Ablation des branchies et des poumons chez un axolotl
La respiration cutanée aquatique suffit pour entretenir la vie de ces animaux pendant les saisons d’hiver et de printemps : en été, non.
35. Sur l hibernation artificielle des lérots, obtenue par la privation d’oxygène.
Dans une atmosphère confinée, des lérots éveillés s’asphyxient sans passer par la phase d’hibernation. Mais il en est autrement lorsqu’on absorbe l’acide carbonique qu’ils produisent au fur et à mesure de son exhalation.
36. Sur l'élévation des côtes inférieures par la contraction du diaphragme.
(Bulletin de la SocUUde biologie, 1868.)
Démonstration par laméthode graphique d’uneproposition contestée par beaucoup de physiologistes. Les tracés obtenus au moyen des appareils enregistreurs montrent que, sur un chien récemment tué, l’excitation des nerfs phréniques élève les côtes inférieures par la contraction du diaphragme, et, en même temps, abaisse la 4" et la 5' côtes.
L’élévation des côtes est due à la résistance des viscères abdominaux ; le ventre étant ouvert, on obtient, à chaque contraction, un tracé qui indique un abaissement.
37. Sur la diminution de pression qui se fait dam les poumom pendant f inspiration, et sur la compression pendant l'expiration.,
. (Bulletin de la Société de biologie, 1868.)
Un animal étant placé sous une cloche tubulée, et disposée de manière que les changements de volume de l’air intérieur puissent s’inscrire sur le cylindre enregistreur, on voit qu’à chaque inspiration le volume de l’air augmente, qu’à chaque expiration il diminue. Cela 11e peut s’expliquer qu’en admettant que l’orifice delà glotte ,ne débite pas assez d’air pour satisfaire à l’appel inspiratoire et à l’expulsion expiratoire. Il se fait donc, pendant la respiration ordinaire, de véritables modifications dans la pression intra-pulmonaire. Lé tracé (fig.3) montre que ces modifications s’exagèrent par les efforts. Conséquences pathogéniques.
38. Rapport de la taille des animaux avec le nombre de leurs mouvements respiratoires.
On enseigne partout que le nombre des mouvements respiratoires est en raison, inverse de la taille des animaux. Or, cela n’est vrai que dans un même groupe naturel (chats, cerfs, etc.) Mais pour les animaux de groupes différents, il n’y a nul rapport entre la taille et la respiration. Ainsi, à taille égale, les mammifères herbivores respirent plus fréquemment que les carnivores, les oiseaux beaucoup moins fréquemment que les mammifères. Le minimum du nombre dés mouvements respiratoires (2 à 3 par minute), a été présenté par le casoar dè la. Nouvelle-Hollande.
39. Sur les mouvements respiratoires des vertébrés ovipares (poissons , > batraciens, reptiles, oiseaux ), étudiés particulièrement à l'aide de tenregistreur Marey (1). :
(Bulletin de la Société de biologie, 1888.)
Ce travail contient la.première appHcation.de la méthode graphique à l’étude des mouvements respiratoires des vertébrés inférieurs.
A. — Poissons osseux. . . .■ ■
es.—(Fig. 8.) Phases singulières du mouvement respïratoi: demi-expiration, qui se prolonge quelquefois une minute.
Tracé (fig. 9) obtenu en plaçant un tube dans la trachée,
redoute évidence que les Tortues ne déglutissent pas lia», mais ireul comme les vertébrés supérieurs.
Démonstration certaine, par la méthode graphique de ce fait qi îouvements respiratoires sont indépendants des mouvements des. les, bien que ceux-ci puissent augmenter la force de ceux-là.
Détermination des muscles inspirateurs ; tracé obtenu (fig. 10) i
inspiratic
pendant pli
Oiseaux. — Tracés (%. 18) montrant la simullanéité d’ampliation du thorax dans deux sens antéro-postérieur et transversal ; celte dernière avait été négligée par les auteurs.
On voit, entre autres détails, qu’il n’existe pas chez les oiseaux, pas plus que chez les mammifères, de pause en inspiration ni en expiration.
Tracés (fig. 14) montrant l’antagonisme du jeu du.thorax et celui des réservoirs aériens extra-thoraciques ; ils sont obtenus en enregistrant les mouvements de l’air qui entre à la fois par la trachée et l’humérus ouverts.
10. De la prétendue influence delà taille sur Hntensitè des phénomènes
On sait que, dans un, temps donné, un petit animal consomme, par rapport à son poids, plus d’oxygène qu’un gros (Letellier, Régnault et Reiset). On a attribué cette différence à la différence de taillé ellemême, qui expose les petits animaux dont la surface est plus grande par rapport au volume, à une plus grande déperdition de calorique. Les expériences indiquées dans le présent travail montrent que cetle différence persiste lors même que les animaux sont enfermés dans une enceinte chauffée à une température égale k celle de leur corps. Il y a donc à ce phénomène une raison véritablement physiologique, qui a trait aux propriétés des tissus vivants.
kl. Sur la raison par laquelle certains poissons vivent plus longtemps d l'air que certains autres.
