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Fic. 31. — Modifications d'amplitude et de forme que subit la secousse d’un muscle soumis à des charges
graduellement croissantes,
malade s’éclaireront beaucoup lorsque ces procédés seront transportés dans l'étude clinique, et que les applications de la méthode à la fonction de motricité ne seront pas moins fructueuses que celles qui ont déjà été faites sur la fonction circulatoire.
L'élasticité des muscles joue un grand rôle dans la contraction ; des expériences nouvelles ont été instituées pour la mesurer sur le muscle en repos ou en action. |
Un nouvel appareil permet d’apprécier en un instant les phases de l'allongement d’un muscle sous des charges régulièrement croissante. Il montre que le muscle actif est plus extensible que le muscle au repos, sous la charge de plusieurs poids additionnels ; tandis que, sous une plus forte charge, c’est l’inverse qui se produit.
Études sur les caractères de la secousse ou mouvement élémentaire provoqué par une seule excitation du nerf.
Les expériences instituées sur ce sujet ont démontré les points suivanits : |
1° L’amplitude du mouvement produit croît, avec l'intensité de l'excitant employé, jusqu’à une certaine limite.
2° La fatigue du muscle prolonge le mouvement, mais en diminue l'amplitude.
3° La ligature de l'artère afférente du muscle produit des effets très-analogues à ceux de la fatigue. Tableau VL, fig. 33.
4° Le froid allonge énormément la durée des secousses musculaires, mais cet effet n'est que temporaire. Tableau IV, fig. 32.
5° La chaleur abrége la secousse en lui donnant plus d'amplitude, fig. 34, mais, à un certain degré, elle produit la coagulation des éléments liquides du muscle et éteint la secousse. Tableau IV, fig. 35.
6° La charge à laquelle un musele est soumis augmente d’abord, puis diminue graduellement l'amplitude de la secousse. Tableau HI, fig. 31.