‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr. MareyChapitre 7 sur 47 · V. — Interprétation du pouls drcrote · texte numérisé non relu

V. — Interprétation du pouls drcrote

(Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. XLVIE, nov. 1858, p. 826-827.)

Le pouls dicrote, ou bis feriens, était considéré par certains auteurs comme produit par une double contraction du cœur; d’autres l’attribuaient à une contraction artérielle qui suivait celle du ventricule.

Ce travail établit :

1° Qué le redoublement de la pulsation tient à une double oscillation de la colonne de sang dans le système artériel;

2° Qu'on peut provoquer un phénomène entièrement semblable dans un système de tubes élastiques;

3° Que le pouls dicrote annonce que la pression du sang dans les artères est peu élevée.

VE, — Mémoire sur la contractilité vasculaire (1).

Le

(Annales des sciences naturelles, 4° série, Zooz., t. IX, p. 53-88.)

Ce mémoire date d’une époque où la contractilité vasculaire et l'action du système nerveux vaso-moteur, récemment démontrées par la mémorable expérience de M. CL. Bernard, donnaient lieu à de vives discussions. Aujourd'hui, après plus de dix-huit années pendant les-

(1; Ce travail a été traduit en entier l’année suivante dans New Orléans méd, Gazette.

RATE quelles un grand nombre de travaux ont été publiés sur cet important sujet, l’auteur ne trouve rien à retrancher de ce travail, dans lequel il a cherché à établir les propositions suivantes :

1. La contraction des vaisseaux constitue une force antagoniste de la pression du sang. En rétrécissant le diamètre des petits vaisseaux, elle crée une résistance au cours du sang et le ralentit; l'inverse se produit par le relâchement vasculaire. ;

2. La contraction artérielle contre-balance aussi les influences de la pesanteur sur la pression du sang : elle devient plus énergique dans les vaisseaux des parties PAU elle est plus faible dans ceux des parties élevées du corps.

3. Il suffit de garder une même attitude horizontale ou verticale pendant quelques heures, pour que la contraction des vaisseaux se modifie et s'adapte à la pression du sang modifiée elle-même.

. Certains accidents, la syncope par exemple, semblent produits, le a souvent, par une rupture de l'équilibre entre la CA du sang et la contraction des vaisseaux.

5. Toute influence qui agit directement sur la contractilité vaseulaire perd ses effets si elle est souvent répétée. Cette accoutumance aux stimulants est surtout remarquable chez les ouvriers occupés à certaines professions.

G. On peut facilement étudier sur soi-même l'influence des divers agents sur la contractilité des vaisseaux, et juger de l'effet produit d’après la coloration des téguments sur lesquels l’action a porté.

7. Presque tous les agents qui font contracter les vaisseaux et produisent la pâleur des téguments amènent au contraire un relâchement de ces vaisseaux d'où suit une rougeur plus ou moins vive, lorsqu'on les fait agir avec trop d'intensité.

8. Ce relâchement des vaisseaux par les excitants trop forts paraît

LLC AE

devoir s'expliquer par l'épuisement ou la fatigue de la contractilité vasculaire.

9. Les congestions et inflammations semblent être les effets d’un épuisement de la contractilité vasculaire.

10. Les fièvres seraient une généralisation du même épuisement.

(Ce travail a obtenu une mention honorable à l’Académie des sciences en 1860.)

VIT, — Recherches sur le pouls dicrote.

(Gazette médicale de Paris, 1859, n° 30.)

Développement des faits signalés dans la note n° V. — Erreur dans le trajet assigné à l'oscillation du liquide dans les vaisseaux; cette erreur sera rectifiée plus tard (voy. n° XXXIT).

VILLE. — Des causes d'erreur dans l'emploi des instruments qui servent à mesurer la pression sanguine et des moyens de les éviter.

(Gazelte médicale de Paris, 1859, n° 30.)

L'auteur montre que le mouvement de la colonne d’un manomètre à mercure n'exprime pas du tout les variations de la pression du sang dans l'artère à laquelle l'instrument est appliqué; que les maxæima, les minima et même les moyennes fournis par ces instruments sont faux.

Description du sphygmographe de Vierordt; indication des défauts de cet instrument; premières modifications apportées par l'auteur à sa construction.

ER

IX. Recherches sur la circulation du sang à l'état sain et dans les maladies.

(Thèse inaugurale pour le doctorat en médecine, soutenue le 4 mars 1859. In-4°, 119 pages.)

Cette thèse se divise en trois parties.

La PREMIÈRE PARTIE, relative aux phénomènes physiques de la circulation, reproduit plusieurs faits signalés dans les publications antérieures. On y trouve aussi une détérmination plus précise de la transformation de la pulsation dans les artères à mesure que celles-ci sont plus éloignées du cœur.

Cette transformation était appréciée au moyen d'un appareil imitant les conditions physiques de la circulation. |

La SECONDE PARTIE développé plus complétement les idées déjà émises par l'auteur sur la contractilité vasculaire et son rôle de régulateur du mouvement du sang.

Explication des effets du relâchement des vaisseaux sur la fempérature; preuve que cet effet n'a lieu que sur les organes soumis à une cause de refroidissement. (J. Hunter avait déjà signalé le même fait à propos de la température des parties enflamméés, mais il n’en avait pas donné l'explication.) L'auteur cherche à démontrer que la contraction ou le relâchement des vaisseaux modifient la température des organes en faisant passer plus ou moins abondamment le sang dont la température est élevée à travers des organes qui, d'autre part, tendent plus ou moins à se refroidir. De là résulte que la température des parties ainsi échauffées par l'accélération du cours du sang ne s'élève jamais au-dessus de celle du sang dans le cœur gauche, c'està-dire du liquide qui leur apporte sa chaleur. La production de chaleur semble peu modifiée par ce changement de vitesse du cours du sang.

Page 1