cristallisés
L carbonifères.
Les principales essences forestières que l'on rencontre dans les Hautes- Alpes sont par ordre d'importance. Le mélèze, le sapin, le pin sylvestre, le hêtre, le chêne, le pin à crochets, le pin cembro, l'épicéa, le tilleul, le tremble, les érables, le frêne, etc. Le charme, si commun dans les montagnes calcaires du Jura y fait absolument défaut et nous ne mentionnons ici cette essence que pour constater son absence.
Mélèze. Le mélèze qui paraît se plaire particulièrement sur les plateaux élevés, ou plus exactement sur les pentes élevées d'une faible inclinaison et sur les versants exposés au nord, forme à lui seul d'importants massifs dont les principaux sont ceux de : St-Martin de Queyrière (1.900 h.), Arvieux (1.500 h.), Monètier-de-Briançon (1.450h.),Ristolas (1.350 h.), Aiguilles (1.200 h.), Ghâteau- Ville-Vieille (1.200 h.), Abriès (900 h.), La Salle (550 h.), Névache (500h.), Ville-Vallouise (450 h.), dans le Briançonnais; Guillestre (1.500 h.), Saluées d'Embrun (1.100 h.), Vars (1.000 h.), Grévoux (900 h.) Ghampcella (500 h.), Ghorges (300 h.), Espinasses (300 h.), dans TEmbrunais.
Il apparaît à Ghorges à une altitude de 1.200 mètres et se maintient en bon état de croissance dans le Queyras jusqu'à 2.000. On le rencontre encore à des altitudes supérieures, mais alors il devient rabougri et ne fait plus que végéter.
Les jeunes plants très robustes dès leur naissance s'élèvent facilement en pépinière, supportent très bien la transplantation et sont aptes à être repiqués en place dès la deuxième année. Ges qualités les rendent éminemment propres aux travaux déboisement des montagnes, auxquels du reste ils ont été employés avec un plein succès depuis une vingt: ine d'années.
Les jeunes mélèzes ont une croissance très rapide dès le début de leur existence et sous ce rapport ils délSent toutes les autres essences alpestres, aussi n'est-il pas rare de les voir, grâce à cette propriété se substituer à d'autres essences à couvert épais qui, à priori, sembleraient devoir être un obstacle à leur développement. Cette subtitution est surtout remarquable dans les taillis
de hêtre situés à proximité des futaies de cotte essence, (forêts d'Espinasses, de Ghorges et d'Avançpn). C'est qu'alors les graines disséminées et transportées par les vents donnent, au moment de la coupe des cépées, naissance à des semis qui,dominant dès la première année les recrus du taillis profitent de la fraîcheur que ceux-ci entretiennent à leurs pieds et se développent dans d'excellentes conditions sans avoir jamais à redouter leur couvert.
Cette rapidité de croissance pour les arbres vivant en massif persiste en général pendant trois quarts de siècle et leur permet d'acquérir un diamètre moyen de 30 à 35 centimètres (mesure prise à hauteur d'homme), elle se ralentit alors progressivement jusqu'à l'âge de 150 ans, auquel: correspond un diamètre de 40 à 50 centimètres, puis elle devient très faible et reste stationnaire pendant un et même deux siècles sans que le massif, dans son ensemble, donne des signes sérieux de dépérissement.
Le mélèze est une essence de lumière qui se régénère très facilement dès que les terrains qu'il occupe sont débarrassés des vieux peuplements qui les recouvrent, à cette condition toutefois qu'une mise en défens absolue et rigoureuse le préserve de la dent meurtrière des moutons, seul obstacle qui puisse entraver sa régénération dans les Hautes-Alpes.
La rapidité et la facilité avec laquelle se repeuplent les couloirs d'avalanche si fréquents dans la région qu'il occupe, et les résultats obtenus par des semis faits sur la neig^ dans des gazons dépourvus de tout abri, ne sauraient laisser aucun doute à cet égard et indiquent clairement le mode d'exploitation qui convient aux peuplements de cette essence. Les coupes de régénération doivent consister en une coupe unique, marquée très-clair (une réserve de 50 à 60 arbres par hectare suffit) et même lorsque les effets d'un déboisement total ne sont pas à redouter elles doivent être faites à blanc-étoc.
