CIRCULATION - RESPIRATION - DIVERS
Paradoxe hydrodynamique
(Société de Biologie, 25 novembre 1876.)
En faisant écouler un liquide à travers un tube de caoutchouc de petit diamètre, j’ai constaté ce fait inattendu : que le débit augmente en rétrécissant V orifice placé à V extrémité du tube. Ce phénomène n’a pas lieu avec un tube rigide.
Ce paradoxe s’explique très simplement : lorsque l’orifice est complètement ouvert, la pression du réservoir ne se transmet pas jusqu’au bout du tube, elle est absorbée par les frottements contre les parois; en rétrécissant, au contraire, cet orifice, le tube s’élargit (par pression latérale) dans toute sa longueur, et la pression se transmet intégralement jusqu’à l’orifice d’écoulement. Cette augmentation de charge compense, et au-delà, le rétrécissement de l’orifice d’écoulement.
Cette expérience montre qu’il est parfaitement possible qu’une constriction limitée des capillaires sanguins puisse augmenter la rapidité de la circulation. Ce mécanisme est très probable chez certains crustacés dont le système artériel et le système veineux sont séparés par de véritables sphincters. Couty a montré qu’il en était ainsi pour le chien dans certaines de ses expériences où il déterminait l’anémie encéphalique (V. biologie, 9 décembre 1876.)
Mise au point d’une préparation microscopique sans toucher ni au microscope ni à la préparation
(Biologie, 3 mars 1877.)
Ce procédé consiste à injecter de l’eau dans le corps du microscope, entre l’objectif et l’oculaire. En augmentant la densité du milieu où se forme l’image donnée par l’objectif, on raccourcit le foyer proportionnellement à l’épaisseur de la couche d’eau injectée.
Dosage des gaz dans les liquides de l’organisme (Biologie, 17 janvier 1880.)
Ce procédé a l’avantage de n’exiger qu’une faible quantité de liquide (i centimètre cube) et de supprimer toute correction de température, de pression et d’état hygrométrique pour la lecture du volume gazeux. L’exactitude obtenue est néanmoins aussi grande qu’en prenant de 20 à 5o fois plus de liquide par les méthodes ordinaires.
Pour arriver à ce résultat, je fais la lecture du volume des gaz dégagés à une pression de beaucoup inférieure (de 20 à 5o lois) à la pression atmosphérique. Le volume apparent du gaz reste donc le même que si j’en mesurais une quantité plus grande (de 20 à 5o fois) à la pression atmosphérique.
L’appareil se compose de deux tubes barométriques, gradués en centimètres cubes, plongeant dans une longue cuvette commune contenant du mercure. L’un d’eux est fixe (tube correcteur) et sa chambre barométrique contient un peu d’eau et un centimètre cube de gaz (air atmosphérique) mesuré à la température de zéro et à 760 millimètres.
X* lOOi
iFi)
Le second tube (tube analyseur) est mobilé et reçoit le gaz à mesurer. En le déplaçant verticalement dans la cuve, on amène le mercure au même niveau dans les deux tubes. Dans ces conditions, on a deux volumes gazeux dans les mêmes conditions de température, de pression et d’état hygrométrique. Comme le volume contenu dans le tube fixe est connu une fois pour toutes, on en déduit, par une simple lecture, le volume gazeux contenu dans le tube mobile.
Sur la reconstitution du sang après les hémorrhagies (Biologie, 14 février 1880)
J’ai vu qu’après une hémorrhagie abondante chez le chien, l’albumine et la fibrine du sang restant, sont presqu’entièrement à Tétât de peptones. De plus, j’ai trouvé que le sérum d’un pareil sang constitue un suc digestif très actif. Il s'est donc formé des- ferments dans le sang, après Thémorrhagie. Les cellules se sont digérées elles-mêmes pour reconstituer ce liquide, car le même phénomène a lieu après la ligature de la veine'pbtte'.
Tranaformation de la- glycose en amidon- ' (Biologie, i5 janvier 1881)
Ë'n’ efipdsîitit" un’ fruit’ sücré (pomme oü poiré) dans lé vide séc, aü-dessus' dé Tàcîde' sulfurique, j’â'i'vu] dü’ boUV de peu dfe" tenlpd, des gbainS d’amidon s'e fornier en gfândé qüàritiVé' sous V écorce dîi /ri/fh’Ë'il'corü^ant le’ffuiTéil' deux, on né’trbuVé pas'd’ainîdon sur lés surfaces de section. La-présence de cette membrane semblé' donc nécessaire pour produire lé phénomène. Cette' expérience montre la côHdltibmphysiq'üé qui' féit’ qué' cértâlrfs' légumes' sucr'és (petits' pois)’ deviennent rapidement farineux qlikh'd’on lés' laissé èPTkiT.