(Bulletin de la Société de biologie, 1868.) . ;
Expériences montrant; qu’il ne suffit pas, pour expliquer ces faits, d’invoquer, ainsi qu’onle fait toujours,des raisonspurementanatomiques comme la largeur différente de l’ouverture operculaire, etc. ; parexemple, l’ablation des opercules ne Uiodifle pas la durée de la vie, dans le sens qu’indiquerait la théorie généralement admise. L’étude des différences entre les propriétés de tissus des divers poissons permet seule de résoudre la question. Les tissus de ceux qui résistent à cette sorte d’asphyxie dans l’air conservent très-longtemps leurs propriétés vitales.
. 42. Sur l élasticitê«it,la contractilité pulmonaires.
I. Tracés (fig. 15) obtenus avec l’appareil enregistreur, montrant les effets de l’élasticité pulmonaire et de l’élasticité des côtes quand on ouvre le thorax d’un mammifère après sa mort.
II. Tracés montrant que, contrairement aux opinions professées par beaucoup de physiologistes allemands, le tissu du poumon est contractile, et que cette contractilité est sous la dépendance des nerfs pneumogastriques ; les idées de Ch. Williams et de Longet, très-discutées dans ces derniers temps, étaient donc parfaitement exactes. Le tracé que je donne en exemple, obtenu chez un chien par la galvanisation d’un pneumogastrique, est tout à fait concluant.
De semblables tracés ont été obtenus chez les reptiles par la galvanisation, soit du tissu pulmonaire, soit du nerf pneumogastrique.
43. L’arrachement du pneumogastrique dans le crâne u’arrête pas
la respiration.
(Bulletin de la Société de biologie, 1868.)
On avait dit le contraire. Pour obtenir des résultats bien nets, il est nécessaire d’employer des animaux nouveau-nés.
44. Sur la mort consécutive aux excitations fortes du nerf pneumo-
. gastrique ou du nerf laryngé supérieur.
Cette mort rapide, sans convulsions, qu’on obtient assez aisément chez certains oiseaux et même chez les mammifères affaiblis (tube dans la trachée, galvanisation d’un nert pneumogastrique ou serrement du larynx), n’est pas due à l’asphyxie, car chez les canards, qui résistent de dix à douze minutes à lastrangulation, la perle de tout mouvement réflexe arrive en une ou deux minutes au plus. Il y a là u une action centripète influençant directement et épuisant les centres nerveux. •
Ces résultats s’obtiennent beaucoup plus facilement après la section des nerfspneumogastriques ; cette section donne, du reste, une énergie plus grande à la plupart des causes de mort ; le chloroforme, le curare, etc., tuenlà plus faible dose les animaux dont les deux nerfs vagues viennent d’être coupés.
45, Sur la résistance à tasphyxie que présentent divers animaux.
tfiïW* # ta Société de biologie, isss.) v
1" Pour certains mammifères et oiseaux nouveau-nés, pour les reptiles, pour certains poissons (41), la résistance s’explique par la per-
sistànce despropriétés vitales de leurs éléments anatomiques (nervosité, contractilité, etc:), par la faible consommation d’oxygène de leurs tissus (32), et par suite, probablement, par la composition chimique de .ces tissus.
2" Pour certains animaux adultes plongeurs, comme le canard comparé au poulet (22), la persistance despropriétés vitales, la consommation oxygénée, la capacité des réservoirs aériens, étant à peu près égales, la résistance s’explique surtout par la plus grande quantité de sang (chez le canard, de un tiers en sus au double) ; si l’on enlève à un canard la moitié de son sang, ce qui ne parait guère l’affaiblir, on le noie en cinq minutes.
Cette grande quantité de sang existe chez tous les plongeurs (phoque, cétacés, etc.). Les dispositions anatomiques sur lesquelles on a beaucoup insisté ne semblent jouer qu’un rôle de perfectionnement, etl’expérimentation n’a rien donné sur leur valeur.
: 46.. Sur tirineroàtion du diaphragme chez le chien.
(Bulletin de ta Socitté de hiotogie, 1868.)
Chacun des deux nerfs phréniques anime une des deux moitiés du diaphragme, exclusivement.
Chacune des deux branches d’origine d’un phrénique fait contracter Une moitié tout entière du diaphragme ; cependant la branche supérieure se distribue surtout aux fibres costales, la branche inférieure surloutaux
47. Effets de la section et de la galvanisation des nerfs pneumogastriques chez les oiseaux.
(Bulletin de la Société de biologie, 1868.)