La méthode jardina toire est absolument contraire au mélèze et son application amène fatalement à la longue la transformation en prés-bois des plus beaux massifs ; elle
ne doit être adoptée que lorsque des circonstances locales exceptionnelles, telles que la nécessité de maintenir des zones de protection, ne permettent pas d'asseoir des cou pes blanches de quelqu'importance. Dans ce cas il y a lieu de concentrer le jardinage sur des surfaces assez grandes pour procurer aux jeunes plants la lumière et la chaleur indispensables à leur développement, tout en étant assez restreintes pour ne pas affaiblir la résistance que le massif doit opposer aux influences atmosphériques.
Le mélèze, pour ses qualités hors ligne, occupe le premier rang parmi nos résineux indigènes ; il peut avantageusement remplacer le chêne dans tous les usages multiples auxquels cette précieuse essence est employée, à tel point qu'il mériterait justement le surnom de Chêne des Alpes ; malheureusement les produits qu'il donne actuellement sont peu considérables. En effet la possibilité des forêts de mélèze, généralement réglée par l'usage, ne dépasse pas dans les Hautes-Alpes un total deS.OOO mètres cubes par an. Cette possibilité, eu égard aux vastes massifs formés par cette essence, parait au-dessous de la réalité et il y a lieu de penser que les aménagements en cours d'exécution Taugmenteront dans de notables proportions . Le mélèze dont les produits suffisent actuellement à peine à la consommation locale pourra alors, grâce à ses excellentes qualités, donner lieu à des transactions avantageuses et concourir de nouveau, comme il le faisait au commencement de ce siècle, à l'approvisionnement des villes du bassin du Rhône.
Sapin. Le sapin est rare dans les Hautes-Alpes, où on ne le rencontre qu'aux expositions fraîches du nord et de Pouest. Sa zone d'habitat y oscille entre 1200 et 1600 mètres d'altitude.
Les principaux, on pourrait même dire les seuls massifs où cette essence domine réellement sont ceux de : Durbon (commune de St-Julien-en-Beauchêne) (1.200 h.) Boscodon etBragousse (commune des Crottes) (600h.), Morgon (commune de Savines) (300 h.), St-Maurice (250 h.) Loubet commune la Roche-des-Arnauds) (300 h.), Chaùdun et Rabou (300 h.), Manteyer(200h.), LaBeaume-des-Arnauds
(150 h.), Poligny (150 h.), La Bâtie-Neuve (150 h.) et enfin Aulne et Ghampforan (commune de la Cluse) (120 h.).
Sa croissance est assez rapide ; à cent vingt ans il atteint généralement un diamètre de 50 centimètres à la base et une hauteur de 18 à 25 mètres (vingt mètres en moyenne). Cette hauteur est un maximun qu'il ne dépasse que tout à fait exceptionnellement, sans quepour autant sa croissance en diamètre subisse un ralentissement sensible.
Sa régénération ne se fait convenablement que lorsque le sol est garni débroussailles feuillues. Celles-ci lui procurent alors Tabri dont il a besoin dans son jeune âge, sans le priver complètement de la chaleur solaire indispensable à son développement, dans une région où la période active delà végétation ne dure guère que quatre mois, et permettent ainsi de réduire considérablement le nombre des porte- graines dont le couvert est nuisible aux semis naissants en s'opposant à un échauffement suffisant du sol. Cette observation est corroborée par ce fait, que le sapin a une tendance marquée à envahir les peuplements feuillus traités en taillis dans sazone d*habitat, alors que, toutes conditions égales d'ailleurs, sa régénération ne s'obtient que fort difficilement dans les cantons voisins dont il est en possession depuis un temps immémorial.
Son bois blanc, homogène et nerveux, paraît mieux résister aux influences atmosphériques et à l'usure que celui de son congénère des Vosges ou du Jura. Il donne d'excellentes pièces de charpente et unbois demenuiserie très estimé.
La consommation locale absorbe la plus grande partie delà production des forêts communales et les sapinières domaniales de Durborï et Boscodon, ainsi que la sapinière mandementale de Morgon donnent seules lieu à un commerce régulier de quelqu'importance, dont le principal débouché est la partie méridionale du bassin du Rhône.