Actibii dU' mhté süï* liés' gaz' du sang En commun avec Coutv. — (Biologie, 9 juillet 1881)
Cetté sùBstdilC'e', iUjécTéé'dkns l’éStd'mac'du cliié'n', dm'è'ne':'
1° Une diminution considérable des' gaz du’ sang ;
2° Une proportion plus grande d’oxyg/àne dans- le sangs veineüXv
C-est* donc- uii aTimewt^i' diittinüé là constÿmmatîon' d’oxygène par lés tissus’ et, parc'(Jiïséquenr> un antidéperditeur.
Appareil pour préparer l’oxygène à froid
(Biologie, i avril 1882)
On fait tomber une solution de bichromate de potasse duns Tacide chlorhydriq^ue en excès sur db bio^dé-dé B^ryu'm. il se* forme dà Teau' O'x'ygénée' qui' se dl&ompose erquf décompose également PacicFe* chrOmi'qüe eft- four'nîssânfr de’ Po^yg'èn'e' 'à froi’d.
Procédé pour enregistrer les phases du- d^gageUaent d’ateide carbonique’ dauà l'a ruspivatian
(Èfi’élogîé, mars 1886)
L’appareil' que j'ai ittiagi-né' pour enregisfrer tes phases du dégagement de C repose sur k principe SuîV'amt:
 travers ù’n tirbe* approprié côülé, goUtle â goutte’, une solution dé potasse Caustique j les- gaz- de
l’expiration circulent en sens inverse dans le tube et abandonnent, dans ce trajet, C O* à la solution alcaline.
Au sortir du tube, la solution caustique tombe dans un flacon contenant de l’eau acidulée sulfurique. Au contact de l’acide, le C se dégage et se rend sous un petit gazomètre enregistreur. Le mouvement de la cloche, sous l’influence du dégagement de G 0^, inscrit donc, d’une manière continue, non seulement le volume total du gaz dégagé, mais aussi les phases de ce dégagement.
Procédé pour enregistrer les phases de rexcrétion de Purée par le rein
(Biologie, 27 mars i888)
C’est le même appareil encore plus simple. On place une sonde dans la vessie. Cette sonde laisse écouler l’urine, à mesure qu’elle est secrétée, dans un flacon contenant une solution d’hypobromite de soude. Le gaz azote, résultant de la | décomposition de l’urée, se rend sous le gazomètre inscripteur comme pour l’acide carbonique.
Appareil pour inscrire la quantité d’oxygène consommée par un être vivant
(Biologie, 22 janvier 1887).
Cet appareil se compose de trois parties :
I® Une trompe à eau ordinaire aspirante et soufflante ;
2® Une cloche sous laquelle on place l’animal ;
3® Un gazomètre inscripteur plein d’oxygène.
La tubulure d’aspiration de la trompe est reliée au sommet de la cloche, sa tubulure de refoulement, à la partie intérieure.
En faisant fonctionner la trompe, l’air de la cloche circule sur lui-même, sans pouvoir s’échapper. Il est constamment lavé par le courant d’eau qui emporte avec lui tout l’acide carbonique produit par l’animal.
La diminution de volume résultant de la consommation est constamment compensée par l’apport d’un égal volume d’oxygène dont le gazomètre enregistreur inscrit les phases.
La trompe a l’avantage :
I® D’absorber rapidement et complètement l’acide carbonique ;
a® De refroidir les gaz respirés, toujours à la même température ;
3® De dissoudre complètement et d’entraîner les matières putrides et [toxiques provenant de la respiration ;
4® Enfin, d’entretenir un courant d’eau régulier et continu autour de l’animal, sans nécessiter aucun mécanisme, comme cela a lieu avec l’appareil classique de Régnault et Reiset ou leurs similaires.
Appareil pour étudier les différentes conditions physiques du milieu gazeux capables
de modifier la respiration chez Thomme
(Biologie, 10 décembre 1887).
Cet appareil se compose d’une grande cloche métallique, hermétiquement close, dans laquelle s’enferme l’individu en expérience. Il respire une masse limitée d’air dont la composition est toujours ramenée à l’état initial par absorption de l’acide carbonique et restitution de l’oxygène.
Ces deux phénomènes s’enregistrent automatiquement à l’aide des appareils décrits ci-dessus.
IV* lie
L’air circule sur lui-même dans l’appareil simplement par la chaleur (thermo-siphon latéral ) sans aucun mécanisme. Pendant le trajet, un pulvérisateur à potasse absorbe l’acide carbonique produit ; l’oxygène consommé est restitué à l’appareil par un gazomètre enregistreur.
