‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques. 1873Chapitre 2 sur 6 · BOTANIQUE DESCRIPTIVE · texte numérisé non relu

BOTANIQUE DESCRIPTIVE

les botanistes faisait aux auteurs un devoir d apporter tous leurs soins au perfectionnement de l’ouvrage, et de mettre à profit les progrès de la science et les decouvertes récentes de plantes ou de localités nouvelles. Aussi n’ont-ils pas hésité à interrompre d’autres publications importantes pour se consacrer exclusivement A un travail de révision, d’amélioration et d’additions, travail souvent ingrat, mais dont ils reconnaissaient l’impérieuse nécessité. Justement fiers du patronage que leurs illustres maîtres, MM. Adr. de Jussieu, Ad. Brongniart et Ach. Richard, avaient bien voulu leur accorder, et du témoignage particulier d’estime que leur professeur vénéré Adr. de Jussieu leur avait donné en acceptant leur livre comme faisant suite à son Cours élémentaire de botanique, ils se sont efforcés de continuer à mériter cette honorable bienveillance dont ils comprenaient tout le prix,

6. Atlas de la Flore des environs de Paris, ou Illustrations de toutes les espèces des

genres difficiles et de la plupart des plantes litigieuses de cette région (en collaboration avec M. Germain de Saint-Pierre), t vol. petit in-8", 1845.

Les planches comprennent plus de 500 figures de grandeur naturelle ou grossies, et sont accompagnées de notes descriptives et d’un texte explicatif.

7. SîNorsis analytique de la Flore des environs de Paris, ou Description abrégée des

parvenir aisément au nom des espèces (en collaboration avec M. Germain de Saint-Pierre), petit in-8”, 1845.

Cette publication est un abrégé de la Flore des environs de Paris, destiné aux herborisations.

Deuxième édition in-<2, 1859.

Cette deuxième édition, A laquelle M. Cosson a pris la plus large part, a été augmentée de l’indication des propriétés des plantes emplojées en médecine, dans l’industrie et dans l’économie domestique.

8. Description des espèces nouvelles pour la Flore des environs de Paris découvertes

; 1850 dans les Notes sur i la Flore des environs de

! (Loiret), sur les déblais et Montargis; publié dans le

ravnons de Paies, 4 fascicules, petit in-8”, 184 pages, 1848-1852.

Dans cette publication se trouvent des notes sur les plantes rares, nouvelles ou mal connues, recueillies dans le midi de la France, en Corse, en Espagne et en Portugal, pendant les voyages exécutés dans ces pays par divers naluralisles, sous le patronage de l’Association française d’exploration botanique.

U. Catalogue des hautes observées en Strie et en Palestine de décembre 1850' a avril 1851 PAR MM. de Saulcy et Michon (en collaboration avec M. L. Kralik), partie botanique du Voyage autour de la mer Morte par M. de Saulcy ;

15. Note sur quelques plantes des îles Canaries; publié dans le Bulletin.de laSociété

botanique de France, mt.

16. Catalogue des plantes recueillies sur le plateau de Ciiersonèse, pendant le siège

de Sébastopol, par M. le docteur Saint-Supért; publié dans le Bulletin de la Société botanique de France, 1856.

17. Rapport sur l’herborisation faite par la Société botanique de France a Hague-

nau ; publié dans le Bulletin de la Société botanique de France, 1858.

18. Note sur le Gagea Bodemica; publié dans le Bulletin de la Société botanique

Dans cet article, l’auteur donne la description monographique du curieux genre Hohenackeria et de l’espèce nouvelle découverte par lui en Algérie.

25. Note sur l’Ahabasis alopecueoiiœs (èn collaboration avec M. Moquiri-Tandon); publié dans le Bulletin de la Société botanique dé France, 1857.

neuve, faisant partie de Y Exploration scientifique de l'Algérie, publiée par ordre du gouvernement ; 1 vol. grand in-!» de 381 pages, plus civ pages d’introduction. Imprimerie nationale, 1854-1867.

Ce travail sur les Glumacées de l’Algérie est l’œuvre presque exclusive de M. E. Cosson, ainsi que M. Durieu, son collaborateur (Introduction, p. xn) i s’est plu à le reconnaître.

Les différentes parties dont se compose le livre sont :

1" Un Avis de l’éditeur (M. Gide) établissant la part qui revient dans l’exploration du pays à MM. Durieu de Maisonneuve et Cosson.

