A) CHAPITRE XXXI
1. Jésus-Christ tire des limbes les âmes des patriarches et des prophètes.
2. Le peuple d'Israël rendu à la liberté, quitte l'Égypte, conduit par Moïse. (Exod., chap. xu1.)
8. Dieu délivreAbraham, que les Chaldéens avaient jeté dans les flammes (1).
4, Loth et sa famille quittent Sodome. (Gen., chap. xix.)
contre les habitants de Samos. Enfin, Hérodote (lib. r, cap. 214), Justin (lib. 1, cap. 8) et Valère Maxime (lib. 1x, cap. 10) disent que Cyrus trouva la mort dans une bataille contre les Massagètes. suivant Hérodote, Tomyris, leur reine, lui ayant coupé la tête, la plongea dans une outre pleine de sang en disant : « Quoique « vivante et victorieuse , tu m’as perdue en faisant périr mon fils, « qui s’est laissé prendre à tes pièges ; mais je te rassasierai de sang, « comme je t’en ai menacé ». L’auteur du Speculum a suivi l’opiuion d’Hérodote que sans doute il a prise dans Justin, car il cite plusieurs fois l’historien latin et ne paraît pas avoir connu Hérodote, dont il ne dit pas un mot dans son poëme.
(1) Ego Dominus qui eduxi te de Ur Chaldæorum (Gen. cap. xv, v. 7). Selon l’opinion admise aujourd’hui par les plus habiles interprètes, Moïse a voulu parler dans ce passage de la ville d’'Uren Chaldée, patrie d'Abraham, lequel quitta ce pays pour aller s’établir dans la terre de Chanaan. Cependant comme le mot Ur est un terme hébreu qui signifie feu , quelques commentateurs, ont pensé qu’Abraham ne voulant pas adorer le Soleil, idole des Chaldéens, ceuxci le jetèrent dans les flammes, et qu’il ne dût son salut qu’à l’assistance de Dieu qui le délivra. L'auteur du Speculum a adopté cette dernière version.