Les arbres les plus recherchés sont ceux qui mesurent de 45 à 55 centimètres de diamètre à la base. Passé ces dimensions le prix du mètre cube subit une notable dépréciation qui est due à l'augmentation considérable des frais de transport qu'occasionne la traite des grosses pièces,
dans une région où les voies de vidange' font le plus souvent défaut.
Pîn sylvestre. Le pin sylvestre est une essence très répandue. On le rencontre à peu près partout dans les Hautes- Alpes, au midi comme au nord; mais dans ce dernier cas il est confiné aux expositions chaudes où la neige ne séjourne pas trop longtemps, car son jeune plant bien que robuste redoute les froids excessifs et prolongés.
Les altitudes extrêmes auxquelles il habite sont 500 et 1.900 mètres, mais en général il ne s'élève *pas au dessus de 1.200 mètres.
Dans la région où croissent les taillis (arrondissement de Gap, canton de Ghorges, arrondissement d'Embrun) il est essentiellement envahissant et tend à se substituer aux essences feuillues au grand détriment des forêts, car sa végétation est alors rabougrie et les produits qu'il donne, exclusivement propres au chauffage, sont bien • inférieurs, soit comme quantité, soit comme qualité, à ceux que Ton retire des taillis dont il prend la place.
Quelques massifs seulement atteignent dans ces conditions des dimensions suffisantes pour permettre d'utiliser leurs produits comme bois de service, et encore, comme ils ne donnent que de la charpente de mauvaise qualité et des planches noueuses, ils ne sont employés à cet usage que lorsque les circonstance locales ne permettent pas aux habitants de se procurer, dans le commerce, les bois dont ils ont besoin.
Dans la région du mélèze (arrondissements, d'Embrun et de Briançon) il occupe les versants trop chauds et surtout trop secs pour permettre à cette précieuse essence de s'y développer. Sa végétationdevient alors plus satisfaisante, la qualité de son bois s'améliore, les dimensions qu'il acquiert sont plus considérables et les plus beaux arbres qui mesurent de 8 à 10 mètres de hauteur de fût avec un diamètre moyen de 0.50 sont avantageusement débités en planches. Le surplus donne un chaufl'age assez estimé.
Le pin sylvestre se régénère très facilement et peut, dès sa naissance, se passer de toutabri;le mode d'exploi-
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lation ôonnu sous le nom de Tiré et Aire semble être celui qui lui convient le mieux.
Cette essence, qui est très apte à fixer les sols instables, s'élève facilement en pépinière et supporte très bien la transplantation, aussi est-elle employée fréquemment et avec un plein succès aux travaux de boisement des montagnes où onrûlilise, concurremment avec le pin noir, aux plantations à exécuter dans les parties basses àes périmètres.
Llmpôrtahce du pin sylvestre dans les Alpes àoit être appréciée plutôt au point de vue dé la consolidation du sol et du maintien des terrains en pente, qu'au point de vue exclusivement forestier. Dans le premier cas il rend dé très grands services, qu'aucune autre essence ne pourrait rendre à sa place, et, comme tel, il doit être classé parmi les essences alpestres les plus précieuses. Dans le second 6as son utilité est tout à fait secondaire, car les produits forestiers qu'il doniie pourraient avantageusement être remplacés par ceux d'autres essences, et n'ont jamais qu'une valeur minime.
lïêtpé. Le bêtre. assez nombreux dans l'arrondissetnent de Gap et dans les cantons de Ghorges et Savines [arrondissement d'Embrun), ne dépasse guère les limites dô ces circonscriptions territoriales, il fait même absolument défaut dans l'ari'ondissement de Briançon. Croissant à toutes les altitudes, à toutes les expositions et sur tous les sols, pour peu qu'ils soient divisés, cette essence rend dans la région qu'elle occupe d'immenses services en s'opposant au ravinement du sol qu'elle rend plus hygroscopiquepar le terreau qu'elle accumule à sa surface, et auquel elle donne par ces puissantes racines la stabilité superficielle qui lui manque. Aussi le hêtre, de même que le pin sylvestre avec lequel il croît quelquefois en mélange, doit il être considéré comme une des essences alpestres les plus' précieuses, bien que sa production ligneuse n'ait qu'une importance secondaire. La sécheresse et la compacité des sols sur lesquels il croit lé plus souvent, rendent généralement sa végétation malingre et rabougrie et ne lui permettent pas d'acquérir de fortes
(JjLm^nsion&. Il e^t ^,ors traité en, taillis 3tg (Jroduire du. boi$ i,e charbonnage ou des i feuille sert àls^nourriture des moutons pend bois au çhaujïage d.U; four. Toutefois, aux nord, et de Touest et surtout lorsqu'il crc avec le sapin, il forme çà et là quelques ] qyats de futaie, où les arbî:es m^ fûts puiss doniient un l?ois d'iA<lustri,e fprt recl;i.eych^ à Nimes.
