Cerbera manghas (Linné). — Boulé (nom indigène
Arbre de 40 mètres, diamètre 30 à 0 centimètres, Cime épaisse d’un beau vert laiteux.
Écorce blanchâtre découpée en dés.
Feuilles alternes vers le sommet des rameaux, pétiolées, consistantes, pétiole long de 4 à 5 centimètres, canaliculé, limbe oblong ou longuement lancéolé, 4 centimètres sur 18 à 22, atténué à la base, plus ou moins aigü au sommet, à nervures pennées saillantes, formant des angles très-ouverts avec la nervure-médiane, réunies en arc à leur sommet, près des bords.
Fleurs disposées en corymbes terminaux, grandes, blanches, noircissant vers le soir; calice très-petit; corolle à limbe court, limbe à cinq divisions inéquilatérales, large ; deux ovaires uniovulés.
Fruit de la grosseur d’un œuf de poule, noirâtre, charnu. Noyau très-fibreux, coriace, renfermant une grosse amande, L’enveloppe charnue est à étudier au point de vue industriel.
Il est très-commun dans les iles de l'Océanie, où il a produit plusieurs variétés, qui ne diffèrent que par la forme et la longueur du tube de la corolle. Les feuilles et les fruits ne varient pas.
Bois blanc, à grain fin, assez dur.
D'après M. Vieillard, c'est à tort que les Européens regardent cet arbre comme vénéneux.
Lorsqu'il est en contact avec l'air soit par l'effet de branches déchirées ou coupées, soit par l'enlèvement de l'écorce, il acquiert, avec le temps, une belle teinte noire. On pourrait peut-être obtenir cette teinte en le plongeant dans des eaux vaseuses. ,
Se travaille assez bien.
Se tourmente beaucoup en séchant.