‹ Notice sur les calamariéesChapitre 12 sur 44 · LE · texte numérisé non relu

LE

GALAMODENDRÉES.

14008 39 Den ance. Les EF AN ETRERS portant les numéros 1 à 4 ent des anciennes recherches faites au Bois-Saintin, près Autun, pour l'exploitation de l’anthracite.

Bornia esnostensis n. sp.

(PI. I, fig. 1 à 10.)

fs Tous les paléontologistes qui se sont occupés des Bornia sous différents noms, Brongniart (1828-1836), Gœppert nr 852), Rœmer (1854), Ettingshausen (1866), Stur (1875), etc., | ï se 8 sont accordés pour les ranger parmi les plantes Lips … games, à côté des Calamites. Cependant certaines empreintes | accusent un relief dans les côtes et une profondeur dans || Lave peu compatibles avec les faisceaux vasculaires si grêles des Calamites, et souvent elles ont conservé une | à épaisseur de houille, indiquant une organisation beaucoup plus ligneuse que celle des plantes que nous avons signalées Fe ins notre première section.

5 L'étude d’autres échantillons que nous avons recueillis se lans le gisement d'Esnost et que nous avons cru pouvoir È rapporter également aux Bornia avec une très grande vraisemblance, leur attribue une organisation supérieure à | celle des Calamites, et les rapproche des Arthropitus. Ér Comme nous l'avons dit, le gisement d’'Esnost forme une bande dirigée du nord-est au sud-ouest, enclavée dans Le es tufs orthophyriques de l’époque du Culm. | fe Nous avons rencontré une empreinte de Bornia silicifié S d ans un fragment détaché de ces mêmes tufs. L’ancienneté RE de ce gisement est confirmée par la présence d’écorces et GA de tiges silicifiées de Lepidodendron à structure identique He à celle du L. rhodumnense et par des empreintes houillifiées =. de Cardiopteris polymorpha.

Lastructure interne des Bornia était absolument inconnue avant la découverte d’un fragment de tige, qui avait servi à empierrer la route d’'Esnost à Reclesnes, et dont nous

avons tiré les préparations représentées en partie fig. 1 ab epl lt

Sur une coupe transversale d'un fragment de Bornia, le cylindre ligneux, assez développé, mesure vingt-trois millimètres et entoure une moelle volumineuse ; le diamètre de la tige dépourvue d’écorce devait atteindre cinq à six centimètres. Le cylindre ligneux est continu, formé de lames rayonnantes de trachéides comprenant une à quatre files juxtaposées en épaisseur.

Les coins de bois sont munis, vers leur extrémité médullaire, d’une lacune aérienne (pl. IT, fig. 1, 2), mais ne sont pas séparés par des lames cellulaires ou fibreuses comme ceux des Arthropitus et des Calamodendron; à chaque articulation ils forment un léger relief saillant du côté de la moelle. Les lacunes aériennes sont distantes les unes des autres de trois à quatre millimètres, mais les coins de bois sont arrondis à leur extrémité et l'empreinte qu'ils auraient produite serait assez analogue au Bornia taticostata Ettingsh. !

Les trachéides portent sur les faces latérales de fines ponctuations aréolées, disposées en files verticales sur un à trois rangs et en alternance; le pore est elliptique et son grand axe incliné de 45 degrés environ sur celui de la trachéide. Les files de trachéides sont séparées par des rayons médullaires composés de une à vingt-trois cellules en hauteur, et une rangée, quelquefois deux, en épaisseur; ces cellules peuvent atteindre 0""22 de longueur et 0®#06 de largeur; elles présentent donc le caractère essentiel des cellules des rayons ligneux des Arthropitus et des Calamodendron, qui est d’être plus hautes que larges. Au contact des trachéides, elles sont marquées de ponctuations larges, irrégulières, disposées quelquefois en réseau. Leurs parois

1. Foss. F1. d. Mahr. Schles. Dachsch. (Denkschr. Akad. Wiss. Wien, XX V), pl. IIT, fig. 1.

mulent u une sr JE dichotomie.

ir o ne

marquées de ponctuations à bore shptque ie et AARASCERT sur une ou

ne certaine distance de la tige, par conséquent plus s. Dans la figure 6 on peut voir, en c, la couche de liber zone génératrice qui entourent le cylindre ligneux. L'écorce des racines et des tiges est inconnue.

