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TRAVAUX SUR LA TUBERCULOSE

Bourei.. Tuberculose pulmonaire expérimentale. [Annales de V Institut

Pasteur. 1 81)3 , 3 planches.)

Rude d’anatomie pathologique expérimentale, ayant pour but de rechercher les modes de réaction de l'organisme vis-à-vis du bacille tuberculeux.

I" Les bacilles introduits dans la veine de l’oreille du lapin sont immédiatement phagocytés par lias leucocytes polynucléaires et retenus dans les capillaires du poumon comme par un filtre.

La leucocytose polynucléaire dure 2 à 3 jours. Destruction et nécrose des leucocytes polynucléaires parle bacille. Les noyaux son I eh chromatolyse;

2‘ Intervention des phagocytes mononucléaires-. Formation de cellules géantes intra-vasculaires dès le 4e jour; conglomération de leucocytes mononucléaires, fixés, devenant cellules épithélioïdes, appel de lymphocytes. Dès le -)u jour, des tubercules typiques, intra-vasculaires, sont constitués et continuent à croître jusque vers le 211e jour, moment de la caséification.

Même processus dans les alvéoles où, par suite d’effractions capillaires, sont répandus des bacilles. Rôle des cellules à poussière. Vers le 20e jour, caséification des tubercules d’inoculation. Leucocytose polynucléaire secondaire. Dissémination des bacilles par la voie lymphatique. Dissémination et formation des tubercules granuliques péri-vasculaires.

Conclusions : Le tubercule est essentiellement comslitué d éléments lymphatiques conglomérés, appelés sur les points où sont arrêtés les bacilles tuberculeux.

L intervention des éléments nobles du tissu est toute secondaire. Les éléments fixes des I issus dans lesquels se produisent les tubercules réagissent secondairement.

Dans les processus pneumoniques tuberculeux, les éléments répandus dans les alvéoles et capables de phagocyter les bacilles sonl des éléments d’origine lymphatique analogues aux cellules à poussière (Staubzellen).

Les cellules épithéliales desquamées dégénèrent : cellules de type épil déliai, elles sont incapables d’un rôle actif.

Dans tous les cas, les cellules géantes tuberculeuses proviennent de la fusion de cellules épithélioïdes mononucléaires; elles se constituent autour de tout corps étranger.

Borricl. — Tuberculose rénale. ( Annales de l’Institut Pasteur, 18!M, 3 planches.)

En étudiant dans le rein, par inoculation directe dans la crosse de l'aorte, les premiers stades de la formation des tubercules, on retrouve identiquement les mômes phénomènes : leueoeytose polynucléaire primitive dans les glomérules ou les capillaires du rein, formation de cellules géantes par conglomération.

Constitution des tubercules d'inoculation par arrivée de mononucléaires. Les cellules du rein, les tubes contournés sont refoulés par le processus tuberculeux et atrophiés; ils ne prennent aucune part à la formation du tubercule. Tout au plus voit-on, à une certaine distance cl par réaction secondaire, quelques ligures de karyokinèse. Au 20e jour, après caséification des tubercules d’inoculation, on retrouve dans le rein le type des tubercules périvasculaires de généralisation.

Dans le poumon, dans le rein, dans le péritoine et dans tous les organes, le tubercule et les processus tuberculeux ne peuvent pas être considérés comme tumeurs développées par la multiplication des cellules fixes préexistantes. Les cellules tuberculeuses sont pour la plus grande part, non pas des cellules fixes préexistantes, mais des cellules fixées.

Bohkel. — Action de la tuberculine sur le cobaye sain et tuberculeux par inoculation sons-cutanée et intra-cérébrale. (Soc.

do Biologie, 7 avril 1900.)

La tuberculine est inoffensive pour le cobaye sain et les animaux sains; elle devient de plus en plus toxique au fur et à mesure que les processus tuberculeux se généralisent.

Cette toxicité est déjà très apparente par la voie sous-cutanée. Le cobaye

sain supporte des doses énormes de tuberculine précipitée, même par inoculation intra-péritonéale .

Un cobaye tuberculeux de un mois succombe avec 20 milligr. de tuberculine précipitée inoculés sous la peau, et plus tard il meurt avec des doses encore plus faibles : 10 milligr., 5 milligr., 2 milligr.

Dansle cerveau, chez lecobai/e sain, il faut 6, H, 10 milligr. pour tuer, et on peut même se demander s’il s’agit d une toxicité propre de la tuberculine ; la mort esl peut-être due à la peptone contenue dans le précipité.

Dans le cerveau, chez le tuberculeux, les doses de tuberculine mortelle sont extraordinairement petites ; un J/10 de milligr. tue un cobaye tuberculeux de 3 semaines, puis un 1/100 de milligr. ; et chez un cobaye tuberculeux depuis 2 mois, il suffit de un 1 1000 et 1/10.000 de milligr. pour tuer.

Il s'agit bien d’une action spécifique, car les autres toxines : diphtérique, tétanique, pneumonique, inoculées sous la peau, ne sont pas plus toxiques chez le tuberculeux que chez le sain, soit par la voie sous-cutanée soit par la voie intra-cérébrale.

La malléine seule est une exception intéressante; elle esl pour le cobaye, tuberculeux, plus toxique peut-être que la tuberculine, par la voie intracérébrale.

La tuberculine est un poison du leucocyte et un poison de la cellule nerveuse. Chez l’homme, l’action toxique nerveuse de la tuberculine se manifeste dans la méningite tuberculeuse.

IIourel. — Bacilles tuberculeux et paratuberculeux. (Bulletin de l'Institut

Pasteur, 30 mai 1001, 15 juin, 30 juin, 42 pages.)

Etude d’ensemble sur les propriétés comparées des bacilles tuberculeux vrais et des bacilles paratuberculeux.

Constitution chimique du bacille. Cires tuberculeuses. Tuberculine. Hypothèse sur le mode d’action.

Comparaison des bacilles humains, bovins, aviaires, pisciaires et des paratuberculeux saprophytes .

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