‹ Notice sur le Musée botanique de l'Université Laval [microforme]Chapitre 3 sur 8 · SECONDE GALERIE · texte numérisé non relu

SECONDE GALERIE

COLLECTIONS DE BOIS POUR L'ÉTUDE.—Cette galerie renferme toutes les collections de bois pour l'étude. La plus importante de ces collections est sans contrudit celle de nos bois indigènes. Elle se trouve renfermée dans Farmoire de droite, et se compose de tous les végétaux ligneux, de ceux surtout qui peuvent offrir quelque intérêt : tels sont nos bois de charpente, d'ébénisterie, nos plantes tinctoriales, nos arbustes à fruits, nos plantes médicinales, etc. Les échantillons ont six à huit pouces de diamètre, et sont façonnés de manière à faire voir, non-seulement l'écorce dont ils sont revêtus, mais jusqu’à la partie la plus intérieure du tronc, chaque spécimen présentant une coupe longitudinale et une seetion transversale. Cette col-

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lection,, qui date de la fondation du musée, est une des plus complètes que possède l’Université. Chaque échantillon est accompagné des noms français, anglais et latins.

BOIS EXOTIQUES.—L’armoire à gauche renferme tous les bois étrangers au Canada. Là se trouvent 1° üne collection bien nommée de bois européens, donnée à l'Université par M. Alphonse Lavallée, botaniste de Paris ; 2° une collection de tiges nécessaire aux démonstrations botaniques, tels que palmiers, fougères arborescentes, chêne-liége, ete., etc. ; 3° une collection très-remarquable des bois de commerce qui se vendent sur le marché de Liverpool (Angleterre). Elle se compose des bois des Etats-Unis, du Mexique, de Cuba, du Brésil, de l'Afrique, de la Circassie, de l'Australie, ete. Les échantillons, au nombre de plus de soixante, sont étiquetés avec les noms qu’ils portent dans le commerce.

Dans une vitrine, au milieu de la salle, se trouve une collection des bois de commerce qui s’exportent annuellement des ports de Québec.

COLLECTION DE FRUITS PLASTIQUES.—En face de l'armoire qui, contient les bois exotiques, se trouve la collection des fruits plastiques, reproduits avec la plus grande fidélité. Il ne sera pas sans intérêt de dire un mot sur l'origine et la provenance de cette collection. Le but de cette collection a été de contribuer à faire connaître les véritables types auxquels l’on peut rapporter les nombreuses variétés de fruits, et à réformer le catalogue pomologique, si plein d’obscurité. En effet, la nomenclature des arbres fruitiers, et plus particulièrement des pommiers et des poiriers, est devenue un véritable labyrinthe. Les variétés se comptent par centaines ; plusieurs de ces variétés portent quelquefois des noms différents, car on a pu constater que chaque poire a, en moyenne, sept noms différents. Cependant, l’on sait qu’en histoire naturelle, la désignation précise des objets est de première nécessité.

M. Decaisne, professeur de culture au Jardin des Plantes de Paris, et membre de l’Institut, a résolu de débrouiller ce chaos. Secondé par un peintre d'élite, M. Riocreux, il a fait peindre sous ses yeux plus de huit cents dessins, tous relatifs au seul genre poirier. De plus, il a cru devoir recourir à l’expérience. Il a semé une grande quantité de pepins recueillis sur quelques-unes des variétés les mieux: caractérisées, soit par leurs formes, soit par leur coloration. Cette jeune pépinière jointe aux vastes collections d'arbres fruitiers que possède le Jardin des Plantes, collections peut-être les plus riches et les mieux entretenues qui existent, lui ont permis d’entreprendre un ouvrage appelé à rendre de grands services à la Pomologie. Cet ouvrage a pour titre le Jardin fruitier du Muséum ou Iconographie de toutes les espèces et variétés d'arbres fruitiers cultivés dans cet établissement.

