Phyllanthus Billardieri (H. Baillon
Petit arbre de 7 à 10 mètres.
Écorce d'aspect cendré.
Cime diffuse, étalée, trèsrameuse.
Feuilles alternes, très-brièvement pétiolées, ovales, allongées, 3 centimètres sur 10, penninerviées.
Fleurs très-petites, en pelits faisceaux sessiles, dans les aisselles des feuilles.
Capsule petite, de la grosseur d’un pois, comprimée, à 3 ou plus souvent 5 loges.
Graines petites, anguleuses.
Arbre assez commun à Taïti et dans l'Océanie, mais assez rare à la baie du Sud. |
Écorce à coùche épidermique blanche, s'enlevant facilement er feuillets ininces ; couche inférieure noirâtre, 4 mülim.
Aubier épais, rouge, à texture peu différente du bon beis,
Bois rouge, noirâtre au cœur.
Très-bon bois, facile à travailler,
Bon pour le tour.
Densité : maximum 0,759, minimum 0,752, moyenne 0,755.
&ots DE LA N.-C. €6
Anacardiacées.
120. — Semecarpus atra (Vieillard et Deplanche). — Nolé (rom indigène). — Rhus atra (Forster). — Oncocarpus Viliensis (Asa Gray).
Arbre de moyenne hauteur, tronc droit, généralement peu élevé.
Écorce grise.
Cime arrondie, épaisse, branches dressées, très-rameuses, d'un vert pâle.
Feuilles alternes, rapprochées, brièvement pétiolées, oblongues, 10 centimètres sur 25, ou obovales, fréquemment arrondies au sommet, Juisantes en dessus, blanchâtres en dessous, penninerviées.
Panicules terminaux très-rameux, couverts d'un auvet fauve ainsi que les fleurs. Fleurs très-petites, les femelles moins nombreuses, sur des pédicelles plus courts.
Fruit assez gros, en forme de rognon, dont la base est enfoncée dans une cupule comprimée, pourpre ou blanche, comestible, ainsi que l’amande crue ou grillée. Maturité de janvier en mars.
La coquille renferme des gouttelettes d’une huile très-caustique comme celle de la noix d’acajou ou de cajou. Les indigènes recherchent le fruit; écrasé dans l'eau il donne une boisson analogue au cidre. |
Commun dans tous les sols.
+ Écorce grisâtre, subéreuse, imprégnée d’un suc blane laïiteux, qui noircit à l’air et se transforme en une laque noire brillante, qui est un poison connu des indigènes et donne avec l'eau une belle teinture noire.
Le suc de cet arbre, quand on l’exploite, donne à quelques tempéraments, qui sont heureusement en petit nombre, des éruptions cutanées assez diffi-
- ciles à guérir, le remède le plus simple estune couche de poussier de charbon qui fait détacher la croute du douzième au quinzième jour.
Bois mou et poreux, très-léger, assez difficile à travailier, mais se creusant facilement et recherché pour les pirogues.
Les troncs sccs de cet arbre renferment les larves du Mallodon costatus que mangent les indigènes.