2° Une Introduction donnant le résumé succinct des principales explora¬

tions botaniques dont l’Algérie avait été l’objet jusqu’en 1852 (résumé qui est complété par une Notice spéciale sur les botanistes qui ont le plus contribué 5 faire connaître la flore de l’Algérie), indiquant la classification suivie pour

lté également amenés à supprimer les Rottbœlliacées, groupe li par Kunth et dont les genres se rapportent, les uns aux Anles autres aux Triticées, ainsi que M. Ad. Brongniart (Voyage e, p. 59) l’avait déjà indiqué.

« Les squamules, dont l’observation est, comme on le, sait, assez délicate à cause de l’exiguïté de leurs proportions, ont été vues dans la plupart des espèces.

» La macule hilaire que notre regrettable ami E. Desvaux, chargé de la description des Graminées de la Flore du Chili de M. Cl. Gay, a étudiée en même temps que nous, a dû être l’objet de longues recherches, les caryopses avortant souvent dans les Graminées vivaces à souche longuement traçante. Malheureusement la forme de la macule hilaire, bien qu'invariable dans un grand nombre de genres etconstante dans les espèces, n’a pas une valeur générique absolue, ainsi que le démontrent les variations qu’elle affecte dans le genre Festuca et plusieurs dessous-genres qui en ont été démembrés.

» Les caractères de la végétation ont été étudiés avec soin, et nous avons distingué les plantes à souche réellement vivace de celles qui ne sont pérennantes que par induration de la partie souterraine ou de la base des tiges.— La préfeuille (feuille bicanaliculée), dont l’assimilation avec la glumelle supérieure a été nettement indiquée, a été décrite lorsque, par exception, elle présente des caractères spécifiques.

, » L’étude des familles des Cypéracées et Joncées, en raison du nombre moindre des espèces, ne nous a offert, bien que nous ayons apporté les mêmes soins à leur rédaction, que peu de difficultés. — Nous avons insisté sur la similitude de la gaine, véritable préfeuillc, qui entoure la base des rameaux de l’inflorescence dans ces deux familles, avec l’utricule des Carex et la glumelle supérieure des Graminées, et sur l’origine des processus membraneux qui bordent le rachis des épillets dans un certain nombre d’espèces de Cypérées.»

3° Notice sur les voyages et les explorations des botanistes qui ont le plus contribué è faire connaître la flore de l’Algérie et celle des deux États voisins, Tunisie et Maroc.

4" Note sur la division de l Algérie en régions naturelles , sur les limites et les caractères de ces régions. Celte note établit que dans son ensemble l’Algérie « peut être considérée comme un massif montagneux à deux versants principaux, l’un septentrional, l’autre méridional. Le versant septentrional (Région Méditerranéenne, Tell) regarde la Méditerranée ; le versant méridional (Région Saharienne, Sahara algérien) s’incline vers les immenses plaines du grand désert de l’Afrique centrale avec lesquelles il se confond au sud. De vastes steppes d’une altitude moyenne de 700 à 1200 mètres (Région des Hauts-Plateaux, Hauts-Plateaux) forment le faîte déprimé du massif qui, sur certains points seulement, est surmonté de montagnes plus ou moins élevées. Ces montagnes, ainsi que celles de la Région Méditerranéenne, forment des chaînes on des pics isolés, et atteignent souvent une assez grande altitude pour différer notablement par leur climat et leur végétation des autres parties

du pays, et devoir être considérées comme une région naturelle (Région Montagneuse).

I La Région Méditerranéenne (région de l’Olivier) doit à l’influence maritime, qui peut s’exercer au loin, en raison du peu d'élévation et de la pente générale du sol, et à la direction des montagnes qui la garantissent des vents du sud, une uniformité et une douceur de température qui lui sont communes avec les points correspondants de l’Europe et dont ne jouissent pas les autres régions. L’étude de la végétation de cette région et la comparaison sérieuse de ses éléments avec ceux des contrées européennes du bassin méditerranéen permettent de constater, par les chiffres les plus probants, son analogie avec les parties correspondantes du littoral européen. Ainsi la Région Méditerranéenne de la province de Constantine rappelle surtout la Sardaigne, la Sicile, l’Italie et Malte; celle de la province d’Alger, le nord-est de l’Espagne, les Baléares et le midi de la France ; celle d’Oran a les plus nombreux points de contact avec le midi et le sud-est de l’Espagne. En un mot, les affinités des divers points de la Région Méditerranéenne de l’Algérie se produisent surtout selon la longitude avec les parties les plus rapprochées du continent et des îles de l’Europe, tandis que dans les régions des Hauts-Plateaux et du Sahara, les affinités selon la latitude deviennent prédominantes. Ces faits paraissent démontrer, comme les données géologiques l’établissent également, que la Méditerranée n’a occupé son lit actuel, en submergeant une vaste étendue de continent, que postérieurement i la distribution des êtres telle qu’elle existe à notre époque. C’est à la vaste surface d’évaporation de cotte mer intérieure que l’Algérie littorale doit un climat plus tempéré et des productions moins méridionales que si elle était reliée directement au continent européen.

