Montrouziera robusta (Vieillard
Arbre de 10-mètres, tronc court de 30 centimètres de diamètre.
Cime diffuse, cendrée, branches horizontales et même un peu inclinées vers le sol.
Rameaux gros, écorce cendrée.
Feuilles alternes, rapprochées au sommet des rameaux, obovales, 7 centimètres sur 16, atténuées à la base en un pétiole court, épais, comprimé ; limbe à marges irrégulières, légèrement ondulées ou roulées, portant quelques petites dents éloignées, sous forme de petits points noirâtres ; glauques en dessous, épaisses ; pennées, nervure médiane ponctiforme au sommet, veinules réticulées peu visibles.
Fleurs presque sessiles au-dessous des feuilles, pendantes, en cloches comme une petite tulipe, longueur et largeur 4 centimètres, d'un jaune très-päle. Involucre composé de trois ou quatre écailles, petites, coriaces, concaves, imbriquées avec quatre ou six écailles calicinales plus grandes, cinq pétales longs, charnus.
Etamines à filets larges, planes, de la longueur de la corolle.
Fruit sphérique de la grosseur d’une petite pomme, reposant sur le calice persistant.
Sols ferrugineux, lieux élevés.
93. — Calophyllum inophyllum (Linnée). — Tamanou (nom de Taïti). — Pitt
| (nom indigène).
Bel arbre ne venant que sur le bord de la mer, très-grand et trèsgros, mais généralement tourmenté et dont le tronc se divise près du sol.
Écorce assez épaisse, fendillée en damier.
Feuilles opposées, serrées en tête, ovales-allongées, 5 centimètres sur 15, entières, luisantes, coriaces, à fines nervures parallèles, normales à la ligne médiane (écartées de 1 millimètre environ).
Fleurs blanches, en grappes opposées en croix, à odeur de tilleul.
Fruit plus gros qu'un œuf de pigeon, sphérique, recouvert d'une pulpe peu épaisse, jaunâtre, noyau ligneux, amande volumineuse, renfermant un suc jaunâtre. Noix donnant une huile très-bonne pour l'alimentation. Les amandes sont employées par les indigènes pour engourdir les poissons. — Exposées au feu, elles leur donnent une peinture noire à l'aide de laquelle ils se dessinent des tatouages sur le visage lorsqu'il se préparent au combat.
L'huile passe pour être très-bonne pour tremper les outils.
Résine jaune verdâtre, d'une odeur agréable, qu'il y aurait intérèt à étudier
Aubier peu épais, un peu pâle dans les jeunes arbres ; bois rosé, brunisnissant dans les arbres plus âgés, tout à fait brun dans les racines.
Bois dur, veiné, fibreux, très-bon.
Fibres fines, en gros faisceaux ondulés, décrivant de très-longues spires s'élevant en sens contraire et par couches, concentriques. Ces fibres s’entrecroisent davantage dans cette espèce que dans le tamanou de montagne (n° 94), qui est moins difficile à travailler. Celui-ci est difficile surtout à raboter, il s’écaille facilement sous l'outil.
Magnifique bois d'ébénisterie, excellent pour la menuiserie, le charronnage, etc. |
Très-beau étant verni, fond jaunätre, soyeux, larges veines rouges sur le bois jeune, brunâtres sur le bois vieux et les racines.
Densité : maximum 0,988, minimum 0,905.
moyenne 0,924.
94. — Calophyllum montanum (Vieillard). — Tamanou de montagne. — Pio (nom indigène).
Arbre très-grand et très-droit, 15 à 20 mètres sous branches, diamètre 80 centimètres.
Assez abondant à la baie du Sud, dans les endroits élevés.
Écorce noirâtre, rugueuse, profondément crevassée, offrant partiellement de petites plaques ou exsudations d’une gomme résine hyaline, d’un jaune verdâtre. Cette résine possède une légère odeur parfumée très-fine, et mérite d’être étudiée.
Rameaux dressés, les jeunes striés, aplatis, comme tomenteux, ramules quadrangulaires.
Bourgeons pubescents.
Feuilles quaternées au sommet des rameaux, opposées, brièvement pétiolées, allongées, 4 centimètres sur 15; luisantes, à fines nervures latérales parallèles très-rapprochées, normales à la nervure médiane, canaliculées.
Fleurs en panicule terminal, blanches, petites, de la grandeur de celles du merisier, à odeur de tilleul.
Fruit de la grosseur d’une moyenne prune, violet terne, pulpe peu épaisse, enveloppe interne ligneuse ; une grosse amande. Fruit longuement pédicellé, couronné par le style persistant.
