XLIX. — Du mouvement dans les fonctions de la vie
(Un volume.in-8° de 500 pages. Paris, 1867, Germer Baillière.)
Après un historique de la méthode graphique employée dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie, et après un exposé de l'extension qu'il a donnée à cette méthode, l’auteur énumère les tentatives qu'il a faites suivant un autre ordre d'idées. Il s'agit du contrôle expérimental des théories déduites de l'analyse des phénomènes physiologiques et de la reproduction synthétique de certains phénomènes au moyen d'appareils schématiques.
Le schéma ‘étant construit de façon à réunir les conditions mécaniques et physiques auxquelles on attribue théoriquement la production d'un phénomène physiologique, doit, si la théorie est vraie, reproduire ce même phénomène. Les principaux appareils décrits dans cet ouvrage sont les suivants :
1° Schéma de la cireulation du sang avec les variétés du pouls, la locomotion artérielle, les bruits de souffle, les anévrysmes et leurs
effets sur le pouls.
M Ne 2° Schéma du choc du cœur et des bruits de cet organe.
3° Schéma des phénomènes mécaniques de la respiration; du vide de la plèvre, etc.
4° Schéma du rôle de l’élasticité vasculaire dans la circulation du sang, |
5° Schéma du rôle de l'élasticité des muscles dans la contraction.
Plus loin, Ére remontant à rte de la plupart des mouvements qui se passent chez les être vivants, cherche à determiner la nature de l’action musculaire. : |
Après avoir développé les idées émises dans les publications XLII, XLV, XLVI, sur la complexité de la contraction, il cherche comment chacun des agents qui modifient la fonction du muscle : chaleur, froid, augmentation ou diminution du cours du sang, poisons, ete., agit sur la secousse musculaire. Il trouve que tous ces agents modifient la secousse de la manière que la théorie eût pu faire préveir à l'avance,
Comme le but des recherches de physiologie est, en définitive, d'éclairer la médecine, l’auteur s’est préoccupé de rendre applicables à l'homme les appareils qui fournissaient l'indication précise des différentes variétés de l'acte musculaire. A cet effet, il a construit un appareil qui traduit graphiquement soit les secousses, soit les contractions des muscles humains.
Le gonflement transversal d’un muscle étant toujours. proportionnel à son changement de longueur, on saisit le muscle que l’on veut-explorer entre les branches d'un appareil, la pince myographique, qui transmet fidèlement à l’enregistreur la forme du mouvement exécuté par le muscle. Les expériences faites: sur l’homme concordent avec celles qui ont été faites sur les autres mammifères. La figure 31, pl. JL, représente l'établissement d’un régime RE de secousses musculaires chez l’homme.
Il est vraisemblable que les troubles de la motricité chez l'homme