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APPLICATION

RAYONS RONTGEN

1. Emploi des rayons X pour les recherches anatomiques : ahgiologiè, développement, ossification, évolution des dents, etc. Note de MM. Ch. Rémy et Contremoulins, présentée

Nous avons l’honneur de présenter à l’Académie une série de radiophotographies faites sur le cadavre et sur lesquelles on observe des détails anatomiques insaisissables jusqu’ici. Nous voulons parler de la disposition du système artériel jusqu’à ses plus fines divisions. Sur la figure qui représente la main avec son avant-bras et une partie du bras, on peut suivre dans leurs rapports avec le système osseux, les divisions des artères, les arcades palmaires, les collatérales des doigts et jusqu’aux houppes vasculaires de la pulpe digitale, On peut suivre aussi la pénétration des artères dans le tissu osseux.

Dans les pièces que nous avons soumises à la radiophotographie, les veines ne sont pas apparentes, mais on eut pu en obtenir l'image par le procédé qui nous a servi.

vv C’est M. le professeur Marey qui nous a suggéré l’idée de rendre le système vasculaire opaque aux rayons X en l’injectant avec une substance qui tienne en suspension des poudres métalliques impalpables. Le commerce livre aujourd’hui, sous le nom de bronze en poudre, une grande variété de ces poudres de métal. Le véhicule que nous avons choisi est la cire à cacheter commune dissoute dans l’alcool, l’injection se fait à froid.

Nous insistons sur l’importance du résultat de cette méthode qui donne la distribution des vaisseaux avec leur situation réelle et leurs rapports que la dissection altère toujours.

Pour bien faire saisir les différents degrés de profondeur des plans vasculaires, nous avons recours à des épreuves stéréoscopiques dont l’aspect est saisissant.

Sur ces mêmes figures, grâce au dispositif imaginé par M. Collardeau, les contours sont d’une netteté parfaite, ainsi que lès détails de la structure des os. L'une de nos figures représente la moitié infé-

rieure du corps d’un fœtus humain sur laquelle se détermine fort bien la position des points d'ossification.

Sur une autre figure représentant la moitié du maxillaire inférieur d’un enfant de 7 ans, on voit nettement quatre molaires avec leur couche d’émail, le cément, la dentine, la pulpe dentaire et les canaux des nerfs, tandis qu’à la base de la branche montante, la dent de sagesse, dans son alvéole, attend le moment de son évolution.

radiographie. Par Remy et Contremouhiis (Communication à la Soc. de Mol., 23 janvier 1893).

Ce résultat est obtenu par un procédé imité des procédés de coloration des éléments histologiques, par l’action successive de l’acide chromique et du nitrate d’argent.

La main qui a servi pour ce travail a été plongée alternativement dans une solution de l’une ou de l’autre substance.

3. Mémoire et atlas (inédits) présentés à l 'Acad, des Sc. par M. le professeur Marey. Récompensé par un prix, 1897 (prix Monthyon). Par Rémy et Contremoulins.

Ce mémoire comprenait des études :

Sur les divers états des tubes Collardeau.

Sur la rapidité de production des images radiophotographiques, en particulier une main du docteur Rémy obtenue en une seule étincelle de la bobine.

Sur la paléontologie : sur nos indications et dans notre Laboratoire, le docteur Lemoine a apporté des pièces paléontologiques et zoolo-, giques dont il a ensuite présenté les radiophotographies à l’Académie

Sur la médecine légale, pour le développement des os d’abord et ensuite pour l’état de certains organes, en particulier le poumon, chez le fœtus avant terme. Celui-ci, bien qu’ayant respiré, donne une image sombre si les alvéoles ne sont pas complètement développées. Par contre, l’estomac et l’intestin sont partiellement transparents à cause de la pénétration de l’air dans leur intérieur par déglutition où par insufflation.

Sur l’application des rayons X à la chirurgie en montrant une série de fractures, de trajets fistuleux, etc.

' Sur la médecine : Radiographie des os rachitiques.

En terminant la note jointe à cë travail et qui était remise à M. le professeur Marey, nous avons pu dire :

Nous vous prions de faire remarquer que nous avons été lés initiateurs de diverses applications de la radiographie à diverses sciences. Les divers procédés que nous avons donnés ont pu, il est vrai, être perfectionnés, mais nous n’en réclamons pas moins la priorité de l’idée, en particulier pour les injections.

Série de recherches sur l’extraction des corps étrangers métalliques inclus dans le corps humain, à l’aide des rayons X.

Applications à la chirurgie.

1° Rémy et Contremouiins. — Radiographie d’un corps métallique déposé dans le crâne, présentation de M. le professeur Marey ( Ac. des Se., 27 juillet 1896).

