plusieurs lis plus ou moins rares (t. 1, p. 157 et 154) ; b. Sur les éléphants fossiles (p. 151 et 178); c Sur l’émigration du puceron du pêcher (t. II, p. 25 et 75; v. n* 12, f.) ; d. Descr. Coralliorum, etc. (t, II, p. 68; v. n° 5); e. Ossements humains des tourbières (t. II, p MO); f. Obs.
ostéologiques sur l’appareil costal des Batraciens ( Ib ., p. 112 et 258); g. Déclamation de priorité en faveur deMinkelers, relativement à l’invention de l’éclairage au gaz (Ib., p. 162); h. Obs. sur la flore du Japon (Ib., p. 205); i. Obs. sur les Clostéries (Ib., p. 248 et 297) ;j. Sur un cas de fissure iridienne, avec 1 pl. (Ib., p. 550); k. Végétation remarquable d’une racine de garance (t. II, p. 550) ; 1. Obs. sur quelques plantes du Japon (en coll. avec M. J.
Decaisne ; t. 111, p. 168); rn. Effets de l’éclipse de soleil du 15 mai 1856, sur la respiration végétale et sur le sommeil des plantes (III, 297); n Sur la catalepsie de Dracocephalum virginianum (III, 542, avec 1 pl.) ; o. Notice sur la vanille indigène (IV, 225); p. Sur le mouvement de la sève dans les dicotylédones (IV, 500); g. Sur la catalepsie du Dracocephalum austriacum et moldavicum (IV, 591); r. Sur les plantes hypocarpogées (IV, 454) ; s. Sur l’effet pernicieux du duvet de platane (IV, 447); t. Sur la circulation observée dans l’ovule, la fleur et le phoranthe du figuier (IV, 519) ; u. Sur le développement des tubercules didymes (V, 65); v. Obs.
anatomiques sur la congélation des organes des végétaux (V, 65 et 95); w. Quelques remarques sur l’anatomie de YArscaride lombricoïde (V, 82 et 168, avec 1 pl.) ; x. Sur l’existence des ra-
phides ou cristaux de matières inorganiques en dehors des végétaux (V,185); y. Sur le mouvement et l’anatomie du Stylidium adnatum (V, 184); 2. Beeh.
anatomiques sur l’organisation des Jungermannidées (V, 546); aa. Obj. sur l’anat. et la physiologie de la fleur du Cerœus grandiflorus (V, 560); bb. Morphologie des ascidies (V, 450) ; cc.
Nouv. remarques sur le même sujet (V, 582); dd. Sur la Malaxis Parthoni (V, 484); ce. Présentation du plan du nouveau Jardin botanique de Liège (V, 672); If. Sur la formation de l’indigo dans les feuilles du Polygonum tinctorium (V.
765); gg. Sur l’histologie de YAgaricus epixyton (VI, 1°, p. 51, 577); hh. Obs. sur l’anat. des Hedychium (Ib., p. 61); n. Sur un mémoire concernant le Goldfussia anysophylla (Ib., p. 69, 150); jj. Bapp. sur l’ouvrage du dr Philips, de Liège : Anatomie du cheval (Ib., p. 149, 245); kk. Id. sur le Mém. de M. Trichinetti, de Milan : De odoribus florum (Ib., p. 51, 577); II. Obs. sur l’anat. des Musa (Ib., p. 178); mm. De l’existence des infusoires dans les plantes (Ib., p. 298); nn. Obs. sur la circulation des poils corollins du Marica coerulea (Ib., p. 425); oo. Obs. sur la formation des huiles dans les plantes (Ib., p. 510); pp. Sur l’excitabilité et le mouvement des feuilles chez les Oxalis (t. VI, 2°, p. 68); qq. Exp. et obs. sur la gomme des cycadées (Ib., p. 155); rr. Obs. sur l’épaississement de la membr. végétale dans plusieurs organes de l’appareil pileux (Ib., p. 279); ss. Sur les procédés héliographiques de M. Breyer (Ib., p. 295); tt. Sur les fruits aromatiques du Leptodes bicolor (Ib., p. 582); uu. Bapp. sur un Mém.
en réponse à la question : Exposer la théorie de la formation des odeurs dans les fleurs (Ib., p. 555); même sujet, t. VIII, 1°, p. 2, 49, 284; vv. Bapp. sur la biogr. de 1L E. Sluse parM. Van Hulst (Ib., p. 45, 116); ww. Sur la qualité du papier d’impression de l’Ac.
