OUVRAGES DIDACTIQUES
Conférences autographiées sur l’embryologie de l’Homme et des Vertébrés 204 p., in-4" ; 244 fig., 1 pl. double en couleurs, 1889.
logie des Vertébrés. On l’a élevé, entre autres, du moins pour plusieurs de ses parties, à la dignité de « travail original de critique et de synthèse », et on lui a attribué d’avoir « fixé et caractérisé une dés'phases importantes de l’évolutiùn de nos doctrines ».
Ne pouvant ici songer, par de trop longues citations, à reproduire même quelques extraits des chapitres ou des paragraphes qui nous paraîtraient le mieux propres à mériter les appréciations que nous venons de rapporter, et ne pouvant ainsi soumettre directement à la critique les parties les plus personnelles de notre ouvrage, nous nous bornerons à les indiquer par un simple renvoi à la table des matières.
Nous attirons donc l’attention sur les articles suivants :
Ch, II. — Maturation et fécondation. — II. Considérations théoriques sur la maturation et la fécondation. (Nature et signification des' phénomènes de maturation. — Valeur morphologique et signification dé la fécondation,.— Théories naturelles de l'hérédité), p. 25-34.
Ch. V. - La gastrula. - IV. Mode de formation de la gastrula dans les principaux types de Vertèbres. (Essai d'explication), p. 115-130. — § 1 La gastrula de lAmphioxus, Archigastrula. — §2 .La gastrula des Cyclostomes et des Sélaciens. Amphigastrula et Discogastrula. —§ 3. L’amphigastrula desAmphibiens. — § 4. La gastrula des Amniotes, Périgastrula. La périgastrula du Protamniote, type hypothétique dérivé de l'amphigastrula du Batracien. La gastrula de l’Amniote, sa formation ontogénétique comparée à celle des types précédents. (Signification de la ligne primitive).
Ch. IV. — IL Destinée du feuillet interne primaire. B. Considérations générales sur les formations entodermiques, p. 172-202.1” Le mésoderme : a) Théories du coelome et du mésenchyme. Entérocoele et Schizocqele. Mésoblaste et mésenchyme, b) Examen critique des différences établies entre le mésenchyme et le mésoblaste,. 2” La corde dorsale.-3" L’entoblaste définitif. — c) Interprétation des faits. Amphibiens, Sélaciens, Amniotes. Conclusions principales.
Ch. VI, — Constitution de l’embryon. Rapports des organes embryonnaires ■ entre eux et avec les vestiges de la gastrula. — § 4. Amniotes, p. .261-279, A. Région postérieure de l’ébauche embryonnaire, a) Reptiles, b) Oiseaux, c) Mammifères, d) Comparaison des Amniotes avec les autres Vertébrés; Signification générale du canal mésentérique et de l’anus.
Ch. VII. — Enveloppés de fœuf, annexes embryonnaires. § 2. Amnios. Causes de la formation de l’amnios, p* 313-336.
La deuxième partie èst consacrée au système nerveux. Elle comprend : ün chapitre sur les généralités et les premiers temps du développement du système nerveux central; un autre sur l’histogénèse du système nerveux; le troisième, sur le développement de la moelle, les quatre derniers sur le développement du cerveau rhomboïdal (moelle allongée, pont et cervelet), du cerveau moyen, du cerveau antérieur primitif et du cerveau intermédiaire, enfin du cerveau antérieur secondaire ou hémisphères cérébraux.
Pour mettre tout à fait à jour ce volume, j’ai publié à la fin un appendice divisé en chapitres correspondant à ceux de la partie principale, et comprenant 102 pages et nombre de figures.
Cet ouvrage contient un certain nombre de données personnelles, illustrées par des figures originales. Parmi les questions qui y sont traitées je désire attirer plus particulièrement l’attention sur certaines d’entre elles, soit à cause des faits personnels que j’ai apportés pour leur solution, soit à cause de l’intérêt même de ces questions, soit enfin en raison de la documentation bibliographique plus particulièrement abondante que j’ai fournie à leur sujet. Telles sont : dans la première partie, et dans l’appendice, la question des dérivés branchiaux, la théorie des dentitions au point de vue phylogénétique ; dans lâ deuxième partie, un paragraphe sur le spina-bifida et les autres malformations du système nerveux central; la question de la terminaison postérieure du névraxe et celle de la neuromérie, les descriptions du plancher et de la voûte du cerveau intermédiaire et spécialement celle de l’appareil pinéal et de la paraphyse, ainsi que de l’hypophyse, la discussion delà question de l’état pair ou impair du cerveau antérieur, la description des commissures cérébrales des Vertébrés et l’histoire de leur développement phylétique, etc.
Traité d’Histologie. Tome I. Cytologie générale et spéciale 977 et XXXII pages, 791 figures (en collaboration avec MM. P. Bouin, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Nancy, actuellement professeur à l’Ecole de Médecine et de Pharmacie d’Alger, et L. Maillard, chef de travaux de Chimie biologique et actuellement professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris. Schleïcher frères èt C“, éditeurs. Paris, 1904 (ouvrage récompensé par l’Académie des Sciences, prix Barbier).
