‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr. MareyChapitre 33 sur 47 · Du vol des oiseaux · texte numérisé non relu

Du vol des oiseaux

Considérations générales sur les forces qui agissent dans le vol.

a. De la force statique des muscles de l'oiseau. Chez une buse, le . poids maximum que puisse soulever chaque grand pectoral est de 42",500. La force spécifique du musele de cet oiseau serait de 1298 grammes pour un faisceau de À centimètre carré de section.

b. Rapidité d'action du muscle de l'oiseau. Cette rapidité est plus grande que chez l’homme. Ainsi, tandis que le musele humain consomme 6 à 8 centièmes de seconde pour accomplir sa secousse, le musele de l'oiseau n'emploie que 4 centièmes de seconde environ.

ce. Des différentes formes du travail musculaire. Considérations relatives à l'appareil musculaire de l'oiseau qui, suivant la surface de ses ailes, donne des battements d’étendues différentes. Un oiseau à faible surface d’ailes exécute des battements étendus, dont chacun éprouve peu de résistance de la part de l'air, tandis qu'un oiseau à grande surface d'ailes exécute des battements peu étendus, mais dont chacun exige un plus grand effort. En conséquence, les masses musculaires, dont la longueur est proportionnelle à l'étendue du mouvement qu’elles produisent, sont réparties en faisceaux minces et allongés chez les oiseaux pourvus de faibles surfaces d’ailes (canards, guillemots, ete.), tandis qu'elles forment des masses grosses et courtes chez les oiseaux qui ont des ailes à grandes surfaces (aigle, frégate, ete.). Vérification de cette loi sur les squelettes d'oiseaux des galeries zoologiques.

Conditions anatomiques du vol.

a. Forme de l'oiseau, ses effets.

b. Conditions de stabilité : position du centre de gravité au-dessous de la surface de suspension.

c. Planement et glissement dans l'air; appareils reproduisant ces effets de planement.

He -* d. Rapport de la surface des ailes au poids du corps de l'oiseau: -<— Plus la masse de l'oiseau est grande, plus est faible, relativement, la surface de ses ailes. Détermination de ce rapport sur un grand nombre d'espèces d'oiseaux.

Expériences sur le vol de l'oiseuu.

a. Fréquence des mouvements de l'aile chez différentes espèces d'oiseaux. La fréquence des battements décroît quand la taille de l'oiseau augmente.

b. Méthode électrique pour estimer la durée relative des mouvements d'élévation et d'abaissement de l'aile. Le temps d’abaissement est toujours plus long que celui d'élévation.

c. Méthode graphique appliquée à l’action des muscles pectoraux pendant le vol. Confirmation de la loi précédente. Démonstration du ralentissement du coup d’aile descendant sous l'influence de la résistance de l'air.

Des mouvements que l'aile de l'oiseau exécute dans le vol.

a. Construction d’un instrument capable d'enregistrer tous les mouvements qu'un point mobile peut décrire dans un plan.’ Cet appareil permet d'écrire à une grande distance une figure tracée sur un plan par l'instrument explorateur.

b. Détermination de la trajectoire décrite par la pointe de l'aile

dans l’espace. Cette trajectoire est une ellipse irrégulière dont le grand axe est incliné en bas et en avant.

Page 1