(Ib., p. 54); xx. Sur le tissu cellulaire des mousses et en particulier sur celui des Hypnum (Ib., p. 68); yy- Hydrophytes de Belgique (Ib., p. 82, 202); zz. Sur le mém. de M. Van Beneden :
Récit, sur l'embryogénie des sépioles (Ib.,
j). 124); aaa. Rech. sur l’inenchymedes Sphagnum ( Ib ., p. 164); bbb. Sur les Lycopodiacées (Ib., p. 201,579); ccc.
Sur l’anat. et la physiol. des Fontinalis (Ib., p. 222); ddd. Rapp. sur le mém. de M. Van Beneden sur la Limacina arctica (Ib., p. 298); eee. Sur les efflorescences de quelques plantes (Ib., p. 545); fff. Sur la motilité du labellum du Megaclinium falcatum (Ib., p. 585); ggg.
Obs. anat. et physiol. sur le Phyteuma spicatum (Ib., p. 591); hhh. Sur la panachure des feuilles (t. VI 11, 2°, p. 9); iii. Sur la symétrie de la chlorophylle dans les plantes (Ib., p. 81 Sur le mouvement des sensitives soumises à des secousses répétées (Ib., p. 252); kkk. Sur YArachis hypogea (Ib., p. 552); ///. Rech. sur la circulation dans les plantes (t. IX, 1°, p. 175); mmm. Rech. littéraires sur les fleurs de la Passion (Ib., p. 202); 7inn. It. sur le lis de Sl- Jacques (Amaryllis formosissima), Ib., p. 502); ooo. Sur la motilité des fleurons dans les Cynarées (t. IX, 2°, p. 47); ppp. Gérée de Napoléon (Ib., p. 210); ppp bis. Ossements trouvés dans le terrain bruxellien (Ib.,\). 559); qqq.* Rapp. sur le mém. de MM. Martius et Bravais concernant la croissance du pin sylvestre (p. 560, 500); r/T. Rech. sur l’ivoire végétal (Ib., p. 562); sss. Sur l’anat. du raisin et la coloration des vins (Ib., p. 511); ttt. Rech. sur le papier de riz (t. X, 1°, p. 26); uuu. Sur quelques effets de la compression chez les végétaux (t. X, 2°, p. 292); vvv. Rapp. sur le mém. de M. Verloren : Sur la circulation chez les insectes (t. XI, 1°, p. 294); www. Sur la Monographie du genre lis, mém. de M. Spae (t. XII, 2°, p. 157); xxx. Lettre à M. Quetelet sur les phénom. périodiques observés en Chine (Ib., p. 255); yyy. Obs. sur la notice de M. Martens : Sur la maladie despoïiimes de terre (Ib., p. 572); zzz.- Rapp. sur cinq Mém. présentés pour le concours d’écon. rurale, proposé en 1845 par l’Acad. (t. XIII, 2°, p. 151); «. Sur l’église Smacques à Liège (Ib., p. 595); $. Disc, sur les fleurs nationales de Belgique, prou, dans la séance publique de l’Acad. , le 17 décembre 1846 (Ib., p. 442); y. Obs. sur la fructification du Caraguata (t. XIV, 2°, p.
108); Sur le Magna des Péruviens (Tropœolum tuberosmm), t. XVI, p. 544 ; s . Sur une synanthie compliquée de résorption et de torsion observée sur le Torenia Scabra (Ib. p. 594). Ç. Sur la pélorisation lagéniforme des caicéolaires et sur une synanthie bicalcéifère et tristaminale des mêmes plantes (t.
