‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr. MareyChapitre 37 sur 47 · POS PEER · texte numérisé non relu

POS PEER

Parallèle du vol de l’insecte et de celui de l'oiseau. :

a. Différence de la trajectoire de l’aile chez ces deux ordres d’animaux, démonstration de la supériorité du vol de l'oiseau au point de vue de l’utilisation de la force dépensée.

b. Rôle différent des deux parties, interne et externe, de l'aile. La première agit presque exclusivement pour produire l'effet de cerfvolant ; la seconde, animée d’une grande vitesse, trouve dans l'air une

bien plus grande résistance; c'est pourquoi ses pennes sont beaucoup plus fortes.

LVIII. — Tentatives de reproduction synthétique du vol de l'oiseau.

a. Conditions mécaniques du phénomène. Manière dont la force se partage entre l'air à déplacer et le corps de l'oiseau qui est soulevé. Les choses se passent d’une façon analogue à ce qui se produit pour la force de la poudre qui se partage entre la pièce qui reeule et le boulet qui est lancé. La quantité du mouvement MV est égale de part et d'autre, mais la quantité de travail est très-inégale. RE

b. Imitation synthétique d’un coup d’aile descendant. Construction d'un appareil qui se soulève par. l’abaissement de ses ailes.

En chargeant la machine de poids croissants ; en faisant varier la force du ressort qui abaisse les ailes; en augmentant ou en diminuant la surface de. celles-ci, on voit que l’élévation de la machine varie de la manière suivante :

La hauteur du soulèvement croît avec la force du ressort;

Elle croît avec la surface des ailes;

SE ON ES Elle diminue par l'accroissement du poids dont on charge la machine.

Ces variations se font suivant un rapport assez simple, moins simple toutefois que celles du travail qui décroît exactement en raison de l'accroissement de la charge.

c. Applications physiologiqués des expériences précédentes.

On peut s'assurer que la force des museles de l'oiseau est précisément celle que la théorie indique et qui doit se calculer de la manière suivante : |

La résistance de l'air sous chacune des ailes doit être un peu supérieure à la moitié du poids de l'oiseau.

Le point d'application de cette résistance a lieu sensiblement à la réunion du tiers externe et des deux tiers internes de l'aile, ce qui permet de déterminer, par la mensuration directe de l'aile d’un oiseau, le bras de levier au bout duquel agira la résistance de l'air.

La dissection de l'oiseau montre, d'autre part, quelle est la longueur du bras de levier au bout duquel agit la puissance musculaire. On connaît enfin, par des expériences directes, la force statique du muscle grand pectoral de l'oiseau.

Avec ces données et sachant que le moment de la puissance museulaire doit être un peu supérieur à celui de la résistance de l'air, il est facile d'établir l'équation de la puissance et de la résistance.

L'exactitude de ce rapport, tel qu'il à été indiqué plus haut, a été vérifiée sur la buse et sur le pigeon.

LIX. — Détermination des inclinaisons du plan de l'aile aux différents instants de sa révolution.

(Comptes rendus, 1872, 1° semestre, t. LXXIV, n° 9.)

Le problème à résoudre consistait à inscrire à la fois trois actes différents se passant à plusieurs mètres de distance des appareils

LL fa

inscripteurs. Trois courbes furent obtenues simultanément : l'une AP

pour les mouvements que l’aile exécute d'avant en arrière; l'autre HB

Fig. 42. — AP mouvement de l'aile d'avant en arrière ; HB mouvements de haut en bas; S çourbe des changements de plan de l'aile (ces tracés ont été recueillis sur la buse).

pour ceux qu'elle exécute de haut en bas; la troisième enfin, S, correspondait aux changements de place de l'aile pendant les différents instants du vol. |

Fic. 43. -—— Trajectoire de l’aile d’une buse avec inclinaison du plan de l'aile aux différents points de cette trajectoire (cette figure est construite d’après les courbes de la figure 49).

D'après ces courbes de différents actes isolés on obtint la fig. 43

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qui représente la trajectoire de l’aile d'une buse avec l'inclinaison de son plan aux différents points.

EX. — Des allures du cheval étudiées par la méthode graphique.

(Comptes rendus, 2° semestre, t. LXXV, n° 16, 1872.)

En présence des désaccords qui règnent entre les différents auteurs sur le mécanisme des allures du cheval, l’auteur s'est adressé à la méthode gräphique qui lui à paru seule capable de mesurer des durées et des successions que l'œil ne saurait saisir. La théorie que les expériences ont confirmée était, pour l'allure du pas, celle de Vincent et Goiffon Bouley, étc., contrairement aux opinions de Lecoq et de Raabe. .

LXI. — Des allures du cheval étudiées par la méthode graphiques. (Comptes rendus, 2° semestre, t. LXXV, n° 19, 1872.)

L'allure du trot étudiée par la méthode graphique a montré : que, d'une manière générale, les temps d'appui des pieds sur le sol sont plus longs que ceux de suspension; que lorsque les pieds ne touchent pas terre, l'animal est à son minimum de hauteur, contrairement à l'opinion qui admettait que la suspension est une espèce de saut de l'animal; que les réactions ascendantes, à la croupe ou au garrot, se produisent aux moments des appuis sur le sol; que le sr décousu est la transition naturelle pour arriver à l'allure du pas ou à

celle du galop.

LXIL. — De la locomotion terrestre chez les bipèdes et les quadrupèdes. (Journal de l'anatomie et de lu physiologie, de M. Ch. Robin, janv. 1873.)

Résumé des différentes expériences faites pour [a détermination des mouvements aux différentes allures normales.

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LXIIL. —— De l’uniformité du travail du cœur lorsque l'organe n'est soumis ‘à aucune influence nerveuse extérieure.

(Comptes rendus, 2° semestre, t. LXXVITI, n° 5, 1873.)

L'auteur avait établi depuis douze ans que le cœur règle le nombre de ses mouvements sur les résistances qu’il éprouve à se vider, c’està-dire sur la pression artérielle qu'il doit soulever. Or, en 1867, MM. Ludwig et Cyon crurent avoir démontré qu’un nerf particulier, qu'ils nomment dépresseur, a pour effet, quand on excite son bout central, de relâcher les vaisseaux de l’instestin, de faire ainsi baisser la pression artérielle, et consécutivement de ralentir les battements du cœur. | |

L'interprétation des phénomènes observés par les auteurs allemands n’est pas exacte, et c'est à quelque influence nerveuse reflexe s’exerçant par les nerfs cardiaques qu’il faut attribuer le ralentissement des mouvements du cœur. Ce ralentissement, effet primitif d’une influence nerveuse, entraîne nécessairement après lui l'abaisse ment de la pression artérielle qui n’est que secondaire.

En effet, un cœur de tortue isolé, soustrait par conséquent à toute influence nerveuse extérieure, se ralentit lorsqu'il trouve devant lui une pression forte, s'accélère s’il trouve une pression faible. Ces expériences ont été faites en présence de l’Académie. Un cœur de tortue était placé sur un système circulatoire artificiel, formé de tubes élastiques remplis de sang de bœuf défibriné; on réglait, par un robinet, la résistance au mouvement de ce sang. Le cœur se ralentissait ou accélérait ses mouvements, suivant que les résistances augmentaient ou diminuaient. Ainsi, le cœur soustrait à toute influence nerveuse, puisqu'il est détaché du corps, accélère ses mouvements si la pression du sang qu'il doit soulever diminue, et réciproquement.

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