Ce point de doute est de M. Guérard
Val-Saint-Eloy 1 ; ce qui semble indiquer que ce lieu est un ancien écart du Val-Saint-Eloi, dont le finage est limitrophe du sien .
Nous terminerons ce chapitre en disant quelques mots sur des surnoms du même genre accolés à des localités appelées Neuville ou Villeneuve, noms qui indiquent une origine rarement antérieure au douzième siècle. Nous trouvons dans Ja liste de M. Gtiérard les pays de Beine, de Bourgeonvat, de Cftevrie, de Ferrain y cjc Hez % et de Tourne-à-Fuy, représentas par Neuvillc-en-Beine, Neuville-en-Bourgeonval, Ja Villeneuve-en-Clievrie, Neuville-en-Ferrain, la Neuvilleen-He2 et Neuville-en-Tourne-à-Fuy. Il nous semble trèsnaturel de supposer que ces surnoms indiquent sur quels linages on édiîia ces villes neuves et que ces noms anciens ont disparu. Il existe dans le département de la Haute- Marne un village appelé la Villeneuve ( canton de Montigny-le-Roi), lequel était surnommé au siècle dernier en Aingoulaincourt Ce surnom, on ne peut le nier, n*a aucune apparence de nom de pays; il a, au contraire, celle d'un ancien nom de village, et on trouve ailleurs, dans le même département, une commune qui le porte 1 . Ce fait nous paraît suffisant pour montrer le sens probable des surnoms que nous venons d'énumérer et le peu de fondement des suppositions qu'ils ont fait faire à M. Guérard. Nous ajouterons que ce mode d'indications topographiques est encore employé dans les provinces de l'Ouest tout au moins. Nous l'avons remarqué dans le Maine, et des publications assez récentes nous en ont révélé l'emploi fréquent dans la Bretagne. Ainsi M. Aurclicn de Courson, dans les pouillés des «iiocèses de Bretagne qu'il a publiés à la suite du Cartulaire <let abbaye de Redon , n 'indique jamais autrement les paroisses tToù dépendaient les prieurés ou chapellenies dont il donne ?a nomenclature. On y trouve par exemple :
« Sanctus Ar nul fus de Buleon, en Plocren; « Beaulieu, en Bignan ;