XV, 2°, p. 7); 7). Obs. sur les mœurs de la chenille processionnaire (Ib., p. 152); «. Rapp. sur un mém. en réponse à une question concernant les nouv. théories des engrais, etc. (Ib., p. 591);' i. Notice sur l’autophyllogénie (t. XVI 1°, p. 52); x. Philosophie tératologique d’une fleur double de légumineuse (t. XVI 2°, p. 260); X. Sur la cératomanie en général et plus partie, sur les cornets anormaux du périanthe (Ib., p. 575); g. Rapp. sur les eonsid. bibliques du DrMausd’Esslingen, sur l’histoire des céréales (Ib., p. 445); v. Sur la chorise des corolles des Gloxinia (Ib., p. 628); Ç: Le globe, le temps et la vie , ou discours sur les phénomènes périodiques (Ib. , p. 660) ; o. Sur la structure du Mussœnda en particulier et sur les monstruosités par épanodie en général (t. XVII l°,p. 17); tc. Mémorandum sur la Vanille, son histoire et sa culture (Ib., p. 108); p. Sur la speiranthie des Cypripèdes (Ib., p.
188); a. Quelques fleurs de Fuchsia sur la tombe d’un père de la botanique belge, Remaele Fuchs de Limbourg (Ib., p.
555); t. Etude sur la pétalification successive dans les saxifrages (Ib., p. 415); u. Sur la structure morphologique de la fleur des Lopeziées et sur une adénopétalie observée dans cette tribu (Ib., p. 516); 9. Sur les disparitions des organes sexuels (Céranthie) et sur le développement de nombreux rameaux ananthes dans le Bellevalia comosa et sa variété monstruosa (t. XVII 2°, p. 29); /. Sur les virescences distinctes de phyllomorphieset cas particuliers d’une virescence du. Chèvrefeuille (Ib., p. 125) ; ty. Sur un procédé qui fait produire à certaines races de pommes de terre quatre récoltes dans l’année (Ib., p. 151); w. Propos, d’un concours en mém. de S. M. la Reine (Ib., p. 575); <*a. Coryphyllie d’un Gesneria , genre de monstruosité où la feuille termine l’axe végéta! (Ib., p. 565); pp. Rapp. sur le concours sur la maladie
des pommes de terre (lb., n°7); rr. Sur le spiralisme tératologique des tiges (t. XVIII, 1°, p. 27); 85. De l’atrophie en général et démonstration que les pollens de certains monstres sont impuissants ( lb ., p. 274); ee. D’une pélorisation sigmoïde des calcéolaires (lb., p. 581) ; çç. De l’influence de l’éclipse de soleil du 28 juillet 1861 sur les plantes (t. XVIII 2°, p. 161); w. Solenaidie ou métamorphose des organes sexuels en tubes creux et stériles ( lb ., p. 172); 60. Sur un nouveau genre de monstruosités végétales, appelées Gymnonomie (lb., p. 288); u. Sur les anomalies de déplacement (lb., p. 495); x3t- Rapp. sur un Mém. sur les polders (lb., p. 652) ; Xk. Rapp. sur un catal. des cryptogrames observées dans les env. de Namurparleprof. A. Bellynck(t.XIX,l° p. 7); fjtfx. Rapp. sur un Mém. (de M. le Dr Crocq) sur la maladie de la vigne et le champignon qui l'accompagne (lb., p.
14); w. Sur une maladie provenant d’un diptère attaquant les navets, etc., et sur la rhizocollesief/b., p. 56);oo.Sur deux Mém. concernant la maladie des pommes de terre (lb., p. 225); xic. Sur l’acheilarie des Orchidées ( Ib ., p. 250); PP. La tubicinelle fossile du terrain bruxellien est-elle un palais de poisson? (Ib., p. 295); i<7. Rech. sur les synanthies (lb., j). 541); xx. Rech. sur la synandrie et l'apillarie des fleurs synanthérées observées dans les calcéolaires (lb., p.
655); ou. Philos, tératologique d’une fleur double et pleine d’ajonc épineux (t. XIX 2°, p. 7); 99. Sur les vraies fleurs doubles chez les Orchidées (lb , p 171); xx. Quelques fleurs de Lobelia, jetées sur la tombe d’un des pères de la botanique belge, Mathias de l’Obel (lb., p. 180); 44. Sur les fleurs de Pétunias doublées par chorise staminale (lb., p.
