‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 123 sur 211 · Hibiscus tiliaceus (Linnée · texte numérisé non relu

Hibiscus tiliaceus (Linnée

Arbre de 10 mètres, diamètre 30 à 40 centimètres; tronc court.

Écorce cendrée ; cime ample, arrondie.

Rameaux brunâtres, conservant longtemps les cicatrices des feuilles et des stipules annulaires.

Ramules, pétioles, pédoncules, calicule et calice pubescents, cotonneux.

Belles feuilles alternes, en cœur, longuement pétiolées ; pétiole long de 8 à 10 centimètres, cylindrique ; limbe terminé en pointe, long de 12 centimètres, large de 14 centimètres, obtusément crenulé, velouté,

blanchâtre en dessous, mince; nervures palmées-pennées, saillantes en dessous.

Fleurs en panicules très-lâches, pauciflores, pédicellées; calice double, l'extérieur (calicule) plus court que l’intérieur, a dix petites dents; l'intérieur a cinq dents lancéolées, aiguës. Corolle large de 8 centimètres, d’un beau jaune, maculée de pourpre dans le fond.

Capsule sèche, veloutée, s’ouvrant en cinq valves.

Graines nombreuses, petites, réniformes.

Cultures et lieux humides.

Lorsque les jets ont atteint la grosseur du bras, les indigènes enlèvent des anneaux d’écorce d’une hauteur de 10 centimètres. Il se forme alors, sur les deux plaies, des bourrelets qu'ils enlèvent pour les manger. A cet effet, ils les exposent sous des cailloux chauffés, où ils se dessèchent et deviennent cassants. Ces morceaux d’écorce épaisse ainsi préparés ne sont pas désagréables au goût.

Il est très-abondant à Taïti au bas des ravins humides, surtout de ceux où circule un courant d’eau, au-dessus duquel les branches des deux rives se croisent et supportent des fougères et des orchidées parasites. De beaux jets de la grosseur du bras sont employés en chevrons d’une grande légèreté. L’écorce sert à faire des liens trèssolides.

Charronnage.

Le bois, tendré, plus foncé que celui du noyer, débité en planches, sert aux ouvriers européens de Taïti à faire des embarcations trèslégères.

80. — Thespesia populnea (Gorrea). — Bois de rose de l'Océanie.

Arbre peu élevé ; tronc court, souvent tourmenté.

Écorce épaisse, noirâtre, rugueuse.

Cime arrondie, dense.

Tronc à écorce brunâtre, rugueuse.

Belles et grandes feuilles alternes, en cœur, longuement pétiolées, nie en dessus, ternes en dessous, molles.

Grandes fleurs jaunes en grappes terminales semblables à celles du cotonnier, à calice cupuliforme, entier, coriace.

Fruit capsulaire, marron, coriace, de la grosseur d’une petite noix, comprimé verticalement.

Graines nombreuses, anguleuses, un peu plus grosses que des têtes d'épingles.

Cette espèce, qui se trouve exclusivement sur les rivages et qui est très-recherchée dans toutes les îles où descendent les Européens, devient aussi rare en Nouvelle-Calédonie qu’à Taïti et dans touté l'Océanie.

Aubier blanc, épais, bois noirâtre, quelquefois à teinte violacée.

Bois léger, très-facile à travailler, grain fin. Répand, quand il est travaillé vert, une odeur de rose poivrée qui disparait avec le temps.

Recherché pour travaux d’ébénisterie.

Étant verni, l’aubier prend une belle couleur jaunâtre, et le bois une couleur noire à reflets fauves. L’aubier irrégulier des arbres noueux et tourmentés se prête à la formation de dessins blancs sur le fond noir du bois, lorsqu'on l’emploie en raccords symétriques. ,

Densité : maximum 0,732, minimum 0,590. ;

moyenne (0,671.

Sterculiacées.

Page 1