Trois ligures dans une chambre
IG. Une femme assise; un homme à genoux sur un escabeau. Derrière lui un Amour. A droite, un vase de fleurs posé sur une table. On aperçoit des maisons par l’ouverture des fenêtres. Sur la cheminée, trois bustes : celui d’un satyre entre deux de femmes.
Les cuivres de ces planches étaient sans doute ceux que, d’après Chevillier [Origine de l'Imprimerie à Paris , Paris, 1694, in-4°, p. 224), le graveur Jollain acheta et détruisit, croyant, bien à tort, anéantir l’œuvre de Marc-Antoine.
Ce passage mérite d’être transcrit : « Nous ne « devons point taire la belle action d’un graveur de « Paris. Il sçut où il y avoit de ces planches infâmes « qui représentoient ces dessins abominables de « Jules et ces sonnets impurs de l’Arétin. 11 y alla
« en offrir une somme considérable ei les acheta « cent écus dans le dessein de les détruire entière- « ment et d’empêcher, par ce moyen, qu’on n’en « tire plus aucune estampe. Ce qu’il exécuta, per- « suadé que c’étoit bien employer son argent que « de le faire servir àoterdedevant les yeux des objets « qui sont des pièges que l’enfer dresse aux âmes. « C’étoit M. Jollain, marchand de la rue Saint-Jaca ques, homme d’une probité distinguée, comme il « parut par cette action. Il a toujours cru que « c’étoient les planches originales gravées par Marc- « Antoine qu'il avoit détruites. »
il y a un autre livre de seize planches qu’on appelle Lascio de carraai, et c’est ainsi que Malvasia les désigne. J’en donne une description sommaire sans examiner si elles sont réellement des artistes auxquels on les attribue :
1. Omnia vincit aurnm. Un vieillard offre une bourse à une jeune femme.
2. Omnia vinci! Amor. Pan et deux nymphes dans un joli paysage. Aug Carrac. Inuent. 1599.