Sols ferrugineux, dans les futaies, assez abondant dans la baie du sud, dans les endroits très-élevés.
Cette espèce ne diffère en résumé de la précédente que par une taille plus élevée, ses feuilles aussi longues, mais beaucoup plus étroites et surtout par les fruits plus petits et violets.
Aubier peu épais, moins coloré que le bois, qui est rougeûtre et veiné. Les fibres rouges, fines, apparentes, sont réunies en gros faisceaux ondulés qui décrivent de très-longues spires, s’élevant en sens contraire et par couches concentriques. Cette disposition contribue à donner au bois sa belle apparence, mais elle le rend assez difficile à travailler. Elle se retrouve à un plus haut degré dans le tamanou ordinaire (n° 93) dont elle rend le bois plus jo encore, mais aussi beaucoup plus difficile à mettre en œuvre. !
Bois dur, très-solide, s’écaillant aisément sous le rabot, fend facilement sous le clou.
Se conserve très-bien.
Très-bon pour le charronnage (sauf l'action des clous), l’ébénisterie, la menuiserie fine, la charpente. S'emploie pour les mâts des petits bateaux côtiers.
Très-beau étant verni, aspect soyeux, veines rouges, fond un peu jaunâtre.
Densité : maximum 0,908, minimum 0,893.
95. — Garcinia collina (Vieillard). — Faux houp. — Mou (nom indigène) .
Arbre de haute futaie, diamètre 60 centimètres.
Écorce d’aspect marron, à suc jaunâtre, assez rugueuse, mince, 3 millimètres.
Cime arrondie, branches opposées, disposées en croix, ramules quadrangulaires. |
Feuilles opposées, brièvement pétiolées, amplement ovales, aiguës aux deux extrémités, 4 centimètres sur 15, rougeàtres au moment de leur développement, luisantes en dessus, penninerviées, à nervures saillantes des deux côtés.
Fleurs sessiles, en faisceaux sur les rameaux, roses, de la grosseur d’un pois, à quatre pétales.
Fruit charnu, de la grosseur d’une petite prune, comestible,
Sol ferrugineux, commun.
Bois blanc léger, tendre, sans aubier.
Suc jaune, gomme d’un beau jaune, en partie soluble dans l'eau.
Se travaille bien.
Se conserve mal.
Peut s’utiliser pour l'emballage.
Bois jaune, de teinte uniforme étant verni.
Densité : maximum 0,782, minimum 0,700.
moyenne 0,739.
— 9224 — in
96. — Discostigma Viliensis (Asa Gray). — Bambaï (nom indigène).
Petit arbre.
Ramules tétragones.
Écorce à épiderme grisâtre, s’enlevant en couches minces foliacées ; intérieur jaunâtre, épaisseur moyenne, 6 millimètres.
Feuilles opposées, à peine pétiolées, largement lancéolées, 3 centimètres sur 6, blanches en dessus: nervures pennées, peu visibles, à peine saillantes en dessus, moins en dessous.
Fleurs axillaires, solitaires, brièvement pédonculées.
Fruit globuleux, de la grosseur d’une petite cerise,
Plaines des terrains ferrugineux.
Aubier jaunâtre, bois un peu rougeûtre, teinte verdâtre à la séparation. Bois assez dur. Grain assez fin, Menuiserie.
Densité : maximum 1,035, minimum 0,993.
moyenne 1,018.
97. — Discostigma corymbosa (Pancher et Sebert). — Vermoui (nom indigène).
Arbre assez grand, dioïque.
Cime arrondie, dense, d’un vert pâle.
Ramules jaunâtres, tendres ou herbacés, comprimés et non tétragones.
Écorce à épiderme blanchâtre, blanche intérieurement, lisse, épaisseur moyenne 6 millimètres.
Feuilles opposées, brièvement pétiolées, amplement ovales, 4 centimètres sur 9, lisses en dessus, coriaces, penninerviées, nervures parallèles, fines, nombreuses, saillantes des deux côtés.
Fleurs mâles, terminales, ternées, brièvement pédonculées, carnées, de la grosseur d'un pois ; étamines nombreuses, sessiles, ovaire nul.
Fleurs femelles en corymbes.
Baie globuleuse, verdâtre, de la grosseur d’une petite prune.
Quatre graines obtusément triangulaires, brunes.
Abondant dans les forêts.
Bois blanc jaunâtre, tendre, grain assez gros.
Se travaille bien, cassant.
Est vite attaqué par les vers s’il n’est pas débité de suite, ne se conserve que bien abrité.
Laissé dans son écorce 1l tombe en poussière. Bon pour la grosse menuiserie.
Olacinées.