La feuille sèche sert de couchage à une de la population des Hautes-Alpçs, et lespi^o q^u.'elle donne sont pour nombre de Cjantc rieurs à ceux que l'on peut retirer du bois..
Slla régénération du h,être sq fait part< et sûrement par 1^ graine, il n'en est pas de provoquée par la taille : les souch,es d^e taill en hiver par l'action de Isl gelée, périssenl lorsqu'on, n'a. pas soin de Jes: couper à, un teur on d,e laisser un rejet snif chacune d'el
Çhêv^^. I^e chêne rouvre. {Quercics roi qui croisse spon^ianément dans lesHàutes-^ ne l'y rencontre -t-on qu'aux expositions c et du sud et à une altitude inférieure à IJ niassif s d,e cette essence constitués par dçs ont généralement un^ étendue peu cobj plant des côtes marneuses ou rocheuses t( souvent même arides, ils ont une végétati< malingre et ne peuvent donner que des f veaux, réservés lors des exploitations, m quelques années après l'exploitation et ne développement insignifiant,^ tandis que d conditions, les arbres que les particul prennent un a^sez beau développement e ont une longévité beaujcoup plus -consid sujets non émondés.
Dans les terrains d'alluvion et à proxi d'eau, on rencontre par piedâ isolés ou pj chênes d'une belle végétation qui peuv( pièces propres au service .
Dans la vallée de la Gyronde, au pied du Pelvoux, et au crfhfluent du Gyr et de l'Onde, sur une côte exposée au midi et à une altitude de 1.200 métrés, on remarque an petit bois d'une dizaine d'hectares peuplé de pins sylvestres et des chêne rouvre, où l'on .peut voir un certain nombre de chênes dont le fût propre au service, mesure sept à huit mètres de hauteur et un diamètre supérieur à 0,60. Cet oasis de grands* chênes dans la région du mélèze constitue une exception qui paraît digne d'une mention spéciale.
Pin à crochels. Le pin à crochets est une essence des régions élevées, où il occupe surtout les-parties qui sont trop froides pour que le pin sylvestre puisse y croître, tout en étant trop sèches pour que le mélèze puisse s'y développer. Sazone d'habitat commence à 1.500 mètres et ne finit qu'à la limite extrême de la végétation. Il est, avec le pin cembro, le dernier représentant de la flore forestjière dans les Alpes françaises où il rend, grâce au tempérament excessivement robuste de son jeune plant et à la facilité avec laquelle il supporte la transplantation, 4*immenses services pour la restauration des zones les plus élevées des périmètres de reboisement.
Espèce voisine du pin sylvestre avec lequel il a même , quelques semblants de parenté, il en est profondément diflFérencié par sonécorce, son port et soh bois.
En effet tandis que le pin sylvestre a une écorce d'une couleur brun-rougeâtre, épaisse, fortement squameuse et largement fendillée, des rameaux puissants d'un jaune roux, donnant lieu de bonne heure à une ramification diffuse, lorsque les arbres ne croissent pas en massif, une cîme en parasol, des aiguilles d'un vert franc et enfin un bois parfait à grain grossier d'une teinte rougeâtre et se distinguant nettement dé l'aubier qui est blanc, le pin à crochets a une écorce î)run-noirâ\re, peu épaisse, à peine squameuseèt finement fendillée, des rameaux grêles, franchement dressés contre la tige au point de donner à l'arbre l'aspect pyramidal, une cîme généralement pointue, une foliaison vert-noir et du bois blanc jaunâtre à grain fin et peu distinct de t'aubier.
