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HORLOGE ASTRONOMIQUE

La première horloge qui a paru dans la cathédrale de Strasbourg a été construite en 1352; elle était très-remarquable pour son temps , et se trouvait en face de celle que l'on voit aujourd'hui. Étant tombée en ruines, on éleva , après environ deux cents ans, une autre horloge à la construction de laquelle devaient présider des mathématiciens distingués, mais qui mal-

1 M. Schwilgué a eu la bonté de nous communiquer la présente notice sur l'horlo^ de la cathédrale , dont la construction fait un si grand honneur à cet habile et ingénieux mécanicien. L'impression de notre ouvrage étant déjà trop avancée pour insérer ces détails à l'article de la cathédrale, nous les donnons comme supplément , convaincus que nos lecteurs nous en sauront gré.

heureusement resta inachevée par suite de la mort de quelques-uns d'entre eux. La troisième horloge a été commencée en 1571 , sous la direction du savant Conrad Dasypodius, professeur de mathématiques à l'université de Strasbourg et de son ami David Volckenstein , astronome à Augsbourg , d'où Dasypodius le fit venir pour l'aider dans ses travaux. Celte horloge qui représentait l'état des sciences mécaniques et astronomiques de cette époque a été construite par les frères Isaac et Josué Habrecht , citoyens de Schaffhouse. Tobie Stimmer de Strasbourg fut chargé des peintures et sculptures qui décorent encore le cabinet, et contribuent à en rehausser l'éclat. Elle a été terminée le 24 juin 1574; restaurée en 1669 par Michel Habrecht, et en 1732 par Jacques # Straubhar, elle a cessé de fonctionner en 1790. Son mécanisme est aujourd'hui déposé à l'OEuvre-Notrc-Dame.

L'horloge astronomique actuelle, commencée le 24 juin 1838, sera achevée incessamment, pour pouvoir être inaugurée à l'occasion du congrès scientifique.

Toutes les indications de l'ancienne horloge, dont la plupart n'étaient que figurées en peinture, et qu'on aurait dù renouvêler à diverses périodes , sont ici reproduites à perpétuité par des combinaisons mécaniques , basées sur nos connaissances actuelles. L'auteur n'a conservé de l'ancienne horloge que le beau cabinet , qui a été nouvellement restauré et embelli ; il a eu, à cet effet, de grandes difficultés à vaincre , tant pour coordonner tous ses mécanismes et les lo^uç dans un emplacement si peu convenable , que pour harmonisti- leurs fonctions avec les anciennes indications. Les statuettes qui n'avaient pas d'articulations sont présentement mobiles; le nombre de ces statuettes a été augmenté des douze apôtres , lesquels, malgré une croyance populaire, n'ont jamais existé dans l'horloge de Dasy-

podius; le coq qui provenait encore de la première horloge , a été remplacé par un coq dont les mouvements et le chant imitent la nature. M. Schwilgué a enrichi son œuvre d'un comput ecclésiastique avec toutes ses indications; d'un calendrier perpétuel avec les fêtes mobiles , tant celles qui dépendent du jour de Pâques , que celles qui sont en rapport avec l'A vent ; d'un planétaire d'après le système de Copernic, présentant les révolutions moyennes tropiques de chacune des planètes visibles à l'œil nu; des phases de la lune; des éclipses de soleil et de lune ; du temps apparent et du temps sidéral ; d'une nouvelle sphère céleste avec la précession des équinoxcs ; des équations solaires et lunaires pour la réduction des mouvements moyens du soleil et de la lune en temps et lieux vrais , etc.

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