» La Région Montagneuse est caractérisée surtout par l’altitude des reliefs du sol, qui, soit sur la côte, soit dans l’intérieur du pays, sont isolés ou forment des chaînes continues. La végétation de la partie inférieure des montagnes, environ de 600 à 1000 mètres d’altitude (cette limite varie nécessairement suivant la latitude, la nature et l’état d’agrégation du sol, le degré de sécheresse ou d’humidité, et selon que la montagne est isolée ou fait partie d’un massif élevé et considérable qui agit sur le climat local en raison de son étendue même), diffère en général assez peu de celle des plaines ou des vallées voisines. A partir de celte hauteur, l’influence de la décroissance progressive de la température, la condensation de l’humidité atmosphérique, et, pour les montagnes élevées, la présence de la neige, au moins pendant une partie de l’hiver et du printemps, modifient profondément le climat, et par conséquent la végétation, qui se rapproche beaucoup de celle de l’Europe centrale. L’Oliviér, si abondant dans la région littorale et à la base des montagnes, où il forme sur de nombreux points de véritables bois, ne se rencontre que rarement au-dessus de l’altitude indiquée plus haut comme limite inférieure de la

Jfiégi'o'n Montagneuse proprement dite où Région Montagneuse supérieure. Le Cèdre (Cedrus Libani var. Atlantica) est l’arbre réellement caractéristique de la zone montagneuse supérieure. Un grand nombre des arbres et des arbustes de la Région Montagneuse appartiennent à la flore européenne et même souvent à la flore des pays de plaines du centre de l’Europe, l’altitude compensant : la différence de latitude. De même que dans les montagnes de l’Europe, les plantes vivaces sont en nombre presque double de celui des plantes annuelles, les espèces européennes forment presque les cinq sixièmes du total de la végétation, et la plupart appartiennent à l’Europe centrale. Les affinités selon la latitude sont démontrées par la présence fréquente dans une même montagne de plantes espagnoles, de plantes italiennes, de plantes orientales et de ' plantes se trouvant à la fois en Espagne et en Orient.

» Les steppes de la Région des Hauts-Plateaux, dans les provinces d’Oran et d’Alger, sont, au nord, séparées géographiquement de la manière la plus nette des terres productives du Tell par la grande chaîne qui s’élève presque partout comme une véritable muraille. Cette chaîne s’étend obliquement du sud-ouest au nord-est, depuis la frontière du Maroc, h peu de distance de Sebdou, jusqu’au nord de Msila, où elle se divise en deux branches. Des deux branches principales résultant de la bifurcation de la chaîne au nord de Msila, Tune, se dirigeantau nord de Sétif, vient se confondre avec les montagnes de Constanline; l’autre, en s’infléchissant vers le sud-est, se réunit vers Batna avec le système montagneux des Ouled-Sultan. R résulte de cette bifurcation de la chaîne que, dans la plus grande partie de la province de Conslàntine, les Régions Montagneuse et des Hauts-Plateaux, au lieu de se développer parallèlementet de présenter une limite tranchée, comme dans les provinces d’Alger et d’Oran, tendent à se confondre, et que la limite des Hauts-Plateaux n’est guère déterminée que par l’altitude (700-1000 mètres) et l’aspect particulier des vastes plaines dépourvues de bois qui les caractérisent. Ces plaines ne sont ici, à vrai dire, qu’un premier étage de la Région Montagneuse, et participent, au moins au voisinage des montagnes et sur les points irrigables, aux' caractères du Tell. — Au sud, les Hauts-Plateaux sont séparés de la manière la plus tranchée de la Région Saharienne par une chaîne de montagnes qui S’étend presque parallèlement à la chaîne qui forme la limite septentrionale de la région; elle se dirige du sud-ouest au nord-est, en passant au nord de Tyout, d'El-Abiod-Sidi-Cheikh, deBrézina, deLaghouat et deBiskra. L’oasis

