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Chambre photographique à double corps

Nous avons créé ce modèle d’appareil spécialement pour la Photographie Médicale. Il est en effet très difficile avec certains malades, les nerveux principalement, les agités, les aliénés, d’obtenir qu’ils restent à la place voulue pour que l’on puisse effectuer la mise au point, substituer le châssis et ouvrir celui-ci après avoir armé l’obturateur.

tConstruite par M. Mackenstein).

Cet appareil permet d'éviter toute perte de temps entre le moment où le malade est dans l’attitude voulue et celui où l’on prend la photographie. Il comprend deux chambres jumelles munies de deux objectifs de même foyer commandés par une crémaillère unique. L’un sert uniquement pour la mise en plaque et la mise au point ; l’autre, muni de l’obturateur tout armé, permet de prendre la photographie sur la plaque découverte d’avance. On peut donc suivre le malade dans tous ses déplacements, le maintenir

24. Application de la photographie aux études .histologiques.

K .Bulletin de la Société française de Photographie, 1891, p. 291.)

La photographie a été employée d'une manière courante à la Salpêtrière dans le service du professeur Charcot pour reproduire les coupes histologiques et les montrer en projections aux auditeurs du Cours des maladies du système nerveux.

Elle nous a servi pour executer les planches qui constituent l’ouvrage publié en collaboration avec M. Paul Blocq. Anatomie pathologique de la moelle épinière, ouvrage couronné pâr l’Académie de Médecine et la Faculté de Médecine de Paris (G. Masson, éditeur, 1891).

25, Photographie du microbe de la tuberculose. (En collaboration avec MM. Thouroude et Perrot de Chaumenx.)

(,Bulletin de la Société française de Photographie, 1884, p. 93.)

Ces microphotographies ont été obtenues en 1884 à la Salpêtrière avec des préparations faites par M. Debove. Grossissement 2000 diamètres. Objectif à immersion homogène de Prazmowski. Lumière oxhydrique. Pose quelques secondes. Développement è l’acide pyrogallique.

20. Observations pour servir à l’histoire des effets dynamiques des impressions auditives. (En collaboration avec le D' Ch. Féré.) ]

Dans le premier cas, on l’aclionne au moyen d’un métronome électrique ou de tout autre appareil susceptible d’envoyer le courant à des intervalles connus : dans le second, il suffira d’agir à volonté sur une poire électrique, chaque émission de courant permettant d’obtenir une image. I,'utilité, en

photographie médicale, d'un appareil capable de prendre rapidement un certain nombre d’épreuves à des intervalles quelconques n’est pas à démontrer et son emploi sera particulièrement précieux pour la reproduction des différentes phases de l’attaque de la grande hystérie, des crises épileptiques, et des altitudes des nerveux, dés idiots ou des aliénés (fig. 6).

'53, Appareil chronophotographique.

[La Nature, 1895, II, p. 372.)

Cet appareil a été construit pour donner des images chronophotographiques de grandes dimensions permettant l’analyse des différentes pRasc-s du mouvement, soit chez le sujet sain, soit chez le sujet pathologique (fig. 7).

Il se compose de 12 objectifs identiques donnant 12 images sur une plaque 24x50. Chaque image a donc un peu plus de 7 x7. Il fonctionne électriquement. Comme Expéditeur, do courant, nous avons employé avec avantage l’ingénieux appareil de M. Trouvé qui sert dans les laboratoires d’Éleclricilé médicale pour la faradisation. Cet appareil permet d’obtenir de 1 à 25 émissions de courant par seconde. Mais pour l’utiliser et envoyer le courant dans chacun de nos obturateurs et ceci dans un ordre déterminé d’avance, il nous a fallu créer un nouvel appareil dénommé le Distributeur qui a été construit sur nos plans par M. L. Leroy (fig. 8).

C’est avec ces divers instruments que nous avons pu exécuter toutes nos recherches sur les mouvements normaux chez l’homme, les démarches pathologiques, les allures du cheval et des animaux, la vague, etc. Le principe général appliqué consiste à répartir uniformément notre série de 12 images sur la durée du mouvement observé, quelle que soit celte durée, la cadence pouvant varier de 1 à 25 épreuves à la seconde. Pour l’analyse de phénomènes beaucoup plus rapides comme l’Éclair Magnésique, par exemple, nous avons créé un Expéditeur permettant d’atteindre et même de dépasser la cadence de 100 épreuves à la seconde. En supprimant l’Expéditeur de courant et n’utilisant que le Distributeur, on obtient la production d’une image à chaque émission de courant : on peut donc effectuer une série de 12 photographies successives à des intervalles quelconques, résultat intéressant dont nous avons déjà parlé à propos de notre appareil photoélectrique.

Une réplique de cet appareil a été faite pour le Laboratoire Central de la Marine qui l’a utilisé au champ d’expériences de Sevran-Livry.

dimensions et deux chemins, l’un parallèle au fond pour les démarches latérales, l’autre perpendiculaire pour les démarches antérieures et postérieures. L’appareil chronophotographique monté sur rails permettait de s’approcher ou de s’éloigner à volonté du sujet à reproduire (fig. 9).

55. Application de la chronophotographie à l’étude des démarches pathologiques. (En collaboration avec le D' P. Richer.)

Liste des séries chronopholographiques exécutées.

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