550); ww. Etude d’un genre partie, de monstruosité par stase, appelé stéoomie florale (lb., p. 519); aaa. Consid. sur les métamorphoses des bractées et des calices en pétales ou corolles (t. XIX 5°, p. 85); P/5/5. Consid. sur les monstruosités dites de disjonction (lb., p. 514); 777. Consid. gén. sur les déformations (lb., p. 444); £8$. Souvenirs phœnolo-
giques de l’hiver 1852-1855 (t. XX 1°, p. 160); eee. De la nature des couronnes chez les Narcisses (t. XX, 2°, p. 264); ÇÇÇ. Sur une fleur double de Lilas (lb., p. 275); 7)7)7) . Sur une émigration de Demoiselles (lb., p. 525); 600. Pélorie des Gloxinias (t. XX, 5°, p. 45); ut. Des causes des disettes en céréales depuis le commencement du XIXe siècle (lb., p. 169).
21° Esquisses des premiers principes d’horticulture, par J. Lindley, trad. de l’anglais et augmenté de notes. Bruxelles, 1855, in-12° de 100 p.
22° Dans le Bulletin de la Société de médecine de Garni : a. Sur le Bignonia ophlhalmica, t. I, p. 15; b. Rapp. sur un Mém. de M. le docteur van Peene, sur les affections de l'âme, ib., p. 110,- c. Discussion sur une lettre philosophique de M. Huet, t. III; d.
Communication sur la fructification de la vanille, ib., p. 42; e. Lettre sur la fièvre intermittente, ib., p. 124, etc.
25° Catalogue (ou choix) des graines récoltées au jardin botanique de Liège, 20 broch. in-4° et in-8» (1855-1855).
24° Quelques mots sur l’hist. de l’horticulture, suivies du rapport sur la première période décennale de la Soc. d’hortic. de Liège. Liège, 1858, in-8° de 16 p. (Extr. de la Berne belge).
25° Dans les Mémoires de l'Académie royale de Belgique, in-4° : a. Obs. ostéologiques sur l’appareil costal des Batraciens, 10 p. et 1 pl. (t. X) ; b. Hist. d’un genre nouveau de la tribu des confervées, nommé Aphanizomène. — Rech. physiol. sur les hydrophites de la Belgique (t. XI) ; c. Rech. sur le mouvement et l’anatomie du Stylidium graminifolium ('), 22 p. et une pl. (t. XI) ; d. Rech. sur le mouvement et l’anatomie du style du Goldfussia anisopliylla, 54 p. et 2 pl. (t. XII) ; e. Mém. sur la formation de l’indigo dans les feuilles du Polygonum tinctorium, 54 p. et 1 pl. (Ibid.); f. Rech. sur la rubéfaction des eaux et leur oxygénation par les animalcules et les algues (en collaboration avec M. Aug. Morren),
(‘j Le rapport de M. Dumoilier sur ce
travail, Bull. t. IV, p. 285-288.
1 vol. in-4°, 170 p. et 7 pl. (t. XÏV) (4); g. Rech. sur le mouvement et l’anat.
des étamines du Sparmannia africana (Ibid.); h. Rech. sur le mouvement et l’anat. du labellum du Megaclinium falcatum (t. XV); i. Obs. sur les phénom. périodiques, faites au jardin botanique de Liège (en 184-1) en collab. avec M. V. Deville (Ibid.); j. 1t. , année 1842, obs. anthochronologiques sur la périodicité des motilités sexuelles chez les plantes; sur les périodes diurnes, etc.
(t. XVI).
26° Note sur la première fructification du Vanillier en Europe. (Extr. des Annales de la Soc. roy. d'hortic. de Paris, t. XX, mai 1857).
27° De l’influence de la Belgique sur l’industrie horticole des Elats-Unis.
Liège, 1857, in-8° (Disc, prononcé à la Soc. roy. d’hortic. de Liège).
28° Les siècles et les légumes, ou quelques mots sur l’histoire des jardins potagers. Liège, 1857, in-8"
29° Le Cultivateur, ou recueil d’articles sur l’économie rurale et l’hygiène vétérinaire de la Relgique. Bruxelles,
1857, un vol. in-8°. *
50° Essais sur l 'hétérogénie dominante, dans laquelle on examine l’influence qu’exerce la lumière sur la manifestation et les développements des êtres organisés. Liège, 1858, 1 vol. in-8°
Mémoires publiés en 4832 dans X Observateur belge , et en 4835 dans les Ann. des sciences naturelles de Paris.
