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Notice sur les titres et les travaux scientifiques

Chargé de l’enseignement de la Zoologie et de la Physiologie à la Faculté des sciences de Dijon.

de m. m:\iu devaïjx

I. — Variations de croissance et de développement des plantes aux différentes heures de la journée.

Cette note se rapporte à la croissance de la hampe florale du Colchicum aut immole. Le développement de cette partie de la fleur est suffisamment rapide pour pouvoir être mesuré d’heure en heure. J’ai même pu constater un minimum de croissance au milieu du jour, entre midi et 2 heures. Ce fait 'est intéressant, parce qu’il montre que l’influence de la lumière s’exerce aussi bien sur la croissance des organes floraux que sur celle des organes végétatifs.

2. — Mouvements spontanés de certains corps à la surface de quelques ■ liquides.

(.La Nature, n" 777, U avril 1888, p. 331, avec 4 dessins dans le tente), ’

Dès le début de mes recherches en physiologie végétale, mon attention s’est portée sur les Phénomènes moléculaires, dont l’influence prépondérante sur les êtres vivants apparaît de plus en plus grande aux yeux des physiologistes. Je sens d’autant plus la nécessité d’une étude spéspéciale de ces phénomènes que cette partie de la Physique est peu connue dans ses détails. J’ai déjà fait dans ce domaine un certain nombre de recherches et d’expériences qui furent assez nouvelles pour intéresser les physiciens les plus compétents.

Dans la note présente, j’étudie les mouvements du camphre à la surface de l’eau et du mercure. Ces mouvements sont dus uniquement à ce que les vapeurs de.camphre, en s’étendant à la surface des liquides, diminuent leur tension superficielle. Je montre le moyen de distinguer les effets de la viscosité de ceux de la capillarité. La puissance de ces actions moléculaires se manifeste par la mise en mouvement continu de flotteurs chargé de poids, etc.

. Les,notions .acquises dans ces études préliminaires sur la Physique moléculaire, ont été mises à contribution plusieurs fois dans la

5. — Du mécanisme des échanges gazeux chez 'les plantes, aquatiques submergées.

■' Ünè bonne analyse de ce travail a paru dans la Reçue générale-de Botanique(\). Je la transcris ici.

« Lès conditions extérieures pour les plantes aquatiques diffèrent de celles que subissent les plantes aériennes par ce fait que les gaz, du milieu ne sont pas libres, mais dissous ; en outre, les stomates; peu noptbreux, ne jouent plus* dans la Circulation de ces gaz, qu’un rôle presque; insignifiant. Le corps entier du végétal.étant creusé d’un vaste système^ clos de lacunes, -la diffusion à étudier est donc celle d’un milieu liquidé à un. milieu gazeux à travers une membrane Vivante.

7 « La méthode employée est la suivante : une plante entière et vivante,.; û’Elodea par exemplé, est introduite, à la manière d'un battant de cloche, dans un petit entonnoir en verre, de telle sorte que la section, de la tige arrive à peu près au milieu dé la partie tubulée dé l’entonnoir. Qn remplit ensuite la partie évasée, jusqu’à la moitié à peu près, avec de la gélatine-fondue, en avant soin de laisser à découvert là sèction dé

libre, plongeaüt dans l’air ou dans l’eau aérée; l’autre, courte, communiquant avec la pompe à mercure.

« Au moyen de cet appareil M. Devaux a pu faire à volonté le vide dans l’intérieur de la plante, et, par des analyses répétées, arriver à des notions précises sur la diffusion des gaz de l’air, jusque dans les lacunes, à travers les parois des plantes submergées. Il a constaté que cette diffusion est analogue à celle qui se produirait à travers une lame liquide immobilisée. Les vitesses de diffusion pour chaque gaz restent les mêmes que la plante soit dans l'air ou dans l’eau ; l’oxygène diffuse environ deux fois plus vite que l’azote, et le gaz carbonique cinquante-cinq fois plus vite.

i Comparant ensuite le milieu interne et le milieu externe delaplante, l’auteur tire les conclusions suivantes :

« 1° L’air dissous dans les eaux naturelles possède sensiblement la même pression que dans l’atmosphère-,

« 2° A l’obscurité, c’est-à-dire quand la respiration agit seule, la pression gazeuse est à peu près la même des deux côtés de là paroi des plantes submergées; V atmosphère interne de ces plantes est de l’air presque pur, de composition assez semblable à celle de l’air libre.

« 3° Dans le cas d’assimilation, au contraire, la lumière, sous l’influence de laquelle le gaz carbonique, très diffusible, se transforme én oxygène peu diffusible, augmente la pression interne. Toutefois, comme précédemment, l’atmosphère des lacunes tend à avoir la même composition que l’air libre.

« M. Devaux terminé cette étude déjà si fournie, en observant comment les gaz qui ont pénétré dans la plante arrivent dans la cellule. Le milieu gazeux externe de chaque cellule d’une plante submergée est de l’air libre ou dissous, dans lequel les pressions gazeuses sont très voisines de ce qu’elles sont dans l’air libre. Chaque cellule est traversée directement par ces gaz, de telle sorte qu’il existe, dans la substance même de la cellule, de l’air simplement dissous, possédant la même pression qu’à l’extérieur.

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<pre pour certaines plantes, telles sont les questions que M. Devaux a résolues dans son travail. »

Je signalerai en terminant une publication parue à Vienne, quelques mois après la mienne, et dans laquelle MM. Wiesner et Molisch, bîen ■connus pour leurs belles recherches en physiologie végétale, confirment l’un, des principaux résultats que j’ai obtenus (1). -

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