I. — Description
{Voir fig. 88, 89 et 90.) L'axe principal de Cet instrument repose sur un trépied à vis calantes et porte un limbe D
divisé en grad^ et demi-grades. Autour de cet axe, tourne un cercle C sur lequel sont gravés, aux extrémités d'un même
diamètre, deux verniers dont rapproximation est de 2 centigrades. Le mouvement de ce cercle, qui n'est autre chose
Fig. 89.
qu'une alidade, peut être arrêté à l'aide d'une pince P munie d'une vis de rappel R. Il est relié à une chemise A
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portant au centre une boussole B, d'un côté une lunette L et un éclimèlre F , et de l'autre côté un contrepoids E et un niveau à bulle d'air N.
Fig, 90.
La boussole, qui est en cuivre, n'offre rien de particulier; le mécanisme qui permet d'appuyer la chape de l'aiguille
contre la glace pendant que l'on n'opère pas, ressemble à celui de la boussole à éclimètre mobile précédemment décrite; la seule différence, c'est que le bouton b qui sert à faire manœuvrer le levier, est en dessous de la boite. La graduation du limbe est faite m grades et demi-grades.
Généralement, dans les levers de détails, on se sert de la boussole pour mesurer les angles ; et l'on ne fait usage du limbe horizontal que lorsqu'on a lieu de craindre que l'aiguille aimantée ne soit influencée par des circonstances locales.
La lunette porte, entre l'objectif et l'oculaire, une lentille bi-concave mobile, dont le déplacement s'effectue par l'intermédiaire de la manivelle /, comme il a été dit au § IV du chapitre IIL Le tourillon T de cette manivelle peut monter ou descendre ; sa position définitive est réglée au moyen des vis m et m!.
L'oculaire de la lunette est positif, et c'est à l'aide d'une vis que l'opérateur l'amène à une distance convenable.
La mise au point s'obtient à l'aide d'un pignon et d'une crémaillère ; le tube mobile qui entraîne l'oculaire et le réticule porte une fente latérale I, afin qu'il puisse se mouvoir indépendamment des colliers de la lentille divergente.
On peut voir sur la figure 47 du chapitre III une coupe faite dans le porte-fils. Une vis v, qui fixe la bague du réticule au tube du tirage et qui est engagée dans un trou oblong, sert à régler la verticalité des fils; à cet effet, on agit sur cette vis sans la desserrer; la bague entrant à frottement dur dans le coulant, reste dans la position qu'on lui donne.
Une autre vis, également noyée dans le tirage, et dont la direction est perpendiculaire à la première, peut faire mouvoir un des fils du micromètre. A cet effet, cette vis b {fig. 91), qui est une vis tirante, entraîne une pièce c à queue d'hironde sur laquelle est fixé ce fil, les deux autres étant attachés à la bague fixe d. Deux ressorts t et f', agissant en sens contraire, assurent la position donnée par la vis.
L'objectif est porté par un manchon M (fig. 89) qui peut
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glisser le long de la couronne extérieure de la lunette, ce qui permet de placer cette lentille, par rapport au centre d'articulation, de façon à donner à Técartement focal la longueur voulue pour que l'instrument réduise automatiquement les distances à Thorizon. Le manchon peut, du reste, être fixé à la couronne au moyen des vis S et S', une fois que la position de l'objectif est réglée.
Les mouvements des différentes pièces qui constituent l'é-
climètre sont obtenus au moyen d'une disposition analogue à celle qui a été décrite page 4 4 3, à propos de la boussole nivelante de l'École forestière. Le limbe F porte, en effet, un axe en bronze mobile dans une chemise H fixée invariablement au bâti qui relie réclimètre à la boussole. Ce premier axe est percé d'un trou dans lequel est rodé un deuxième axe qui porte Talidade GG' à laquelle est réunie la lunette au moyen d'un collier i maintenu par deux fortes vis J et J'.
Le limbe est divisé sur ses deux faces en grades et demigrades. La division, dont le sens est indiqué sur la figure 89, ressemble à celle des anciennes boussoles nivelantes et n'offre pas les avantages signalés à propos des trois instruments précédemment décrits. Les vemiers donnent l'approximation de 2 centigrades. Quand les zéros de ces* vemiers correspondent aux zéros du limbe extérieur, l'axe optique de la lunette doit être horizontal. On satisfait à cette condition en réglant la position de la lunette par rapport aux bras des verniers au moyen des vis butantes /^«t f. L'un des bras du limbe peut être maintenu fixe, et avec
Fig. 91.
lui tout réclimètre, au moyen d'une fourche glissière V mobile dans une coulisse qui a été ménagée dans une pièce U rattachée au bâti qui porte l'éclimètre. On voit ce mécanisme, en plan, sur la figure 92. La fourche glissière peut être arrêtée au moyen d'une vis Pj qui Tappuie contre la pièce U. Dans ces conditions, la lunette donne les distances réduites à l'horizon. Le limbe est immobile, et quand la lunette est pointée sur un signal, on l'arrête à l'aide d'une pince P' munie d'une vis de rappel R'.
Fi g. 92,
Si l'on veut obtenir les distances suivant la pente, on rend le limbe mobile en rentrant la fourche glissière V. On fixe alors le vernier extérieur, et avec lui la lunette, au moyen d'une autre glissière V analogue à la première et n'en différant qu'en ce qu'elle est terminée par une arête f dont le logement q est pratiqué sur la tranche de l'éclimètre ; P" est la pince qui sert à la maintenir ; pour ne pas la fatiguer, on serre en même temps la pince P'.
L'éclimètre tourne alors en faisant corps avec la lunette, et les angles de pente se lisent (ftg. 90) sur le limbe intérieur à l'aide d'un vernier fixé invariablement à la chemise H.
Le niveau N est rectifiable.
IL — Usage.
Pour exécuter un lever, on opère suivant la méthode générale que comporte l'emploi d'une boussole nivelante à
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éclimètre fixe. Par une première visée, on prend la distance conformément aux indications données au paragraphe IV du chapitre III ; on procède ensuite à la détermination des angles verticaux et des angles horizontaux. A cet effet, le voyant fixe du stadimètre porte, près du montant, une ligne de foi horizontale très courte servant de mire et dont le centre est distant de Taxe du montant d'une longueur égale à l'excentricité de la lunette. On fait élever ou abaisser la règle graduée de manière que cette ligne de foi soit à la même hauteur audessus du sol que l'axe de rotation de la lunette, puis on la vise et on fait la lecture des angles.
Lorsqu'on peut craindre que l'aiguille ne soit influencée par des roches magnétiques, on a recours au cercle D pour la mesure des angles horizontaux. Je n'insiste pas sur ces considérations qui ont été suffisamment développées dans les chapitres précédents.