‹ Notice sur les calamariéesChapitre 32 sur 44 · ANAL AT · texte numérisé non relu

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3 intercalés, on trouve entre ces deux nombres le rapport É 1,5, qui peut exprimer la solidité, la résistance du bois. Les rameaux comme les racines étaient disposés en ver. ticilles ; les rameaux avaient la même constitution que les tiges, et les coins ligneux ne présentaient pas de lacunes aériennes.

La figure 5, grossie dix fois, montre un rameau coupé

4 - transversalement dans l’intérieur du cylindre ligneux et se 4 dirigeant vers la périphérie en suivant l'épaisseur d’un à - coin de bois ; dans la moelle désorganisée du jeune rameau 3 se trouvent des radicelles qui s’y sont développées acci- . dentellement.

$ Les racines des 4. gigas pouvaient atteindre en diamètre

des dimensions assez considérables, à cause de la zone génératrice qui formait comme dans les tiges un bois secondaire abondant.

Nous donnons (fig. 7, pl. VI) une coupe longitudinale d’une racine appartenant à cette espèce ; en m se trouve la moelle, en cle bois primaire centripète formé de trachéides rayées ; en dehors on voit le bois centrifuge secondaire avec ses éléments ponctués et ses rayons ligneux. Une radicelle (ra) se détache un peu obliquement de la racine principale.

Les dimensions des trachéides silicifiées sont assez considérables dans les 4. gigas ; elles mesurent dans le sens radial 53 y, dans le sens tangentiel 40 y ; la distance verticale de deux ponctuations est de 12 y.

Nous avons pu faire des préparations dans de la houille de cette espèce détachée d'empreintes déterminables; en mesurant les mêmes éléments on trouve dans le sens radial 8 , dans le sens tangentiel 26 y ; la distance des ponctuations est de 8 y ; la contraction des éléments est donc de 14/15 environ du volume primitif ; mais il ne faut pas oublier que les dimensions relativement considérables des trachéides de l'A gigas supposent un vide intérieur assez

grand, et par conséquent la houillification, qui est due à la DR: 2

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fois à une disparition d’une partie des éléments de la cellulose, et à une compression ultérieure, a produit ici une diminution de volume plus sensible que pour beaucoup d'autres plantes à bois plus compact et à éléments cellulaires plus petits.

Dans la figure 3, pl. VI, qui est une coupe transversale d'un bois d’A. gigas houiïllifié, on voit les trachéides serrées les unes contre les autres ; un mince filet plus clair sépare les séries de trachéides et représente les rayons cellulaires ligneux. Les parois de chaque trachéide se touchent, la cavité interne a complètement disparu et leur section actuelle est une ellipse aplatie à contour sinueux.

Arthropitus major (Weiss) B. R.

Troncs comparables en grosseur à ceux de l’A. gigas, pouvant mesurer plus de 60 centimètres de circonférence, moelle extrêmement volumineuse ; articulations généralement plus espacées que dans l'A. gigas, entre-nœuds atteignant, dépassant même 11 centimètres de hauteur. Côtes (moulage des intervalles des coins ligneux) correspondant à l’étui médullaire à relief arrondi, souvent aplaties et déprimées de côté par la compression, larges de 5 à 6 millimètres, celle de la périphérie correspondant au moulage des rayons médullaires plus ou moins larges, la largeur dépendant de l'épaisseur du cylindre ligneux. Coins ligneux terminés en pointe du côté de la moelle et formant aux articulations, par leur division en deux branches qui se soudent en passant dans l’entre-nœud suivant, un angle aigu très marqué, épaisseur des coins ligneux (mesurée à la périphérie et sur la houille encore adhérente) égale à 3 millimètres, l'épaisseur des rayons médullaires intercalés étant 1®M5, Couche de houille formée par le bois considérable dépassant 1 centimètre correspondant à un cylindre ligneux atteignant 15 ou 16 centimètres d'épaisseur.

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Jusqu'ici nous n'avons pas rencontré de tronc silicifié d'Aréhropitus répondant par ses dimensions et la distance de ses articulations à la diagnose précédente, et par con-

séquent étudié l’organisation de cette espèce qui se rap-

proche beaucoup par ses empreintes de celle que nous

venons de décrire, toutefois, grâce à la houille conservée autour de certains fragments de Commentry, nous avons

pu reconnaitre que les coins ligneux étaient formés de

trachéides ponctuées à fines ponctuations contiguës disposées sur une ou plusieurs files verticales; quelques trachéides paraissent réticulées.

Les trachéides sont séparées par des rayons ligneux formés de cellules trois à quatre fois plus hautes que larges,

les parois en contact avec les trachéides sont marquées de

pores ronds inégaux, deux ou trois fois plus gros que ceux des trachéides, disposés sur deux files de cinq à six rangées chacune.

Les rayons médullaires sont moins développés que dans l'A. gigas. Des préparations faites dans la région correspondant à la moelle, la montrent formée de grandes cel-

lules, creusée par place de lacunes provenant de la destruc-

tion du tissu par les bactéries.

En résumé, le bois de l'A. major se rapproche, dans les détails que nous avons pu observer, de celui de l’A. gigas : ce sont donc deux espèces voisines.