La disposition de l’appareil permet de faire varier indépendamment : i° la température ; 2° l’état hygrométrique ; 3° la richesse en oxygène ; 4° et, au besoin, la pression barométrique.
Procédé pour absorber rapidement l’acide carbonique de la respiration
(Biologie, 10 décembre 1887).
Ce procédé extrêmement efficace et rapide, consiste à pulvériser par un pulvérisateur à air ou à vapeur, une solution de potasse dans un tube que parcourent les produits de l’expiration. Avec une très faible quantité de liquide, la surface d’absorption est rendue énorme et pas un atome de CO^ ne peut échapper.
Rechepcbes sur l’importance, surfont pour les phtisiques, d’un air non vicié par les exhalaisons
pulmonaires
En commun avec M. Brown-Séquard (Académie des Sciences, 28 novembre 1887.)
Dans cette note, nous établissons l’influence néfaste de l’air confiné, contenant des émanations du poumon. Nous montrons, de plus, qu’un air pur a une grande puissance, non seulement pour empêcher, mais même pour guérir la phtisie pulmonaire.
Enfin, nous présentons un appareil très simple répondant au double besoin de l’expulsion totale de l’air expiré et de l’entrée d’air pur dans une chambre à coucher.
Cet appareil (fig. 66) se compose essentiellement d’une hotte H qui se place au-dessus de la tête
Fig. 66
de la personne couchée ou assise. Cette hotte est supportée, à son sommet, par un tube métallique deux fois coudé qui peut glisser le long d’un pied P, pour en faire varier la hauteur.
Ce tuyau métallique est relié à un tube souple, fait en étoffe imperméable, et le calibre en est maintenu béant par une hélice métallique intérieure. Çe .tube souple aboutit à un petit fourneau dans lequel brûle un bec de gaz ou des veilleuses, suivant les :^as. Ce fourneau se place dans la cheminée ou dans tout autre lieu communiquant avec l’extérieur. On détermine ainsi un appel d’air constant sous la hotte, et les gaz provenant de la respiration se trouvent constamment rejetés au dehors sans pouvoir se mélanger à l’air inspiré.
Cet appareil, maigre' sa simplicité, est d’une efficacité absolue. Il a l’avantage de pouvoir s’installer partout sans nécessiter aucun changement aux installations déjà existantes. De plus, il peut servir dans un grand nombre de maladies, surtout dans les affections fébriles où l’aération d’une chambre par l’ouverture des fenêtres pourrait être dangereuse. Il reçoit des modifications qui n’en changent pas, d'ailleurs, le principe, pour s’adapter aux lits d’hôpitaux, de dortoirs, etc,,,.
Recherches démontrant que l’air expiré par l’homme et les mammifères, à- l’état de santé,
contient un agent toxique très puissant '
En commun avec M. Brown-Séquard (Biologie, 24 décembre 1887. — Académie des Sciences, q janvier 1888.)
Après avoir condensé, dans un vase refroidi, la vapeur pulmonaire, nous avons injecté le liquide de condensation dans les veines du lapin, et nous avons vu l’animal périr de cette injection en pré-
Fig. 67
sentant des symptômes spéciaux. Nos expériences nous amènent à formuler les conclusions suivantes :
1“ Les poumons de l’homme, du chien et du lapin, à l’état de santé, produisent un poison extrêmement énergique, et qui en sort sans cesse avec l’air expiré ;
2“ Il est extrêmement probable, sinon certain, que c’est cet agent toxique qui rend si dangereux l’air confiné.
rÇouvelles recherches sur les phénomènes produits par un agent toxique très puissant qui sort gans cesse des poumons de l’homme et des mammifères avec l’air expiré
En commun avec M. Brown-Séquard
(Biologie, 14 janvier, et Académie des Sciences, 16 janvier 1888.)
Dans cette seconde communication, nous montrons:
I® Que ce poison pulmonaire, injecté sous la peau, est tout aussi actif qu’injecté dans le sang;
2° Que l’ébullition en vase clos ne le détruit pas ;
3® Que ce poison est un alcaloïde organique analogue aux leucomaïnes, et non un microbe.
Remarques à, l’égard du poison pulmonaire
- En commun avec M. Brown-Séquard.
■ (Biologie, 21 janvier 1888.)
Description de l'appareil qui nous sert à recueillir le poison pulmonaire Ce dispositif a
mérite de laisser la respiration s’effectuer dans les conditions normales et sans jeter de troubles dans l’organisme.