» Il résulte d’une manière évidente de la division qdi vient d’être indiquée de l’Algérie en quatre régions très-distinctes entre elles par leur climat et leurs productions, que l’on ne peut, dans la plupart des cas, sans grave erreur, attribuer à l’ensemble de notre belle colonie ce qui n’est vrai que pour l’une de ses régions seulement. Trop souvent, avant les explorations récentes, on a considéré la Région Méditerranéenne comme présentant la moyenne des conditions générales de l’Algérie. 11 n’en est pas ainsi, et au point de vue scientifique, comme au point de vue pratique, il y a le plus grand intérêt à tenir compte’ des différences si tranchées qui caractérisent chacune des régions. »

6” Tableau synoptique de la distribution géographique des Glumacées en

6” Considérations générales sur la distribution géographique des Glumacées en Algérie, comprenant la distribution des Glumacées dans l’ensemble

coïncidant avec la réduction du total des espèces, est un fait des plus évidents et démontre la loi que nous avons indiquée dans la Note sur la division de l’Algérie en régions naturelles, loi d’après laquelle les influences selon la latitude deviennent prédominantes dans l’intérieur. »

7" Description des Glumacées de la flore d'Algérie.

8" Addenda et corrigetida.

9“ Table générale des genres et des espèces et de leurs synonymes.

et dans le Maroc, à leur distribution géographique dans le domaine de la flore, objet de la publication, et dans l'ensemble du monde, à la description détaillée des genres nouveaux pour la science et des espèces nouvelles, à des notes sur les espèces litigieuses, à des tableaux synoptiques exposant le résumé des caractères des familles et des genres ; une synonymie suffisamment détaillée pour les genres et les espèces donnera l’indication des ouvrages classiques où l’on en trouvera de bonnes descriptions et celle des exsiccala dans lesquels les espèces ont été publiées. La seconde partie de l’ouvrage sera destinée à exposer les caractères propres de la végétation de l’Algérie et ses affinités étudiées dans l’ensemble et dans chaque région naturelle du pays, ainsi que dans chaque province ; elle sera accompagnée de tableaux statistiques qui feront embrasser d’un coup d’œil les résultats les plus généraux; des conclusions nettement posées indiqueront les conséquences de ces faits généraux, au point de vue de la colonisation et des cultures. L’ou-

de cartes de l’ensemble de l’Algérie, dressées d’après les levés les plus récents, sur lesquelles figureront toutes les localités! explorées au point de vue de la botanique et qui indiqueront la division de l’Algérie en ses régions naturelles.

La publication du Prodromm Floræ Algeriensis , qui sera un guide pratique pour les recherches ultérieures, permettra de reprendre bien plus utilement le grand ouvrage de l’ Exploration scientifique. Le programme de cet ouvrage a été agréé par le Ministère de la Guerre et par le Gouvernement de l’Algérie, après avoir repu la haute approbation de la plupart des membres de la section botanique de l’Académie des sciences.

46. Généra duo nova Aigeriensia, Ranuonia et Henophïton, avec deux planches ;

publié dans les Anales des sciences naturelles, 1864.

Le genre Randonia, si remarquable par les pétales et les étamines périgynes et par la présence d’un disque intérieur membraneux pétaloïde, constitue la sous-tribu des Randoniæ de la famille des Résédacées (Müll. Arg. in DC. Prodr. XVI, sect. u, 654).

47. Description nu nouveau oenke algérien, Kralikella, de la famille des Graminées

(en collaboration avec M. Durieu de Maisonneuve) ; publié dans le Bulletin de la Société botanique de France , 1867.

48. Note sur l’Euphorbla resinifera Berg, suivie de Considérations sur la géographie

botanique du Maroc; publié dans le Bulletin de la Société royale de Belgique,

49. Catalogue des plantes observées dans la Kabtlie bu Djurdjura (eg collaboration

avec M. A. Letourneux), faisant partie de l’ouvrage de MM. A. Letoumeux et Hanoteau sur la Kabylie, publié sous le patronage du Gouvernement et en cours d’exécution.

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