Ces caractères sont le plus souvent tellement accentués que par eux Ton peut, à de grandes distances, distinguer un pin sylvestre d'un pin à crochets.
Cette essence que Ton voit à Tétat sporadique dans presque toutes les forêts situées à une altitude supérieure à 1.800 mètres, a son aire spéciale d'habitation confinée dans la partie nord du Briançonnais, où elle forme tantôt seul, tantôt en mélange avec le pin sylvestre, puis le mélèze et enfin le pin cembro, à mesure que Faltitude devient plus élevée, des massifs importants dont les principaux sont ceux de Briançon-Gervières (3.500 h.),Arvieux (1.500 h.), Château -Ville -Vieille (1900 h.), Montgenèvre (920 h.), Névache (2.870 h.) et TArgentière (1.440 h.). Bien qu'habitantdes régions toujours élevées et souvent battues par les vents, où la période active de la végétation est de très courte durée, il se régénère facilement sur de vastes étendues par suite de Tabondance de ses graines et de la robusticité de son jeune plant, qui dès sa naissance résiste aussi bien aux rigueurs du froid qu'aux ardeurs du soleil.
Son développement est Jent et, quoique sa longévité atteigne plusieurs siècles, il n'acquiert jamais de bien fortes dimensions. Sa hauteur en effet ne dépasse guère quinze à seize mètres et son diamètre, à un mètre du sol, soixante centimètres.
Le pin à crochets habite une région où par suite de la rigueur du climat,les bois de feu sont plus recherchés que les bois de service auxquels les difficultés d'enlèvement font perdre la plus grande partie de leur valeur, aussi est-il employé surtout au chauffage, bien que la qualité de ses produits comme bois de service ne laisse rien à désirer.
Pin Cembro. Le pin cembro est le seul pin à cinq feuilles qui soit indigène en France, où il constitue le dernier représentant de la végétation forestière dans les Alpes. Il apparaît à une altitude de 1.800 mètres, végète jusqu'à 2.400 et il n'est pas rare de le voir à des altitudes supérieures cramponné dans des fissures de roches dépourvues de toute végétation.
Nulle part il ne forme à lui seul des massifs de quel importance,et, partout où il est indigène, il vit en mêla] soit avec le mélèze et le pin à crochets, soit par pi isolés, soit par bouquets de quelques hectares au plus
Les cantons des Ayës (forêt de Villard St Pancrace), TAlp (forêt de l'Argentière), de Clos la Somme (forêt Orres) et du Lanzerot (forêt des Grottes), sont sesprii pales stations. ^
Le pin cembro, comme toutes les essences des altitu très élevées, n'atteint pas de très fortes dimensions, il dépasse qu'exceptionnellement 14-16 mètres de haut et 0.50-0.60 de diamètre, à hauteur d^homme. Sa cr sance est très lente et peut se prolonger pendant quî et même cinq siècles.
Sa ramification est puissante et irrégulière; et branches franchement relevées contre le fût lui donr l'aspect ovoïdal.
Son bois léger, à grain fin et homogène et retenant peu de résine après sa dessication, ne fournit qu'un ] de service ou de feu de médiocre qualité. Il est rechei seulement par les menuisiers pour la confection de n blés grossiers.
Cette essence n*a actuellement que peu d'importa dans les Alpes, mais on fonde sur elle de grandes et rances pour le boisement des zones les plus élevées périmètres où elle semble, grâce à sa robusticité à te épreuve qui permet de l'employer aussi bien par voi< semis direct que par voie de plantation, devoir rer les plus grands services à l'œuvre de la restauration montagnes.
Epicéa. L'Épicéa est très rare dans les Hautes-Al où la sécheresse du climat paraît absolument contr à son développement. La forêt domaniale de Bosco et les forêts communales des Grottes et de Guilles dont il forme environ le dixième du peuplement, sont seules où sa végétation est normale; partout ailleurs sujets épars que Ton rencontre ont une apparence ché et malingre.