Bornia laticostata ETTINGSHAUSEN.

Dans le Bornia laticostala, espèce connue seulement à l'état d'empreinte, les côtes sont convexes, épaisses, les silons très larges. On y remarque de nombreuses stries longitudinales.

Provenance. — Ardoises du Culm, près de Meltsch, en Moravie.

L'espèce suivante silicifiée, dont les coins ligneux sont très épais, se rapproche sans doute de celle-ci, mais comme l'identification n’est guère possible, nous avons préféré la décrire sous le nom de Bornia latixylon.

Bornia latixylon n. sp.

De nouveaux échantillons, recueillis dans cette localité, nous ont prouvé que les tiges de Bornia pouvaient atteindre des dimensions assez considérables. Sur l’un d’eux, les distances des lacunes qui accompagnent les coins de bois sont distantes de six à sept millimètres; les coins de bois sont beaucoup plus épais que dans l'espèce que nous avons décrite. Dans le sens du rayon, ils mesurent près de six centimètres de longueur. Les rayons cellulaires primaires, ceux qui séparent les coins de bois, ne sont pas plus distincts que dans le B. esnostensis ; les rayons secondaires ligneux sont formés de cellules à sections rectangulaires deux fois plus hautes que larges, disposées très régulièrement en files radiales, sur deux ou trois rangées en épaisseur.

Les parois des cellules en contact avec les trachéides ponctuées sont vaguement réticulées.

Sur une coupe tangentielle faite près de l'extrémité interne des coins ligneux, on reconnait facilement qu'ils ne se séparent pas en deux branches, comme chez les Arthropitus, à chaque articulation; les coins ligneux font seulement une lègère saillie du côté de la moelle, et sont

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réunis entre eux dans cette région par des bandes de trachéides qui s'étendent d’un coin au voisin; à une distance plus grande de la moelle, ils ne sont plus séparés que par des rayons cellulaires un peu plus épais que ceux qui existent à l'intérieur de chaque coin. Les tiges silicifiées d'Esnost présentent donc bien le caractère essentiel des Bornia, d'avoir les coins ligneux continus non alternants d'un entre-nœud au suivant.

Sur le fragment étudié, les cordons foliaires partent de la région interne des coins ligneux à chaque articulation, et les parcourent horizontalement dans leur milieu pour se porter au dehors.

Il y à donc autant de cordons foliaires que de coins ligneux.

Les rameaux, disposés en verticille, sont placés de trois en trois coins de bois sur quelques articulations du même - fragment.

Graines.

Gnetopsis esnostensis n. sp.

Dans les échantillons qui renferment des fragments de tiges et de racines que nous attribuons aux Bornia, se trouvent des graines ovoides mesurant trois millimètres et demi de longueur, à section longitudinale elliptique surmontée d'un bec micropylaire (pl. I, fig. 8 à 12). La section transversale est également elliptique; le grand axe possède deux millimètres et demi de longueur, tandis que le petit atteint deux millimètres. Elles étaient bicarénées, comme le montrent des coupes transversales faites dans la région micropylaire (fig. 9).

Le tégument est formé de deux enveloppes : l’une, intérieure, endotesta, composée de cellules allongées dirigées suivant le grand axe de la graine, à parois épaissies et

portant de nombreuses et fines ponctuations : l’endotesta est formé de plusieurs assises de ces cellules qui s’entrecroisent; l’autre, extérieure, sarcotesta, le plus souvent détruite; les cellules qui la constituent sont à parois minces, polyédriques et marquées de réticulations très déliées; deux faisceaux vasculaires la parcourent suivant les carènes en partant de la chalaze.