Extrait de la Préface :
Le mot Histologie a, conservé jusqu’à présent une s
signification si étroite
présent au reproche spécial d’avoir introduit dans cé livre autre chose que de l’Histologie (au sens restreint qu’a cette science dans nos Facultés de Médecine), d’v avoir mis de l’Histologie comparée, de la Physiologie, de la Chimie, de la Physique.
i . .. Nous nous défendons d’avoir voulu faire un traité d’Histologie comparée ; et si telle avait été notre intention, elle eût été bien incomplètement remplie. Nous avons eu d’autres préoccupations;
Nous avons voulu tout d’abord que les formations structurales, les espèces cellulaires les plus caractéristiques d’un groupe delà série animale soient indiquées et mises à la place .qui leurmonvient.; les éléments de la radula. des Mollusques parmi les phanères dentaires, les cellules chloragogènes des Vers parmi les cellules : spécialisées du mésoderme. Nous avons voulu ensuite que -ces matériaux prennent place dans l’ensemble autant que possible avec leur valeur propre et leur importance relative, de façon .à: éviterMans notre traité ■l’erreur anthropomorphique dont toutes les sciences sont coutumières, et
tébro-morphique — si fréquente dans les sciences d’observation telles que l’Histologie. Cette erreur est due à ce que l’examen histologique des animaux invertébrés, n’a pas encore été.poussé assez loin,.tandis que les moindres particularités de structure et de texture des Vertébrés ont été minutieusement étudiées et décrites. Cela tient à ce que le .plus grand nombre des histologistes de profession sont sortis et sortent encore des Facultés de Médecine et.que l’Histologie des Vertébrés est pour eux le champ d’investigation le plus proche et le plus directement abordable. Nous avons voulu réagir contre, une tendance naturelle, véritablement déformatrice du tableau d’ensemble de l’Histologie générale; elle consiste à aller au plus près, à mieux connaître ce qui nous entoure immédiatement que ce qui est plus éloigné de nous, ou à lé connaître seul, et par conséquent à accorder aux choses voisines de nous une importance exagérée. Si nous avons décrit successivement les cellules visuelles à corps interne des Vers, les cellules visuelles à rhabdome des Arthropodes, les cellules visuelles à bâtonnet des .Vertébrés, ce n’est pas seulement avec .la préoccupation purement descrip(ive d’un zoologiste que nous l’avons fait. C’est polir que le lecteur sache .bien que la cellule à bâtonnet de. la Grenouille ou de l’Homme n’est qu’un des types principaux que peut revêtir l'élément de la vision, et pour qu’il mette cette cellule à sa vraie place parmi les autres.
Nous avons obéi enfin, très souvent, dans nos incursions sur lé territoire de l’Histologie zoologique ou même botanique, à une autre préoccupation qui
l’étude anatomique ne doive être complétée par l’indication de ses fonctions, ou du moins des modifications fonctionnelles que le microscope permet de constater.
Quant à l’introduction de la Physique et de là Chimie dans ce premier volume et à la présence d’un chimiste biologiste parmi nous, elle s’explique par les progrès même de l’histo-physiologie, ou, si l’on aime mieux, par ceux de l’Histologie d’une part, de la Physiologie d’autre part. L’analyse microscopique, de plus en plus minutieuse et pénétrante, a amené l’Histologie à un point où, limitée désormais par les moyens optiques d’observation et par les difficultés croissantes de la technique, elle est obligée de faire appel à la Physique, de supposer au delà des structures microscopiques observables une structure physique hypothétique (Heidenhain), de se compléter et de se continuer par la Physique. De même, la Physiologie générale ne peut plus être qu’une Physiologie cellulane, où les seuls facteurs de la fonction sont les énergies que la Physique distingue, les substances que la Chimie a classées. Matière vivante, énergie vitale, ne sont pas des entités étrangères à la physique et à la chimie. Ce n’est pas trop s’avancer que de prétendre qu'on ne petit déjà plus écrire un ouvrage de Biologie et particulièrement d’Histologie, sans être physicien ou
collaboration fût efficace, il ne fallait pas que les données de la Physique et de la Chimie vinssent par surcroît et fussent séparées de la description histologique. Il fallait que la présence de ces données physiques et chimiques fût rendue nécessaire, que l’analyse chimique commandât la description morphologique de la substance, que l’interprétation physique fût le dernier mot de l’explication biologique, qu’en Un mot la’ collaboration fût aussi étroite qu’il
Étendue à toute la série animale, cherchant dans l’explication physiologique sa raison d’être, reposant sur la Physique et la Chimie, ïHistologie devient ainsi une Bioiome cellulaire.-Cette dénomination n’est pas pour nous déplaire, mais elle nous effraierait beaucoup. Nous voudrions avoir écrit, au point de vue histologique, un ouvrage de Biologie cellulaire; mais nous craindrions cè titre, qui nous engagerait trop et qui n’est pas mérité.
A défaut de résultats pour le justifier, nous avons du moins une intention-, on jugera de sa légitimité.
Il est temps, nous a-t-il paru, de faire comprendre au public scientifique que l’Histologie n’est plus la « science des tissus» (de «ro: et I070;) que nos pères ont cultivée et dont ils ont fait l’ornement bien plus que le substratum de