Ce même savant, prenant un intérêt tout particulier à notre jeune Université, a bien voulu choisir lui-même les échantillons de fruits artificiels qui devaient composer une partie de notre musée botanique. Ces échantillons, tous étiquetés avec certitude, sont done comme autant de types véritables auxquels l’on peut rapporter ou rattacher ces mille formes diverses produites par la culture séculaire ou par la diversité des climats. L'on y a ajouté certaines formes intermédiaires depuis les fruits les plus gros jusqu'aux plus petits.

Pour éviter ici une énumération fastidieuse, nous nous contenterons de dire que cette collection se compose de pommes, poires, coings, prunes, cerises, abricots, grenade, pêches, groseilles, fraises, figues, etc. À côté de cette dernière collection, et comme complément, se trouve une collection de racines alimentaires modelées. Elle se compose des meilleures variétés cultivées dans les diverses parties de l'Europe. Tous ces spécimens sont faits d’une matière qui durcit avec le

temps; ils représentent de plus le poids de leurs modèles naturels.

COLLECTION D£ CHAMPIGNONS.—“Les champignons constituent une partie importante de la Flore de chaque pays. Ces végétaux offrent à lhornme des substances utiles aux arts, un aliment des plus sains et des plus agréables, mais aussi des yoisons les plus violents. Ces plantes sont en général trop charnues pour pouvoir être placées dans les herbiers. D'un autre côté, leur dessiecation offre beaucoup de difficulté ; cependant leur étude est très-nécessaire, Une collection de

chaätpignons devient donc d’une absolue nécessité dans un

musée botanique. La collection que nous possédons a été faite en Allemagne ; elle se compose de 112 spécimens modelés en carton-pierre et peints d’après nature. Elle se divise en trois groupes: les champignons eomestibles, les champignons suspects, et enfin les vénéneux.

COLLECTION D£ FAUITS NATURELS.=-Dans la même galerie se trouÿg une collection dé fruits naturel: et de graines. Parmi ces fruits, les uns sont nécessaires aux démonstrations botañiques ; les autres sont renommés par leur emploi et leur sage. Ainsi se distinguent entre tous les autres :

Lé fruit du Phytelephas, surnommé Ivoire végétal, à cause dé sa blancheur et dé sa dureté. On le fait servir ässez com-

munément aujourd'hui à la fabrication de différents petits

ustensiles.

Un échantillon d'une espèce de lycopode (Lycopodium lepidophyllum) souvent mentionnée pour la proprieté hygrométrique qu'elle possède.

L'Anastatica Hierochuntica connu sous le nom de Rose de Jéricho, qui croît dans les déserts arides de l'Egypte el de la Syrie, etc. Ces deux plantes sont très-intéressantes. Leurs branches et leurs tiges se resserrent et s’enroulent à l’état sec

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et forment une espèce de balle arrondie que les vents entraînent au loin. Lorsque la plante est plongée dans l'eau ou exposée à une atmosphère humide, ses rameaux s'ouvrent et s'étendent, mais elle sé contracte de nouveau rar l'effet de la sécheresse.

Des cônes de différentes espèces de Pins, de Sapins des diverses contrées du globe, des fruits de palmiers, ec.

Le fruit du Nelumbo (Nelumbium speciosum), plante autrefois sacrée en Egypte, ét qu'on trouve représentée sur presque toùs les monuments antiques de ce pays.

Plusieurs espèces de Cotonniers (Gossypium), qui servent à là fabrication de cette étoffe. Un échantillon de Bois-dentelle

* (Lagetta lintearia), arbrisseau qui croît communément à

Saint-Domingue et à la Jamaïque. Les couches corticales de cet arbrisseau présentent, lorsqu'on les sépare, un réseau qui simule assez bien une dentelle grossière. Des fruits du Cirier (Myrica cerifera), qui fournissent une cire analogue à celle formée par les abeilles, etc., etc.

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