Employé au début aux travaux de nulle part donné des résultats satisfai
Tremble. Le tremble croît un pe tudes inférieures à 1.400 mètres. Dan devient rabougri et ne donne que des tance ; sur les terrains d'alluvion forr torrentielles et sur les bords des c atteint, surtout dans le Briançonnais, tout en restant sain. Son bois peut al sèment employé comme bois de servi
Tilleul. Les tilleuls, espèces à ^ feuilles, sont très rares dans les Al] sent en forêt que par pieds isolés et une mention spéciale qu'au point de
Orme. Trois espèces à signaler:
effusa) qui croit dans les terrains se( des buissons, Forme champêtre (uli Ton trouve plutôt au bord des ruisse rains plantés de main d'homme qu'en de montagne (ulmus montana) que l'oi isolés dans les parties les plus fertile des taillis. De ces trois espèces, qui rares, l'orme champêtre, dont le boi pour le charronnage, présente seul q
Érable. Le genre érable est r espèces, l'érable sycomore (acer pseï croît que dans les lieux frais et fertil par pieds isolés au milieu des sapins (acer campestris) que l'on trouve e taillis de chêne et de hêtre, et enl d'obier (acer opulifoliiim;, qui végèt les plus arides et jusque dans les rochers. Seul l'érable sycomore peut sions suffisantes pour être utilisé con Les érables champêtre et à feuille des arbrisseaux que des arbres ; ils bois de feu.
Alisier. L'alisier blanc (pirus f Scandinavie (pirus scandina) croisse
dans les massifs de hêtre, ils occupent les mêmes régions et servent aux mêmes usages que lui.
Sorbier. Le sorbier des oiseleurs (sorbus aucuparia), se rencontre fréquemment en sous étage dans les forêts de sapin et dans celles de mélèze, où il reste le plus souvent à l'état d'arbrisseau. Le sorbier domestique (sorbus domestica), qui est cultivé dans les Alpes comme arbre fruitier, n'y croit pas spontanément en forêt.
Frêne. Cette essence n'existe qu'au bord des cours d'eau et sur les lisières des propriétés cultivées, elle n'a aucune importance au point de vue forestier.
Peuplier noir. Le peuplier iloir plus souvent cultivé que spontané est confiné sur les berges des torrents, dans les terrains vagues et sur les bords des chemins, où il est exploité 'en têtards ou par émondage dans le but de produire de la feuille pour la nourriture des moutons pendant l'hiver. Se propageant très facilement par bouture et par plançon , il est fréquemment employé dans les travaux de reboisement pour la création de barrages et de clayonnages vivants et pour la consolidation des parties basses des berges. G'e^t à ce titre qu'il est mentionné ici.
Aune blanc. L'aune blanc croît naturellement dans les terrains marécageux et sur les délaissés et les bords des cours d'eau. Ses produits exclusivement propres au chauffage, n'ont qu'une infime importance au double point de vue de la qualité et de la quantité. Il est avantageusement employé dans les périmètres par voie de plantation, pour le boisement des atterrissement et des parties humides ou simplement fraîches.
Genévrier sabine. Le Genévrier Sabine (Juniperus sabina) se rencontre par pieds isolés, mesurant 5-6 mètres de hauteur et jusqu'à 0,50-0,70 de diamètre, aux abords de la forêt de St Grépin et dans le périmètre domanial d'Espinasses.
Son bois très dense, très homogène, très aromatique et vivement coloré en rouge brun, pourrait donner un excellent bois d'ébénisterie et même de marqueterie.
Arbrisseaux. Les arbrisseaux sont nombreux et variés, et contribuent puissamment, surtout lorsqu'ils
croissent dans les landes, à donner au sol la stabilité superficielle qui lui fait trop souvent défaut ; ils ont à ce point de vue une réelle importance , aussi sont-ils fréquemment employés dans les travaux de reboisement.
Les principaux sont: l'aunâtre vert (alnaster viridis), qui ne croît qu'aux grandes altitudes (1500 " au moins), Tamelancbier commun (amelanchier vulgaris),le coudrier (corylus avellana), Talisier nain (sorbus chamœmespilus), les épines blanches (cratœgus monogyna et oxyacantha) Tépine-vinette (berberis vulgaris), les sureaux noir et rouge (sambucus nigra et racemosa), le fusain à larges feuilles (evonpius latifo^s), le cytise-faux ébénier (cytisus laburnum), le cytise des Alpes (cytisus alpigena), le genévrier commun (Juniperus communis), le nerprun des Alpes (rhamus Alpina), le prunier de Briançon (prunus Brigantiaca), le sumac (rhus cotinus), le saule daphné (salix daphnoïdes), l'hippophaé (hippophaé rhamnoïdes) , la viorne flexible et la viorne d'obier (viburnum lentana et opulilis).