2° Rémy et Contremouiins. — Nous avons été les premiers à donner une épreuve nette d’un projectile dans la tête d’un vivant, grâce à 8 heures de pose et à l’immobilisation d’un appareil spécial scellé sur la tête à l'aide de plâtre.

La seconde en date (Londe en avait déjà communiqué une), mais la meilleure comme netteté, cette photographie a trait à un projectile qui entré par la tempe droite, est venu se loger sur la voûte de l’orbite gauche, au-dessus du nerf optique.

Cette localisation correspondait aux symptômes observés qui consistaient surtout en cécité (Comm. à YAc. de Mêd. du 4 août 1896).

5° Rémy et Contremoulius. — Sur l’extraction des projectiles intra-crâniens (Travaux de neuropathologie de Chipault, 1898).

Dans ce travail est publié le résultat de tentatives opératoires faites

sur le blessé qui fut l’objet de la présentation précédente. Il fut impos sible à l’aide d’un seul rayon X de retrouver le projectile.

A propos de cette tentative, je fixai les conditions que devait remplir un appareil capable de reproduire le trajet des rayons X et de conduire le chirurgien.

4° Méthode do Rémy et Contremoulins. — Sous ce titre, M. le professeur Marey fit à l’Académie le récit de nos travaux antérieurs et présenta un appareil construit par Contremoulins ( Ac. de Méd., oct. 1897).

5° Présentation par M. le professeur le Dentu, d’un blessé opéré par moi à l’aide de la méthode Rémy et Contremoulins (Ac. de Méd., nov. 1902),

INDICATEUR A BAYONS X MATÉRIALISÉS.

Présentation au Congrès, pour l’avancement des sciences de Boulogne-sur-Mer, d’un nouvel appareil, imaginé et construit par le docteur Rémy, simple et pratique, pour la détermination des corps étrangers.

Je suis d’accord avec tous les auteurs ou inventeurs qui m’ont précédé pour dire que les données fournies par un seul tube de Crooltes sont insuffisantes, qu’il est nécessaire d’employer au moins deux rayons X.

En réunissant chaque ombre portée au foyer qui l’a produite, on obtient ainsi deux rayons qui s’entrecroisent et dont le point d’intersection représente le siège de l’objet recherché.

L’idéal serait donc de reproduire avec des fils ou des tiges le trajet de ces rayons, mais il est impossible de le faire tant que le sujet en expérience, vif ou mort, est entre l’ampoule et l’écran et la plaque sen-

C’est cependant à établir les rayons de l’ampoule à la plaque que se sont concentrés les efforts de tous les inventeurs.

Pour cela, il fallait que le sujet des recherches quitte l’appareil et, quand les constructions ou les calculs‘étaient établis entre la plaque et l’image, il restait un problème difficile à résoudre, celui d’indiquer sur le sujet porteur du corps étranger le trajet de ces'rayons matéria-

C’étaient alors d’ingénieux et compliqués systèmes de repérage pour retrouver la position exacte des tubes, de l’image et du corps.

Aussi, bien que la liste des présentateurs d’instruments soit assez nombreuse, un seul auquel j’ai participé (voir plus haut : (page 52). a donné des résultats précis, mais au prix de quelle complication.

Aussi ai-je renoncé à me servir de ces rayons compris entre le foyer et la plaque sensible et mes recherches ont porté sur le moyen d’utiliser ceux qui sont compris en dehors de cette zone, entre la plaque et l’infini. Si je réussissais, je n’aurais plus besoin de déplacer mon malade, et j’aurais de l’espace pour développer et manœuvrer mon appareil.

1" Présentation de l’appareil perfectionné au Congrès international de médecine de Paris 1900, section de médecine militaire.

2° Première application de mon appareil à l’extraction d’un projectile intra-cérébral. Succès. Cette première tentative montre la nécessité de la construction d’un instrument capable d’extraire sans dégâts le corps étranger (Peugniez et Rémy, Ac. de Méd., 23 avril 1901).

3° Nouvelles applications de cet appareil. Il a été possible de faire la recherche et l’extraction de plusieurs projectiles pendant la chloroformisation. L’instrument d’extraction est construit, il est armé d’une sonde électrique de Trouvé qui avertit du moment du contact (Peugniez et Rémy, Ac. de Méd., 29 Juillet 1902).

4“ Sur l’extraction des projectiles (Peugniez et Rémy). Congrès international de Madrid, 1900. Résumé des cas d’extraction de ces corps étrangers, observés par les auteurs, avant et après la découverte des Rayons X.

Ëndodiascopie.

Application de l’endodiascopie à l’examen d’une fracture du maxillaire inférieur, lente à se consolider (Rémy et Bouchafcourt, Ac. de Méd., 27 mars 1902).

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