48. Action de la section des nerfs pneumogastriques chez les animaux vertébrés aériens surrie: rhythme respiratoire ; action de l’excitàti(3n des nerfs pneumogastrique, laryngé supérieur et nasal.
(fiulklm de la Société do biologie, 1888.)
r Tracés graphiques très-nombreux montrant, chez les mammifères, les oiseaux, les reptiles, l’influence de la section d’un ou de deux pneumogastriques sur le rhythme respiratoire, les animaux étant ou non endormis par le chloroforme. Ces tracés révèlent des détails curieux, qui expliquent certaines contradictions des nombreux auteurs qui ont étudié ce sujet (voy., au verso, fig. 17-22, un exemple pour chacun des trois groupes précités).
Si l’on coupe un seul des nerfs pneumogastriques, le bout périphérique cesse à peu près en même lemps, c’est-à-dire du quatrième au sixième jour, d’agir sur l’œsophage, le cœur et les poumons. La contractilité propre du poumon a disparu elle-même au bout de deux semaines. Les vibrations des cils bronchiques ne sont nullement influencées, et l’on ne constate aucune altération dans le tissu pulmonaire.
2“ Depuis les importants travaux de Rosenthal (1862), les physiologistes admettent qu’il existe un antagonisme fonctionnel entre les nerfs pneumogastriques d’une part, les nerfs laryngés supérieurs et nasaux d’autre part. L’excitation des premiers ayant pour effet, lorsqu'elle 'est assez énergique, d’arrêter la respiration en tétanisant les muscles inspirateurs et paralysant les expirateurs, celle des seconds ayant un résultat exactement inverse. D’où a été déduite une théorie très-ingénieuse pour l’explication du rhythme respiratoire.
Le présent travail et les graphiques qui en sont la base ne permettent plus d’accepter cet antagonisme. A la formule de Rosenthal, il convient de substituer celle-ci : toute excitation suffisamment énergique de l’un quelconque des trois nerfs sus-nommés arrête la respiration au
: plus difficile d’arrêter la respiration pendant la phase inspiraue. pendant l’expiration.'Toutes les fois que la respiration est uspendue, l’animal lui-même demeure immobile et Comme Dn peut souvent alors le tuer, comme il a été dit plus haut;(44). •ésente,.V titre d'exemple, deux tracés (Gg, 23) obtenus par la sation du nerf pneumogastrique, chez le même animal avec le :ourant, et montrant des arrêts en inspiration ou en expiration sont prolongés pétulant plusfie trente •secondes. ,
mme l’a fait lîosen • le laryngé supérie
■■Voici enfin un autre tracé (fig. 25) dans lequel l’arrêt en inspiration ■ est dû au pincement d’une narine.
Le travail que je résumé ici contient un très-grand nombre de ces représentations graphiques, qui ont été obtenues en mettant en expérience des mammifères, des oiseaux ou des reptiles.
La plupart des expériences dont il vient d’être question, touchant les actes mécaniques ou chimiques de la respiration, ont été exécutées dans le laboratoire de physiologie comparée du Muséum d’histoire naturelle. Elles ont fourni la matière du cours que M. P. Bert a eu l’honneur de faire dans cet établissement pendant l’hiver 1867-1868, et qui avait pour sujet : la physiologie comparée de la respiration. Ce cours est sur le point d’être publié en un volume. On y trouvera développés comme d convient, et exposés méthodiquement, les faits qui ont été rappelés ci-dessus, et un grand nombre d’autres constatations de détails qui ne méritaient pas de faire le sujet de communications à des sociétés savantes. Pendant son cours et dans son livre, M. P. Bert s’est particulièrement attaché à prouver que rien en physiologie n’est démontré, même dans le simple domaine des actes mécaniques, tant que l’expérience n’est pas intervenue ; il a tenu surtout à mettre ses auditeurs et ses lecteurs en garde contre les conclusions satisfaisantes pour l’esprit qu'on tire trop volontiers, en physiologie comparée, de la connaissance des dispositions anatomiques, et à montrer l’importance exagérée qu’on atoujoursaltachée 4 celles-ci dans l’explication de différences biologiques qui dépendent au fond des propriétés des tissus. L’expérimentation seule peut nous éclairer sur tous ces points, et nous
débarrasser enfin de la physiologie des vraisemblances. Vérité qui passerait au delà du Rhin pour une banalité et dont, cependant, l’exposition a semblé une hardiesse qui mérite presque d’être comptée comme un titre scientifique.
' 'MC Sur le tic ou chorée des chiens.
(Bulletin de la Société de biologie, 1868.)
Le tic disparaît pendant l’anesthésie due au chloroforme.
11 persiste nonobstant la section de toutes les racines postérieures des nerfs du membre qui en est atteint. C’est donc une maladie des centres nerveux, qu’on essayerait vainement de guérir par la section des nerfs.