RENDEMENT en matière et en argent des forêU soumises au régime forestier. — prix des bois.
Les bois des Hautes-Alpes sont généralement d'excellente qualité comme bois de service ou d'industrie; malheureusement les difficultés que présente leur transport aux lieux de consommation ou d'embarquement, par suite de la rareté et du mauvais état des chemins forestiers, et surtout par suite de l'absence à peu près complète de chemins reliant les forêts, situées presque toujours dans les parties hautes des montagnes, au réseau fort incomplet du reste des chemins publics carrossables, occasionnent des frais qui, absorbant une grande partie quelquefois même la presque totalité de leur valeur, rendent leur exploitation sinon impossible tout au moins si peu lucrative que le commerce des bois la délaisse. Ces difficultés sont souvent telles que les bois exclusivement propres au chaufi'age, malgré les besoins en bois de feu de cette région où l'hiver est long et rigoureux, sont abandonnés sur place en forêt et y pourrissent.
iomplet de chemins pour la is aucun doute Famélioration doter le domaine forestier reconnaître, dans Fimmense éation, qui entraînerait des m avec les avantages qu'en t être considérée comme un int la réalisation ne peut être irconstances exceptionnelles
) forestier ont une superficie ; 2.045 hectares appartiennent
aux communes*. Tous les s 165 hectares de vides, sont mx principaux massifs, Dur- 45), la production atteint par emier un mètre cube d'une ? le deuxième 2 ™ 500 valant la production du massif de ) la moitié seulement de la me exploitation régulière, constitués: 51.413 hectares
en futaies, 12.369 hectares ires par des vides.
)s dix années 1877-1886 s'est 154 mètres cubes d'une valeur ; taillis à 20.000 stères d'une ui donne par hectare et par ^re de mètre cube 192 et . pour les futaies et de un . pour les taillis, dessus que la production en des est peu considérable, e1 àible en argent est loin de es nécessitent pour frais d€ le faudrait pas pourtant er n'ont aucun intérêt sérieux û
e de 1887.
leur conservation et que leur culture est indigne des soins des forestiers. En effet si les produits tangibles et convertissables en espèces sonnantes et trébuchantes qu'elles produisent sont à peu près sans importance, les services qu'elles rendent en régularisant le régime des eaux, en s'opposant à la formation des torrents et en protégeant les chemins de fer, les routes, les villages et les cultures contre les avalanches de neige et de pierres sont inappréciables. Leur disparition serait une calamité publique qui occasionnerait des dégâts presque irréparables,ou tout au moins qui ne pourraient être réparés qu'en dépensant des sommes dont les revenus équivaudraient à ceux des plus belles forêts de France. A ce point de vue, leur conservation, leur extension et leur amélioration sont réclamées au plus haut degré parTintérèt général. Aussi TEtat doit-il y veiller avec un soin jaloux et même y pourvoir au prix de sacrifices pécuniaires.
Les bois de service ou d'industrie ne donnent lieu à des transactions un peu suivies que dans les environs des forêts de Durbon et de Boscodon, où l'importance des coupes domaniales mises en vente chaque ^nnée et la facilité relative que présente leur vidange, ont amené la création de quelques scieries et d'un marché.
Les cours y font ressortir le prix du mètre cube au quart sans déduction rendu en gare à 28-32 francs pour le sapin et le hêtre, et 18-24 pour le pin.
A ces prix correspondent ceux de 8-12 francs le mètre cube grume en forêt pour le sapin et le hètre,et 5-8 francs pour le pin.
Le prix moyen du sapin, essence qui de beaucoup donne lieu aux transactions les plus importantes, a été pour les 10 années 1877-1886 de 10 fr. 80 c. le mètre cube grume en forêt (prix résultant des adjudications faites dans le cours de cette période décennale).
Partout ailleurs la majeure partie des produits exploités sont délivrés en nature aux habitants, et les rares coupes mises en vente ne trouvent, en l'absence de toute concurrence, qu'exceptionnellement preneurs à des prix
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