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III. — Causes extérieures qui agissent sur Taiguille

( Foer § m du Chap. IV.)

IV, — Conditions d'exactitude de la boussole à éclimètre fixe.

Voici quelles sont les vérifications et les rectifications à faire subir à la boussole à éclimètre fixe :

1° Vérifications et rectifications relatives à la planimétrie. On vérifie, comme pour la boussole à éclimètre mobile, si le constructeur a rempli les quatre conditions essentielles relatives à l'aiguille (sensibilité, mobilité, équilibre, perpendiCularité du plan du limbe à l'axe général). Quant au défaut de rectitude de l'aiguille s'il existe, on rend constante et par conséquent négligeable l'erreur qui en provient, en faisant toujours les lectures sur la pointe nord.

Enfin, l'eirreur provenant de l'excentricité du pivot disparaît dans la moyenne des observations, quel que soit le procédé adopté (visées directe et inverse, ou bien visées faites alternativement à droite et à gauche). On pourra lire toute la discussion à laquelle je me suis livré à ce sujet dans le paragraphe IV du chapitre précédent.

Cette discussion est applicable aux conditions que doit remplir le viseur ; la seule différence à signaler, c'est que dans la boussole de M. le colonel Goulier, l'opérateur ne peut pas rectifier le défaut de perpendicularité de l'axe optique à l'axe de rotation de la lunette; si l'on a constaté l'existence de ce défaut, il faudra le faire corriger par le constructeur.

Les éléments de la discussion étant les mêmes dans les deux cas, les conclusions sont identiques; on emploiera donc,

INTRUM. STADIM. 11

avec la boussole à éclimètre fixe, les mêmes procédés d'observation et de lecture qu'avec la boussole à éclimètre mobile.

On examinera aussi de la même manière si le métal qu'elle renferme ne contient pas de fer.

2*^ Vérifications et rectifications relatives au nivellement. Pour obtenir des visées horizontales quand la bulb est entre ses repères dans chacun des deux niveaux, et que les zéros du limbe et des verniers sont en coïncidence, il faut assurer le parallélisme de^ directrices des fioles avec la direction de l'axe optique à zéro.

Pour cela, on rend la directrice de la fiole fixe et l'axe optique à zéro perpendiculaires à l'axe général de l'instrument, puis on établit le parallélisme de l'axe optique et de la direcr trice de la fiole mobile.

Pour assurer la per- {^ pendicularité de la di- ^--.

rectrice de la fiole fixe à l'axe vertical, on opère de la manière suivante :

on cale cette fiole dans deux^ positions rectangulaires, comme il a été dit au commencement ^ J\^

Pig. 78.

du § II; la bulle étant

dans ses repères pour une direction déterminée, on fait faire à l'instrument une demi-révolution autour de son axe vertical; si la bulle ne reste pas dans ses repères, c'est qu'il y a un défaut de perpendiçularité, et le déplacement de la bulle indique le double de ce défaut.

En effet, dans la première position {voir fig. 78), la directrice de la fiole NI était horizontale, mais l'axe AB faisait avec la verticale un angle «. Dans la deuxième position, la directrice de la fiole a pris une direction NT symétrique de l'horizontale NI par rapport à la ligne PP' perpendiculaire à AB et l'angle lAN' est bien égal à 2a.

BOUSSOLE A ÉCLIMÈTRE FIXE. 163

Pour corriger ce défaut, on agit sur la vis de rectification du niveau, jusqu'à ce que la bulle ait rétrogradé de la moitié de son déplacement; la directrice de la fiole prend alors la position PF.

On recommence, s'il y a lieu, cette opération jusqu'à satisfaction.

En second lieu, on fait porter une mire à une distance comprise entre 30 et 50 mètres, et on détermine sur cette mire le point qui correspond à la visée horizontale, A cet effet, on place le niveau mobile sur les colliers de la lunette, on met les zéros en coïncidence au moyen de la goupille, on dirige la lunette sur la mire, et à l'aide d'une vis calante on amène dans ses repères la bulle du niveau mobile (voir fig. 79). L'axe optique prend une position AB qui détermine sur la mire un point C.

JV.

cdC

Fig. 79.

On fait ensuite basculer la lunette, on la ramène de l'autre côté de la boussole, on la fixe de nouveau, on replace le niveau mobile sur les colliers, et on ramène la bulle dans ses repères; l'axe optique prend une position A'B' symétrique par rapport à l'horizontale qui a été déterminée chaque fois au moyen de la bulle du niveau, et on fait une deuxième lecture DC.

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On prend la moyenne DC, des hauteurs de mire; si les diamètres des colliers sont rigoureusement égaux, cette moyenne correspondra à la visée horizontale.

Cela fait, on ramène la lunette à droite, puisque c'est ainsi que l'on fera les opérations du lever, et on met avec le plus grand soin les zéros du limbe et du vernier en coïncidence. On dirige la lunette sur la mire; puis on agit sur une vis calante pour amener entre ses repères la bulle du niveau fixe. L'axe optique a pris une inclinaison quelconque sur l'horizontale ; on le ramène sur le point C^ à l'aide des vis tirantes t et r\

L'axô général de l'instrument étant vertical à cause de la première rectification, et Taxe optique étant devenu horizontal, ces deux lignes sont perpendiculaii^es.

Enfin, pour rendre la directrice de la fiole mobile parallèle à l'axe optique, on agit avec la vis de rectification pour amener la bulle entre ses repères.

J'ai dit plus haut que les deux colliers de la lunette doivent être rigoureusement égaux. Pour s'en assurer, on stationnée égale distance de deux piquets éloignés de 80 à iOO mètres, et on détermine la différence de niveau entre ces deux points en se servant du niveau mobile, c'est-à-dire par le procédé du nivellement direct. Si les colliers ne sont pas rigoureusement égaux, l'erreur qui en provient étant la même pour le coup avant que pour le coup arrière, sélimine par différence. On porte ensuite la boussole à 5 ou 6 mètres en avant de l'un des piquets ; et on prend sur ces derniers de nouvelles hauteurs de mire d'où l'on déduit la différence de niveau; l'erreur angulaire qui provient de l'inégalité des colliers ayant pour effet de donner lieu à des inexactitudes d'autant plus grandes que le point sur lequel on vise est plus éloigné, il en résulte que si réellement les colliers n'ont pas le même diamètre, le résultat du nivellement que l'on vient d'effectuer différera du premier. Si cette différence atteint 3 millimètres, il faudra renvoyer l'instrument au constructeur pour le rectifier.

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