Pour l’homme, nous nous servons d’une sorte de masque qui s’applique sur la figure et qui est relié à un appareil aspirateur ( trompe à eau, bec de gaz ou compteur à gaz à mouvement toreé ) grâce auquel un courant d’air pur continu traverse le masque. Au sortir du masque, le courant d'air entraînant les produits de la respiration, traverse un récipient entièrement en verre refroidi par de la glace, où se condense, sous forme d’un liquide très limpide, la yapeur d’eau pulmonaire, tenant le poison en solution.
L’appareil employé pour le chien est identique, à cela près, qu’ici le masque est une simple cloche en verre tubulée coiffant la tête de l’animal ; nous l’avons tout récemment remplacée par une muselière métallique représentée ci-contre (fig. 67) et qui porte autour du museau une couronne de trous (non représentés sur la figure) servant à l'entrée de l’air appelé par l’aspirateur (comme dans .le:masque pour l’homme).
Toxicité de l’air expiré En commun avec M. Brown - Séquard (Biologie, 28 janvier 1888)
Dans cette note nous montrons:
I® Que le poison pulmonaire tue le pigeon et le cobaye aussi bien que le lapin ;
2° Que ce liquide tue après avoir été injecté dans le rectum ou dans l’estomac ;
3° Qu’un cobaye est mort en moins de 12 heures après l’injection de 3 cent, cubes du liquide pulmonaire dans le péritoine ;
4“ Qu'injecté dans les poumons, ce liquide y détermine une congestion considérable, rapidement suivie d’une véritable inflammation qui, faute de temps, ne va pas au-delà de l’hépatisation rouge.
Ressemblance entre l’action toxique de certaines ptomaïnes et celle du poison pulmonaire
En commun avec M. Brown-Séquard
(Biologie, 4 février 1888) ;
De nouvelles expériences nous ont prouvé que, comme pour les ptomaïnes, le poison pulmonaire libre (alcalin) est plus toxique que ses sels (sulfate et oxalate). De plus, le mode d'action de ce poison le rapproche considérablement de la ptomaïne qui a été si bien étudiée par Brieger sous le nom de névrine putréfactive.
C’est un motif nouveau à ajouter aux raisons que nous avons données et aux recherches chimiques de M. R. Wurtz, pour considérer le poison pulmonaire comme un alcaloïde animal.
Appareil permettant de faire respirer à, des animaux de l’air libre et pur quant à ses proportions
d’oxygène et d’acide carbonique, mais contenant des quantités considérables du poison de l’air
expiré.
En commun avec M Brown-Séquard (Biologie, 4 février 1888)
Cet appareil résout le problème suivant :
Faire respirer des animaux à Vair libre, tout en empêchant ^élimination du poison pulmo^ nàire.
Après avoir étudié les effets physiologiques immédiats du poison pulmonaire, nous recherchons en ce moment, à l’aide de cet appareil, quel est son rôle pathogénique, en le faisant agir longtemps sur un ou plusieurs animaux, sans qu’il puisse se produire de modifications du milieu respirable, comme celles qui ont lieu pour l’air confiné, où l’on peut incriminer à la fois le manque d’oxygène
et l’excès d’acide carbonique. Notre première communication sur le rapport constant qui existe entre la tuberculose et l’air confiné d’une part, et secondement la guérison de la tuberculose par l’air pur, nous fait supposer que le poison pulmonaire est capable, à lui seul, de produire la phtisie pulmonaire.
Nouvelle lumière à incandescence par le gaz. - Appplication à l’examen microscopique, à l’analyse
àpectrale et à la photographie
(biologie, i8 février 1888)
J’ai étudié, à ce triple point de vue, ce nouveau brûleur dû à M. Aüer de Vienne pour l’éclairage N" 183 au gaz. Il consiste en une corbeille de Zircone, portée au blanc éblouissant par un bec Bunsen. La luinière obtenue est absolument fixe, analogue à la lumière oxhydrique de Drummond. Des expériences, contrôlées par MM.Malas«ez et Hénocque m’ont prouvé l’excellence de ce mode d’éclairage
pour l’examen au microscope et à l’hémato-spectroscope. Cette source lumineuse est très photogénique et commode pour l’analyse spectrale et toutes les expériences d’optique.
Recherches théoriques et expérimentales sur le rôle de l’élasticité pulmonaire (Thèse pour le doctorat soutenue le 6 août 1877 et couronnée par la Faculté de Médecine de Pans)
Dans ce travail, j’arrive aux conclusions suivantes qui reposent sur des bases exclusivement ex- n- 184 périmentales :
I® La rétractilité du poumon tient à deux causes : aux fibres élastiques de l’organe et à la toninicité de ses fibres musculaires.
a® Cette élasticité fait jouer au poumon le rôle d’un ressort antagoniste qui soulève le diaphragme et dilate les oreillettes qui peuvent ainsi exercer une succion lors de leur diastole ; le cœur est donc bien une pompe aspirante et foulante.
