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Notice sur le Dahomey, publiée à l'occasion de l'Exposition universelle, sous la direction de Pierre Pascal

■■mJ n plaçant en tête de cette publication le portrait de ^— *\ M. Eugène Etienne, député d'Oran, président du groupe colonial de la Chambre, la colonie du Dahomey acquitte une dette de reconnaissance qu'elle a contractée envers l'homme politique aux vues larges, l'administrateur éminent qui a présidé à sa naissance comme sous-secrétaire d'Etat des Colonies de i88q à 1892 et qui, depuis, n'a jamais cessé d'encourager son développement.

La Colonie française du Dahomey n'existait pas quand, en 1889, M. Etienne fut désigné par le ministère Tirard pour prendre la direction des affaires coloniales. La France ne possédait sur la Côte du Bénin que quelques comptoirs dont la légitime possession lui était contestée à la fois par l'Angleterre, du côté des lagunes de Porto-Novo, et par le roi du Dahomey, qui prétendait ne tenir aucun compte des traités par lesquels il nous avait cédé la plage inhospitalière de Cotonou.

M. Etienne, par la Convention du 10 août 1889, mit fin au conflit qui existait avec l'Angleterre: nous rappelons plus

loin quel a été son rôle actif et vigilant dans la difficile période qui a précédé la campagne du Dahomey.

Seul, dès cette époque, il a cru à la nécessité qui s'imposait pour la France de prendre solidement pied sur cette partie de la Côte d'Afrique. Il a eu foi dans l'avenir d'une colonie, dont il pressentait la richesse et l'importance et dont il confia les jeunes destinées à l'administrateur distingué qui est aujourd'hui encore gouverneur du Dahomey. Le nom de M. Ballot, est, en effet, inséparable de l'œuvre accomplie par la France sur la Côte du Bénin.

Sur ce point, comme pour tant d'autres questions intéressant l'expansion coloniale de notre pays, les résultats acquis ont justifié la prévoyance et la hardiesse de l'homme politique qui est considéré, à juste titre, en France et à l'étranger, comme le chef du parti colonial français.

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