Localité. —Cetteespèceserencontredansle terrain houiller de Saint-Étienne, de Commentry, de Blanzy, d'Autun, etc. Les nombreuses préparations que nous avons exécutées dans la houille fournie par le bois des Arthropitus gigas et À. major nous ont permis de vérifier la diminution considérable éprouvée par les éléments cellulaires et vasculaires en $e houillifiant, mais la diminution porte surtout sur la largeur et l'épaisseur des éléments ; elle se fait moins sentir sur la longueur. En effet, en se reportant aux chiffres que nous avons donnés pour l’4. gigas, la section transver-

sale d’une trachéide silicifiée serait 2120 y carrés, et celle d'une trachéide houillifiée, de 208 y, c'est-à-dire dix fois plus faible ; la diminution en longueur serait de 1/3 seulement; dans l’Arthropitus bistriata, le raccourcissement des trachéides est encore plus faible, et se réduit à 1/4 de la longueur primitive, la distance moyenne des raies est en effet de 8 x dans les échantillons silicifiés et de 6 y dans les échantillons houillifiés.

Dans la houille produite par l’Arthropitus major, V'A. gigas, l’A. bisitriata, etc., nous avons rencontré un assez grand nombre de cellules ou des cavités provenant de la destruction de cellules, renfermant une quantité considérable de granulations noires mesurant 0 y 4 à 0 y 5, adhérentes aux parois des cellules ou des cavités; ces granulations sont parfaitement rondes et groupées par deux et par trois, le plus souvent isolées, elles ressemblent à des microcoques.

Souvent elles occupent de petites dépressions à contours irréguliers creusées dans l'épaisseur de la paroi, souvent aussi leur départ a laissé un moule en creux sphérique qui marque la place qu'elles occupaient. Sur une coupe transversale c’est dans les parties les plus claires, correspondant aux membranes moyennes, qu'on observe le plus grand nombre de ces microcoques.

Il est assurément extraordinaire que des organismes aussi petits puissent se voir au milieu d'une matière de couleur foncée comme la houille; jusqu'ici nous n'avons observé qu’une seule espèce que nous désignerons sous le nom de Micrococcus Carbo. À ce microcoque nous avons trouvé associé un bacille long de 25, le Bacillus Carbo.

La présence de ces organismes provoque les deux hypothèses suivantes :

1° Ou bien ce sont eux qui par les phénomènes vitaux, absorption ou transformation de certains éléments entrant dans la composition des parois des cellules en ont fait passer la composition exprimée par la for-

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, Axe 9e Ou Bien ke? D de composition indiqué est à o indépendant de leur présence, et ils n’ont fait que subir, comme les tissus sur lesquels on les observe, les phénomènes de houillification, dont les causes seraient encore inconnues. — Nous cuits prochainement sur cette question intéressante.

Arthropitus Rochei.

(PL VII, fig. 1 à 3.)

Cette espèce n’est connue que par des échantillons sili- #4 | cifiés, trouvés par M. Roche, à qui nous l’avons dédiée. La tige aplatie mesure 85 millimètres dans sa plus grande largeur et 28 millimètres suivant sa hauteur. Nous avons donné (fig. 2) le dessin d’une section transversale polie. #4 A l'extérieur la surface présente une alternance de côtes … très saillantes, et de sillons profonds qu’on pourrait cond fondre à première vue avec une empreinte de À. gigas. Mais - ici les côtes sont dues aux coins ligneux et les sillons aux “2 FA de tissu fondamental secondaire qui les séparent; À > chacun de ceux-ci est surmonté d’une dépression corres- Le: pondant aux organes rhizifères.

Les côtes mesurent trois à quatre millimètres d'épaisseur, les sillons deux à trois PARUS. les entre-nœuds ont une longueur de trente-six à trente-huit millimètres. Du k: côté de la moelle les coins ligneux sont, sur une coupe transversale, longuement atténués en pointe, terminés par une lacune très nette, et séparés par des rayons cellulaires épais qui restent visibles presque jusqu’à la périphérie. Les coins de bois sont formés de trachéides rayées,

1. Cette formule C’H6O brute se rapporte à la composition chimique d’une houille de bois de Cordaite ou de Calamodendron.

réticulées, et principalement ponctuées; ces dernières ont des ponctuations aréolées, tantôt disposées sur une seule rangée, tantôt sur plusieurs et placées en quinconce. Les trachéides mesurent dans le sens radial 50 y et dans le sens tangentiel 40 y; celles qui sont scalariformes ont leurs raies distantes de 8 y. Les centres de ponctuations sont également distants de 8 ; les parois des trachéides sont assez fortement lignifiées.

Les lames rayonnantes de trachéides sont formées de 1 à 3 séries; les rayons cellulaires ligneux sont composés de 1 à 3 rangées de cellules en épaisseur sur 1 à 17 en hauteur; elles sont trois à quatre fois plus hautes que larges.

Les lames qui séparent les coins de bois sont accusées,

formées de 7 à 10 rangées de cellules en épaisseur, dont la

section radiale est rectangulaire et seulement un peu plus haute que large; de même que dans l'A. gigas, ces lames de tissu secondaire sont traversées par de petites bandes de trachéides qui se détachent des coins ligneux voisins; elles sont terminées en dessus par des organes rhizifères très développés qui rappelent beaucoup ceux de l'espèce précédente ; dans l’échantillon étudié leur section transversale est elliptique, le grand axe mesure deux millimètres et le petit qui est horizontal un millimètre seulement; on voit également un certain nombre de trachéides à course sinueuse se détacher du bois voisin et se perdre dans Îla masse de cellules à parois ponctuées qui constituent ces organes. Les cordons foliaires ne sont pas visibles.

L'Arthropitus Rochei se distingue de l’A. gigas par les lacunes aériennes qui se trouvent à l'extrémité des coins ligneux, par la forme plus élancée, plus grêle de ces derniers, par la présence d’un certain nombre de trachéides rayées qui entrent dans la composition du bois.

Les trachéides ponctuées qui se trouvent en abondance dans le tissu ligneux le différencient des autres Aréhropitus

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