51° Les femmes et les fleurs. Liège,
1858, in -8°.
52° Horticulture et philosophie. Ibid. , 1838, in-8°.
53° De la spécialité des cultures propres aux établissements horticoles de Liège et de l’influence de la division du travail en horticulture. Liège, 1858, in-8°.
54° On tire discoid Piths of plants.
Londres, 4 859, in-8°, 15 p. et 1 pl. (Aimais and Magazine ofnaturalhisfory , vol. IV, n° 22).
35° On the production of Vanilla in Europe. Londres, 1859, in-8° (IL, vol.
III, n° 14).
56° Obs. sur la circulation dans les poils corollins du Marica cœruleael sur l’histologie de cette fleur (Monde savan t , 7 août 1839; VIe année, n° 462).
37° Dans la Revue de Bruxelles : a.
Huit jours à Newcastle en 1838 (Janv.
et fév. 1859, pp. 1 et 55; à part, Brux., 1839, in-12° de 102 p.); b Hist. littéraire et scientifique des tulipes, jacinthes, narcisses, lis et fritillaires, ou fragment d’une histoire de l’horticulture belge (Avril et août 1841, pp. 4 et 50 ; à part, Brux., 4842, in-12 de 68 p.).
58° Etudes d’anatomie et de physiologie végétales, ou collection d’opuscules sur ces sciences. Bruxelles, 1841, un vol. in-8°.
Reprod. des nos 20 p, t, 26, 20 u, bb, gg , hh, ii. II, mm, nn, oo, pp, qq, rr , tt.
59° Prémices d’anat. et de physiologie végétales, ou collection d’opuscules sur ces sciences. Bruxelles, 1841, un vol. in- 8°.
Reprod. des nos 20 q, 26, 20 u, v, z, aa , bb, cc, dd, hh, kk, II, mm, nn, oo, pp, qq, rr, tt.
40° Loisirs d’anat. et de physiol. végétales, ou collection d’opuscules sur ces sciences. Bruxelles, 1841, un vol.
in-8°.
Reprod. des nos 20 n, o, p, r, s, t.
41° Dodonæa , ou recueil d’observations de botanique. Bruxelles, 1841 , un vol. in-8° de 272 p. et 10 pl.
Reprod. des nos 20aaa, bbb, eee, fff, ggg , hhh, iii, jjj, rnrnm, nnn, ooo, ppp, qqq, rrr, sss, tlt, uuu.
42° Considérations respecting spurshaped nectaries and those of Aquilegia vulgaris in particular . Londres, 1841, iri-8°, 16 p. et 1 pl. ( Aimais and Magazine of natural history , mars 1841).
42bis. Disc, prononcé au Congrès des naturalistes italiens , à Florence ( Diario delta terza reunione degli scienziati italiani in Firenze (1841), n° 14.
45° Fleurs éphémères, recueil depoé-
0) Les deux dernières parties de l’ou- Hœmatococcus et Tessararthera, vrage sont consacrées à l’hist. des genres
sies. Liège, 1843, in-8° de -448 p. el 4 gravures.
4-4° Notions élémentaires des sciences naturelles et physiques, comprenant la physique, la chimie, la minéralogie et la botanique (en coll. avec M. Aug.
Morren). Liège, 1855, 5 vol. in-12. — 2e édition, 1855.
•45° Nouvelles instructions populaires sur les moyens de combattre et de détruire la maladie actuelle des pommes deterre. Gand, 1845, in- 12. — Id. Paris, 1845, in- 1 2- — Trad. flamande, Gand, 1845. — Trad. hollandaise (par M. le prof. Van Hall), Groningen, 1845, in-8°.
4G° Ueber die Krankheit der Iiartoffein. Cologne, impr. Eschbach, 1845, in-12.
47° Sur le défrichementde l’Ardenne, de la Campine et des Bruyères ( Indép . belge , 24 nov. 1845, 17 déc. 1840; Journal de Liège , 10 fév. 1847).
