OUVRAGES INTERPRÉTÉS EN PARTIE
Epicurus De Natura Mons Javarone.
Philodemus DeVitiis etvirtut. oppos.le Chev. Genovesi,
Philodemus De Phaenomenis le même.
Anonymus De Ira le même.
Ahonïmus Sine titulo le Chev. Quaranta.
Philodemus De Libertate loquendi
(autre partie du traité
susnommé.) le Chev. Ottaviani.
Philodemus De Animalibus Mons. Scotti.
Philodemus De Pocmatibus le Chan. Lucignano.
Philodemus De Rhetorica l'Abbé Quadrari.
Philodemus De Philosophis (2) D. Salv. Cirillo.
(1) Ce volume, dont le titre parait présenter ces mots Tïtol xoii xafr' "OfAtjQOV âyà&ov kdco, n'est pas sans intérêt pour la- critique des poésies d'Homère. Malheureusement il a beaucoup souffert. V. Bulletino delV Imtituto, 1838, p. 62.
(2) Le manuscrit n'offre que l'initiale 7t. , au lieu de 7tfQÙ. Diogène Laèrce, X, p. 267 (Éd. Lond., 1664), cite Philodème ir xîù dfxâxo) xijç xûv <ptX.oo~6<pWV avvTÛifO); ; si le manuscrit d'Herculanum Fait partie de cet ouvrage., il ne sera pas sans intérêt pour l'histoire de la philosophie.
A la même époque le nombre des colonnes et fragmens dessinés s'éleva à 3360, dont 1327 étaient gravés. Il résulte de cet aperçu, qu'il y a de quoi remplir plusieurs volumes. S'il faut reprocher quelque chose aux Académiciens, ce serait d'avoir tracé un plan trop vaste, en munissant chaque traité de commentaires énormes, ce qui a le double inconvénient de retarder la publication et de rendre ces ouvrages presqu'inaccessibles aux gens de lettres, à cause du prix élevé (1). Malheureusement on a rejeté l'idée de publier les papyrisans traduction, notes, ni commentaire. L'honneur d'avoir le premier fait connaître ces traités pourrait leur suffire ; liberté à eux de publier plus tard leurs commentaires , à moins qu'ils n'aimassent mieux confier cette partie de leur travail aux soins d'autrui.
Tel a été le procédé de l'université d'Oxford , qui fit publier en 1824 et 1825 en deux parties un recueil de colonnes lithographiées d'après les copies, que le roi Georges IV avait présentées à l'université. Cette collection forme quatre-vingt-seize volumes et fragmens, dont les titres sont indiqués à la tête de la première partie. On a choisi parmi le nombre sept volumes des mieux conservés, savoir :
No. 1008. Phiiodemus , De vitiis P. I. col. 1— 26.
« 182. àbonymus , De ira » 27 — 82 .
n 1424. Phiiodemus, De vitiis et oppos.virtut . » 83 — 105.
v 1014. Demeteius, De cat minibus ;; 106—133,-
n 1007. Phiiodemus, De rhetorica, lib. IV... P. II. col. 1 — 45.
v 1647. Phiiodemus, De rhatorica /; 46 — 116.
v 1425. Phiiodemus, De carminibus » 117 — 155.
(1) Le prix des. six volumes est à Naples de trente-six ducats
Les personnes qui ne connaissent pas ces Volumina Hcrculanensia, publiés à Oxford, pourront consulter un article de M. Bake dans la Biblioth. Crit. Nova, P. I. p. 267, suiv. Le catalogue, quoique très-incomplet, remplit une lacune sensible, et je ne saurais réprimer ici le vœu, te'moigne' déjà tant de fois , qu'il plût aux savans napolitains de nous donner une description exacte des volumes, avec indication des titres, du nombre des colonnes, enfin de tout ce qui se rattache à la partie bibliographique des papyri ( 1 ).
Récemment le Dr. L. Spengel de Munchen, connu par son édition de Varron et des rhéteurs, qui ont vécu avant Aristote, a annoncé qu'il s'occupe depuis longtemps à une nouvelle collection des volumes d'Herculanum. Nous applaudissons à son projet de tout notre cœur, convaincus que cette édition fournie par un homme de talens et tracée sur un meilleur plan que les recueils que je viens de sig naler, contribuera beaucoup à attirer les regards des philologues sur cette partie de la littérature ancienne.
(1) J'ai envain tâché de me procurer les ouvrages suivans : Herculanensia , or archaeological and philological dissertations , containing a manuscript found among the ruins of Herculanum. London, 1810, IV, Observations upon a review of the Herculanensia in the Quarterly Review, by John Hayter , to which is subjoined a letter to the author from Sir William Drummond , 1810. et Phaedri Epicurei vulgo Anonymi Herculanensis de Natura Deorum fx-agmentum, instauratum et illustr. a C. Petersen, Hamburgi 1833. Ce fragment est d'une grande importance pour bien juger de la manière suivie par Ciceron dans la composition de ses oeuvres philosophiques. V. la préface de M- Madvig à son édition de M. T. C. de Finibus , p. LXIV.
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