‹ Notice sur les Anthozoaires des côtes de la CorseChapitre 10 sur 18 · X. — Balanophyllia rTAUCA Mich · texte numérisé non relu

X. — Balanophyllia rTAUCA Mich

Caryophyllia italica Michelin 1841 ; Icon, ZoopL

Balanophyllia italica Milne- Edwards et Haime 1848 ; Ann, Se. Nat. , Zool.

Balanophyllia verrucaria Milne-Edwards et Haime 1860 ; Coralliaires.

Je n'ai trouvé cette espèce que dans une seule région : les fonds coralligènes, qui entourent le Cap Corse, par 30 à 60 mètres de profondeur. J'ai recueilli, en plusieurs dragages, cinq exemplaires, dont un de grande taille^ privé de son polype, et quatre vivants, de dimensions moyennes.

Ces exemplaires ne se ressemblent pas de tous points. Deux ont vraiment les caractères typiques de B. italica. Un autre, par son ouverture calycinale ovalaire et comprimée vers son milieu en forme de 8, par la possession d'une épithèque sur sa base, présente les particularités propres à B, verrucaria. Les deux derniers font la transition entre ces extrêmes.

D'après ces faits, B. verrucaria doit disparaître comme espèce distincte et séparée de B. italica. Milne-Edwards et Haime l'ont créée d'après un échantillon venant de Corse, et l'ont rapportée au Mwirepcyria verrucaria de Pallas (Elenchus zoophytorum, 1766). Hs lui ont donné pour caractères prédominants : une épithèque assez

développée, et une ouverture calycioale serrée eo son milieu de manière à avoir l'aspect d'un 8. Or, j'ai recueilli, en Corse même, un individu conforme à cette description ; mais j'ai trouvé aussi d'autres exemplaires, montrant avec moins d'intensité des dispositions similaires, et effectuant un passage vers les B. italica typiques. En somme, B. verrucaria n'est pas autre chose qu'un B, itcUica dont la muraille est comprimée latéralement, surtout vers le haut, et dont l'épithèque remonte jusqu'au milieu du calyce. Du reste, les caractères tirés de l'extension prise par l'épithèque n'ont pas grande importance chez les Balanophyllies. Ainsi, dans une autre espèce, la B. reifia Gosse, il n'est pas rare de trouver, parmi les individus, certains polypiers dont l'épithèque recouvre la muraille entière, certains autres dont elle revêt seulement la moitié inférieure, et même quelques-uns où elle se borne à occuper la base.

Cette notion, que j'affirme d'après des exemplaires recueillis sur les lieux d'où provenait le B, verrucaria des auteurs, a été pressentie par G. von Koch (Morphologisches Jahrbuch, 1892). Ce naturaliste s'exprime ainsi : (( Le B. verrucaria est peut-être identique au B. italica. )) 11 commence par cette phrase une intéressante étude sur les assemblages que ces polypiers font parfois par s^ggrégation, c'est-à-dire par juxtaposition d'individus voisins et d'abord séparés.

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