XXI. — De la chaleur animale
(Mémoire déposé en avril 1860, au secrétariat de l'Académie de Caen, et resté inèdit.)
Un rapport de M. Roulland sur le concours du prix Le Sauvage, à Caen, 1862, cite, p. 80 à 95, quelques passages de ce travail, qui a obtenu une mention honorable suivie de l'envoi du diplôme de membre correspondant de l'Académie.
XXII. — De quelques causes de variation dans la température animale.
(Gazette médicale, 1860; Comptes rendus de la Société de biologie, p. 383.)
Interprétation physique des deux phénomènes suivants découverts par M. CI. Bernard. | |
1° Après la ligature de l'aorte, la température s’élève dans les cavités splanchniques situées au-dessus de la ligature. L'explication proposée dans cette note est que la suppression du cours du sang dans les membres inférieurs supprime aussi la déperdition de chaleur qui en résulte normalement, car M. Bernard a prouvé que le sang des veines fémorales est plus froid que celui des artères correspondantes.
2° M. Bernard a montré que, dans certains cas, après la section du grand sympathique au eou d’un lapin, on voitnon-seulements’échauffer l'oreille correspondante au nerf coupé, mais se refroidir l’autre oreille. L'interprétation proposée est la suivante : comme chez le lapin, les deux carotides naissent d’un tronc commun, le passage plus facile du sang dans l’une des branches de bifurcation doit, par érogation, dimi-
Ge nuer la quantité qui passe par l’autre. Comme preuve de ce fait, on
peut, en comprimant et en relâchant tour à tour l’une des carotides, voir la température s'élever et s’abaisser dans l'oreille du côté vpposé.
XXII. — Du thermographe, appareil enregistreur des températures.
(Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1864, t. LIX, p. 459.)
Présentation d'un nouvel appareil permettant :
1° D'enregistrer l'intensité et la durée de tous les changements de température d'une partie quelconque du corps d’un animal ;
2° De traduire par deux ou plusieurs courbes rapportées à une même abscisse les variations de température de deux ou plusieurs points du
corps d'un animal.
L'emploi de cet appareil permet de constater, dans certains cas, un antagonisme entre la température centrale et celle des parties périphériques, le refroidissement de ces dernières s'accompagnant alors de l'échauffement des centres et, réciproquement, l'échauffement de la périphérie abaissant la température centrale.
La théorie de ce phénomène se rattache à des considérations émises dans le Mémoire n°XXV, sur l'état de la température dans le cho-
léra.