3® Cette élasticité offrant une résistance à l’entraînement du diaphragme, crée autour du poumon une diminution de pression qui constitue le vide pleural.
4° Cette diminution de pression maintient diUites les vaisseaux pulmonaires^ par aspiration ex< centrique de leurs parois qui sont toujours écartées.
5® Cette perméàbilité est proportionnelle au vide pleural.
6® Le vide pleural et, par conséquent, la capacité sanguine du poumon est maximum à la fin de
tdspîration.
7" L’aspiration thoracique tient surtout à l’augmentation de volume des vaisseaux pulmonaires lors de l’inspiration ;
8° Cette augmentation peut être assez grande pour empêcher , à ce moment, l’oreillette gauche de se rejmplir, d’où re'sulte une intermittence du pouls ;
Calorimètre enregistreur à air
La figure 68 représente, en perspective, le calorimètre coitipensateUr à air, décrit précédemment, et rendu enregistreur.
‘ Fig, 69
Fig. 70
9° La rétractilité du poumon est en grande partie soqs i’infiuence des pneumogastriques qui animent ses fibres musculaires ;
10° La section des ces nerfs entraîne toutes les conséquences dûes à la diminution du vide pleural et à la dilatation paralytique des canalicules respirateurs.
Fig. 71
Fig, 78
Galvanometers with sprlng circuits and déviations proportlonal
to the intensities
In collaboration vrlth M« Doprez.
(The Electric Light, 13th December 1884 and 27 October, 1885).
Theso machines are a modification of the Galvanometer which has been already described. They are for straight reading, and therefore, the arc traced during the déviation mnst be able to be very big. In order that the variations remain proportional to the intensities, it is essentiel that the magnetic space, in which the frame is deplaced, is imiform.
To arrive at this resuit, it is sufficient to secnre the magnet of the polar expansions C C surroimding the smooth iron tube central E, In this way there is a uniform, magnetic space, as M. Deprez’ expériences hâve shown*
The shape of the magnQtic space is exactly like that of a Graiime machine, as the drawing in black, which is annexed to this description shows. (Fig. 71),
Figure 72 represents a model in which the frame is suspended vertically in the ordinary way.
Figure 70 is a horizontal model. The reading of the déviations is thus rendered easier.
These two machines are of very great practical use, especially in electro-therapy. They are very quick, and do not oscillate at ail, and they are under the power of every magnetic influence.
Sxtract frora "Les Titres et les travaiix scientifiques” M.A. d’Arsonval. Paris 1888.
Appareil pour avoir de l’eau à. cent degrés (Travaux du laboratoire de Marey 1878-79)
Cet aocareil (6g. 6g ) m’a servi comme source de chaleur à température constante dans mes recherches sur la calorimétrie de l’incubation. L’eau qui doit servir à chauffer le calorimètre constamment à 40 degrés sort par le tube S après avoir été chauffée dans ie serpentin S S , qui plonge dans Z vase R contenant de la vapeur d’eau à ioo«. A B es. un réfrigérant qui condense tou, ours la va-
peur en excès venant du vase R.
Galvanomètres à circuit mobile et à déviations proportionnelles aux intensités
En commun avec M. Deprez
(La Lumière Electrique, i3 décembre 1884 et 27 août i885'l
Ces appareils son. une modihcation du galvanomètre décrit précédemment. directe et, par conséquent, l’arc décrit pendant la déviation doit pouvoir ’
variations restent proportionneiies aux intensités, il faut que le champ magnétique, dans lequel
déplace le cadre, soit uniforme. . ^io;rAc r r entourant
Four arriver à ce résultat, il suffit de munir i’aiman. d épanouissements ^ 1^,
le tube de fer doux central E. On a ainsi un champ magnétique uniforme, comme 1 ont démontré
‘^’’ta"f:rm:ducLT; magnétique est exactement celle du champ d’une machine Gramme, ainsi
que le représente le dessin en noir annexé à cette:description (fig. 71). h la façon
La 6gure 7a représente un modèle dans iequel le cadre est suspendu verticalement a la façon
°'^'*'"La’ 6gure 70 est un modèle horizontal. La lecture des déviations est ainsi rendue plus Ces deux appareils sont d’un usage pratique très commode, surtout en elecirotherap . très rapides, n’œcillent point et se trouvent à l’abri de toutes les ineuences magnétiques.