Rarement le sac embryonnaire est conservé; sa paroi est généralement déchirée et flotte dans la cavité.

La forme et la grosseur de ces graines se rapprochent de celles que nous décrirons plus loin et que l’on rencontre au milieu d'épis d’Arthropitus ; jusqu'ici nous n'avons trouvé dans les quartz d'Esnost aucune plante phanérogame à laquelle on pût rapporter ces graines.

Le même fait se représente pour les couches du Culm de la Baconnière dans la Mayenne, dans lesquelles on rencontre assez fréquemment de petites graines, Gnetopsis primæva, cylindriques, mucronées au sommet, quelquefois costulées, mesurant les unes 4"%5 de longueur et 1°*7 de diamètre, les autres près de 7 millimètres de longueur sur 3 millimètres de largeur, dans les mêmes bancs que des rameaux et des feuilles de Bornia, sans aucune autre plante phanérogame.

Les graines d'Esnost peuvent rentrer dans notre genre

Gnetopsis.

Nous les désignons sous le nom de Gnelopsis esnostensis, en les rapportant aux Bornia jusqu'à preuve contraire.

Genre Arthropitus GOEPPERT.

Les plantes qui font partie de ce genre ont souvent atteint des dimensions considérables. La tige et les rameaux sont articulés : la distance des articulations varie beaucoup suivant les espèces, depuis un centimètre (4. approæimata) jusqu’à quinze à vingt centimètres (4. major) et aussi avec

ni feuilles, souvent

te rameaux,

ble que pendant l'émission d'un verticille de rameaux, cn de la tige ait, comme chez les Calamites, subi D en: . Et nœuds RAR ensuite leur

rées par E+ longs intervalles sans ramifications, comme MIS

cela se présente chez les Calamodendrons.

à tige était lisse à l'extérieur; le moulage de l'écorce

mi présente Dur De de Mn vd id Chess ER

MR, A. major). Le moule de l’étui médullaire est jours de forme calamitoïde ; les sillons et les côtes sont ès nets, ‘ro Die marqués de dans les moules de

lata, etc. Le bois n’a pas de vaisseaux, les trachéides qui constituent l'élément vasculaire du bois sont rayées, réticulées ou ponctuées suivant les espèces ; les rayons cellulaires ligneux qui séparent les trachéides sont toujours formés de cellules plus hautes que larges; ce caractère est constant, comme nous l'avons déjà dit, dans toute la famille des Calamodendrées. Les rayons de tissu fondamental secondaire qui séparent les coins de bois, sont également formés de cellules souvent un peu plus hautes que larges.

Les coins ligneux sont munis presque toujours d’une lacune placée à leur extrémité médullaire. Aux articulations, chacun d'eux se divise en deux lames qui se réunissent de part et d'autre à deux lames ligneuses provenant d’une

division semblable effectuée dans les coins ligneux voisins;

les bandes ligneuses qui en résultent forment les coins ligneux de l’entre-nœud supérieur; ceux-ci restent séparés par la lame cellulaire de tissu fondamental dont nous avons parlé; les coins ligneux sont simples, les deux bandes qui les ont formés étant intimement soudées; dans les Equiselum, au contraire, les deux bandes restent séparées à droite et à gauche de la lacune aérienne; le faisceau ligneux est composé de deux bandes vasculaires très grêles.

Les fructifications mâles, les seules qui soient connues avec quelque certitude, étaient constituées par des épis très analogues extérieurement à ceux des Annularia. Les racines présentent toujours un bois secondaire fort développé, sans articulations; le bois centripète s’y montre composé de lames tantôt séparées et n’atteignant pas le centre de l'organe, tantôt suflisamment serrées pour produire un cylindre continu.

Un certain nombre d’Arthropitus. sinon tous. paraissent ) Su ‘4 |

avoir possédé des stolons se développant dans la vase ou dans l’eau et capables de reproduire la plante; ces stolons naissaient irrégulièrement à la base des tiges plongées

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