‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 1 sur 3 · I. — Siyets divers · texte numérisé non relu

I. — Siyets divers

1® Sur des kystes sanguins du rein.

ISslklin de la SoeiéU analomigae, année 1858, p. m.)

Un vieillard, âgé de 76 ans, et qui avait quelques difficultés pour uriner, présenta, après la mort, une hypertrophie de la prostate et un grand nombre de kystes rénaus. La plupart de ces kystes renfermaient un liquide transparent ; trois d’entre eux contenaient, l’un, un caillot sanguin, peu modi6é, les deux autres, nue substance molle, rougeâtre, formée en grande partie de débris de globules sanguins et de cristaux de cholestérine. Cette affection peut être rapprochée de l'affection kystique du corps thyroïde.

2“ Gangrine sénile chee un sujet ayant présenté des accès intermittents à la suite d'un cathétérisme.

Exemple intéressant de concrétions et de kystes fibrineux du cœur gauche avec infarctus de la rate, des reins, et gangrène sèche du pied droit. Ces lésions étaient accompagnées, dans les derniers jours de la vie. d accès fébriles intermittents que l’on crut devoir rattacher au cathétérisme, mais qui n’étaient en réalité que l’effet d’une infection du sang par les concrétions cardiaques.

Les valvules auriculo-ventriculaires gauches sont le siège de (Quelques végétations; le ventricule gauche est, vers la partie moyenne de sa paroi postérieure, le siège d’une rupture d’environ 2 centimètres d’étendue, circonscrite par une infiltration sanguine ; la cavité du péricarde est remplie d’un sang coagulé. Les artères coronaires sont incomplètement examinées.

5“ Tumeur blanche de Varticulation atloîdo-axoîdienne.

HétrécissÊmènt syphilitique du

élargi était le siège de petites ecchymoses et d’une dilatation manifeste des capillaires.

14® Altération graisseuse du foie et des reins survenue sous l’influence de Vàbus longtemps prolongé des alcooliques.

Cas remarquable par la généralisatiou rapide de la mélanose. 1 gauche était le siège de la tumeur initiale ; dans les organes, des g lions pigmentaires infiltraient les éléments propres. •

Les dilatations occupaient la plupart des extrémités bronchiques, di moins 4 droite ; elles avaient la forme ampullaire et variaient depuis le volume d’un pois jusqu’à celui d’un ' œuf de pigeon. A leur voisinage, 1(

Ces deux faits, remarquables par les symptômes et le mode de terminaison, sont des plus importants au point de vue du diagnostic, ce que l'auteur s’est appliqué à montrer. 11 insiste en outre, à propos de ces deux cas, sur la généralisation possible des cancers épithéliaux, et formule cette conclusion que, toutes choses égales d’ailleurs, cette généralisation est plus fréquente lorsque le cancer débute par un viscère ou une muqueuse, et qu’elle est moindre quand celui-ci commence par la peau ou par l’un des orifices.

daBS d’autres points de l’économie. En second lieu, toute production cancéreuse est la conséquence d’une hypergénèse des éléments normaux, et le plus souvent des éléments de tissu conjonctif, qui, de tous, sont les plus aptes à se reproduire et à se régénérer.

26° Contribution à l’étude de Vhépato-adénome {adénome hépatique).

(Comptes rendus de la Société de biologie e{ Gazette médicale, 1868, p. 610,706,736.)

Six cas de ce genre d’altération, rencontrés par l'auteur dans l’espace de dix ans, lui permettent de tracer les caractères anatomiques et symptomatiques d’une affection que l’on a pu quelquefois confondre avec la cirrhose, bien qu’elle en soit très-distincte. Cette affection, dont il a été publié seulement quelques faits, est constituée par l’hyperplasie avec hypertrophie des éléments propres de la glande hépatique, qui souvent envahissent les vaisseaux. Symptomatiquement, elle se traduit par de l’ictère, de l'ascite, des hémorrhagies, et se termine par le collapsus.

27° Diathèse urique dans un cas de néphrite interstitielle chronique.

Observation détaillée de néphrite interstitielle chronique, avec végétations sur la valvule mitrale. Ces végétations étaient constituées par un tissu librolde infiltré d’urates de soude, ce qui, en l’absence d’accès de goutte, chez la femme, fit soupçonner la lésion rénale d’avoir été la cause d’une rétention d’acide urique, d’où l’infiltration de la valvule.

28° De la polyurie.

(Thisefsor le eosccwrs d'agrisatim, Paris, 1869.)

résume l’état des connaissances sur le sujet. Faisant une revue

Après avoir esquisse à grands traits l’iiistorique de Texpérimentation en médecine, Fauteur étudie les maladies qu’il est possible de reproduire expérimentalement. La vaccine, la variole, le charbon, l’alcoolisme, l’empoisonnement par le phosphore, sont tout d’abord passés en revue, et l’étude de ces maladies que l’expérimentation reproduit en même temps qu’elle permet d’en expliquer les principales modalités, le conduit à formuler la conclusion que les maladies dont la cause est saisissabîe peuvent être provoquées expérimentalement chez des individus de même espèce ou d’espèce difîérente. Vient ensuite l’élude des maladies telles que le diabète, l’épilepsie, etc. , que l’expérimentation n’a pu reproduire entièrement, mais dont on a pu imiter quelques-uns des principaux épisodes. Une connais- . sànce plus approfondie de ces maladies les rendra forcément accessibles à l’expérimentation. Dans un dernier chapitre, Fauteur s’applique à montrer la puissance de l’expérimentation sur les phénomènes morbides, qui, la

ladrique armé de 14 crochets longs de 0",179, et de IS petits crochets longs de 0",H3 (Vaillant). Ce fait, qui est peut-être le seul où la ladrerie ait été diagnostiquée pendant la vie, a permis à l’auteur d’appeler l’attention de l’Académie sur la fréquence des affections parasitaires dans le quartier du faubourg Samt-Antoine et sur la cause présumée de cette fréquence.

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