jlelalzuca viridiflora (Goertner). — Niaouli
Arbre atteignant 15 mètres, droit dans les terrains humides, noueux et contourné dans les terrains secs exposés aux incendies et aux vents.
Cime diffuse, d’un vert sombre, à l'aspect cendré rappelant celui de l'olivier.
Écorce blanche, épaisse, écuilleuse, reconnaissable de loin.
Feuilles alternes, étroitement lancéolées, atténuées en un court pétiole à la base, 2 centimètres sur 8, sèches, coriaces, à nervures pazallèles, à limbe vertical et non horizontal, odorantes et donnant par la distillation une essence ayant les qualités de celle de cajeput. |
Fleurs d’un jaune paille, en épis denses, terminaux, étamines saillantes très-nombreuses. En janvier et en juin.
Fruits capsulaires, sessiles, rapprochés en grand nombre sur les rameaux déuudés, de la grosseur d’un pois, tronqués au sommet par où ils s'ouvrent,
DST
Graines très-légères et très-fines.
Arbre très-aboudant, constituant l’essence dominante de la Nouveile- Calédonie, se multiplie abondamment par les graines.
Écorce épaisse formée d'une quantité de couches très-minces que l'on peut
séparer aisément, pouvant servir à couvrir et à tapisser des cases, à faire des torches, etc.
Bois blanc, dense, de bonne qualité, imitant celui du poirier, mais souvent
peu utilisable parce que les arbres sont très-tourmentés par le vent et surtout par suite des incendies allumés par les indigènes.
Très-bon pour le charronnage, les moyeux, les blocs d'enclume, établis, ete., pouvant donner des courbes pour la marine.
Densité: maximum 0,708, minimum 0,658, moyenne 0,684.
447. — Spermolrpis qummifera (A. Brongniart et Gris). — Chène-somme.
Arbre très-grand et très-gros, atteignant deux mètres de diamètre.
Ecorce d'aspect rougeätre.
Cime arrondie, très-large. Ramules tétragones.
Feuilles opposées, pétiolées, amples, plutôt rondes qu'ovale:, 10 cent. sur 13, entières, luisantes en dessus, finement ponctuées en dessous, épaisses, cCoriaces, penninerviées, fleurs ternées, sessiles.
Pédoncules axillaires au sommet @es ‘rameaux, long de 5 cent., aplatis, portant de une à trois fleurs sessiles, blanches, de la grosseur d’un gland, 10 millim., étamines nombreuses, floraison de novembre à janvier.
Capsule cupuliforme, à paroi épaisse, s’ouvrant au sommet et laissant échapper une ou deux graines semblables à des grains de poivre, dures, brunûtres.
C'est une des espèces trop peu nombreuses de cette famille qui croissent en grands massifs ; elle vient dans les sols ferrugineux de la partie S.-E. de la Nouvelle-Calédonie.
L'exploitation complète et simultanée de grands espaces couverts de cette essence a l’mconvénient d'exposer les jets des tiges coupées aux vents violents qui les brisent lorsqu'ils atteignent la hauteur d’un mètre environ.
Écorce rougeätre, filamenteuse, épaisse, s'enlevant facilement par incision en grandes plaques, sur toute la circontérence de l'arbre, et formant ainsi de grands panneaux, excellents pour la construction de cases et de toitures.
me
Exsudation partielle plus ou moins abondante d'une gomme nairûtre, cassante ; À étudier.
Bois dur, solide, fibreux, rougeûtre.
On trouve souvent, surtout dans les vieux arbres, des roulures ou fis- .
sures concentriques dans lesquelles s’infiltre la résine, puis qui deviennent. le siége de pourriture sèche et s'opposent au débit du bois en planches. Ces roulures paraissent dues aux atteintes du feu lors des incendies périodiques allumés par les indigènes, car on les trouve principalement sur les arbres de la lisière des forêts ; toutefois cette remarque mérite confirmation.
Bois se travaillant bien.
Incorruptible à l’eau.
Bon bois de charpente et de membrure ; bon bois de menuiserie quand il est sec.
Assez joli étant verni, d'un jaune rougeäûtre.
Densité : maximum, 1,120 ; minimum, 0,856 ; moyenne, 0,991.
148. — Xanthostemum rubrum (A. Brongniart et Gris).— Monpou (nom indigène).
Arbre assez grand.
Cime arrondie, dense.
Feuilles alternes, rapprochées au sommet des rameaux, entières, obovales, 35 millim. sur 80, légèrement échancrées, glauques en dessous, nervures pennées, à peine apparentes.
Fleurs axillaires au sommet des rameaux, pédonculées, solitaires ou géminées, grandes, rouges ; pétales élégamment disposés en coupe, étamines nombreuses. En juin.
Capsule coriace, de la grosseur d’une petite prune, s’ouvrant en quatre ou cinq valves. Graines nombreuses, très-fines, aplaties, jaunâtres.
Sols ferrugineux.
L'un des bois les plus durs du pays et d’une très-longue durée d'après les indigènes.
On rencontre dans les mêmes sols le Xanthostemum pubescens à ramules et jeunes feuilles pubescentes, à fleurs jaunes plus ouvertes, moins élégantes, arbre plus grand dans ses proportions.
Ecorce veinée, 5 millim., rougeâtre à l'intérieur; couche épidermique grisâtre, rugueuse, très-fendillée.
Aubicr blanc, un peu rougeâtre, assez épais.
Bois rougeâtre, très-dur.
Bois fibreux, flexible, pores allongés.
Bon pour charronnage.
Assez joli étant verni, brun jaunätre, pores allongés noirätres.