48° Programme du cours de botanique. Liège, 1840-1847, in-8°.
49° Rapp. sur l’exposition publique des produits de l’agriculture et de l’horticulture en Belgique, ouverte à Bruxelles en sept. 1847. Brux-, 1848, in-8° de 05 p.
50° Instruction pour la plantation des pommes de terre en 1848 ( Mémorial administratif de la province de Liège , t. XVIII, p. 47. n° 1015).
51° Journal d’agriculture pratique, d’économie forestière, d”économie rurale et d’éducation des animaux domestiques. Gand, 1848-1855, 7 vol. in-8° de 500 à 000 p.
52° Fuchsia ou recueil d’observations de botanique, d’agriculture, d’horticulture et de zoologie (Gand), 1849, in-8° de 170 p. et 12 pi.
Lettre à M. Quetelet sur les phénomènes périodiques ; reprod. des nos 20 www, xxx , yyy , zzz, /5,y, à , £ , o , tc, 0, t, J4 , X, p, v, o.
55° Rapp. sur les légumes, les produits agricoles, les plantes rares, etc., faisant partie de l’exp. ouverte à Bruxelles en sept. 1848. Brux., 1849.
Extrait du Rapport sur la dite Exposition, p. 256 à 311.
54° Concordance des espèces végétales décrites et figurées par Rembert Dodoens (en collab. avec M. P.-G.d’Avoine) Malines, 1850, un vol. in-8°
55° Héliotrope. Immortalité de Louise-Marie. Brux., 1850, in-4° de 8 p. et 1 pi.
50° Beknopte beschryving der vreemde verkensrassen. Bruges, 1850,in-8°de 50 p.
57° Lobelia ou recueil d’observations botanique, spécialement de tératologie végétale. Bruxelles, 1851,in-8°.
Reprod. des nos 20 £, tt, e, t, v, <p, y 41, «a, yy, SS, es, ÇÇ, *)>], 99, u, xx, yj.
58° Palmes et couronnes de l’horticulture de Belgique, ou Annuaire rétrospectif des expositions de fleurs, fruits et légumes, organisées depuis 1845 jusqu’en 1850. Bruxelles, 1851, in-12 de 547 pp.
Les articles publiés postérieurement (1851- 1855) dans les journaux quotidiens, et principalement les bulletins horticoles de Y Indépendance belge, pourraient former un second volume de Palmes et Couronnes.
58° bis. Rapport au Conseil supér.
d’agric. sur la proposition de M. de Made relat. au rouissage et à la manipulation du lin (1851).
59° La Belgique horticole, journal des jardins, etc. (Gand), 1851-1855), 5 v. in-8° de 500 p. environ et XXIV planches.
00° Clusia ou recueil d’observations de botanique et spécialement de tératologie végétale. Bruxelles, 1852, in-8° de 221 p. (inédit).
Reprod. des n*s 20 vv, oo, tk, cra, tt, u j, <pcp, 44, 0X0, aaa, j3/3j3, YYY, eee, Kt
01° Mémoire sur la fécondation des céréales, envisagée dans ses rapports avec l’agriculture. Liège, 1855, in-8° de 40 p. (Extr. du Journal d'agriculture).
Les Bijdragen tôt de natuurkundige wetenschappen , la Revue de Bruxelles, le Messager des sciences, etc., de Gand ; les Annals and Magazine of natur al history, de Londres , le Bulletin général des Sciences de Férussac, les Ann. des sciences naturelles de Paris, Y Institut , Y Echo du monde savant, Y Indépendance
belge, \e Bon Génie, la Sentinelle des Campagnes, le Cultiuateur, etc., ont inséré dans leurs colonnes un grand nombre d’articles de Ch. Morren. Ajoutons que les nombreuses planches dont ses ouvrages sont ornés, et qui se distinguent
(*) Il a aussi dessiné, pour M. de Koninck, les pl. de la Description des Coquilles
par une rare netteté et par une trèsgrande exactitude, ont été toutes gravées d’après ses modèles (!). Morren maniait le pinceau aussi facilement que la plume.
fossiles, publiée par ce savant dans le t. XI des Mém. de ÏAc. roy. de Belgique.