‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 3 · I. — Sujets divers · texte numérisé non relu

I. — Sujets divers

1” Sur des kystes sanguins du rein.

(Bulklin de la Satiété anatamiqm, année 1858, p. 205.)

Un vieillard, âgé de 76 ans, et qui avait quelques difficultés pour uriner, présenta, après la mort, une hypertrophie de la prostate et un grand nombre de kystes rénaux. La plupart de ces kystes renfermaient un liquide transparent ; trois d’entre eux contenaient, l’un, un caillot sanguin, peu modifié, les deux autres, une substance molle, rougeâtre, formée en grande partie de débris de globules sanguins et de cristaux de cholestérine. Cette affection peut être rapprochée de l’affection kystique du corps thyroïde.

2“ Gangrène sénile chez un sujet ayant présenté des accès intermittents à la suite d’un cathétérisme.

Exemple intéressant de concrétions et de kystes fibrineux du cœur gauche avec infarctus de la rate, des reins, et gangrène sèche du pied droit. Ces

lésions étaient accompagnées, dans les derniers j ours de la vie, d’accès fébriles

intermittents que l’on crut devoir rattacher au cathétérisme, mais qui n’étaient en réalité que l’effet d’une infection du sang par les concrétions cardiaques.

fihro-plàstique de la jambe droite.

fœtus. Composée d’éléments fusiformes, cette tumeur, dont le point de départ est dans le périoste, refoule les nerfs, les veines et les muscles voisins. L’amputation, pratiquée au-dessus du genou, ne fut pas suivie de récidive ; mais un an plus tard, le malade était atteint d’orchite tuberculeuse, et deux ans après, il mourait dans le service de M. le D'Gallard, avec des tumeurs flbro-plastiques dans les poumons. (Voyez Union médicale, nouvelle série, t. Vil, p. 378, 1860.)

¥ Rupture spontanée du cœur.

0n vieillard de 79 ans meurt brusquement dix jours après une syncope. Lœvalvulesauriouio-ventriculaires gauches sont le siège de quelques végétations;'le ventricule gauche, est, vers la partie moyenne de sa paroi, postérieure, le siège d’une rupture d’environ a centimètres d’étenduei, circonscrite par une infiltration sanguine ; la cavité du péricarde est remplie d’un sang coagulé. Les artères coronaires sont incomplètement examinées.

5“ Tumeur blanche de l’articulation atloïdo-axoïdienne.

Ce fait, exemple détaillé et remarquable d’un cancer primitif des poumons, est l’un des premiers cas rapportés d’embolie cancéreuse.

La crosse de l’aorte était en partie obstruée par une masse cancéreuse.

7° Rétrécissement syphilitique du rectum.

Ce rétrécissement, observé chez une prostituée, est de tous points eonûrmcJfif des intéressantes observations faites sur le même sujet par M. le professeur Gosselin.

8° Tumeur du corps pituitaire. {Ibid., p. 105.)

Cette tumeur avait causé une amaurose double, un a&iblissement musculaire, des alternatives de délire et de coma, enfin des convulsions.

9“ Cancer épithélial des trompes et de la cavité interne de Vutérus. [Ibid., p. 116.)

L’utérus et les trompes sont augmentés de volume, le museau de tancheest respecté, la cavité de l’atérus et celle des trompes sont remplies par un magma blanc de lait composé de cellules d’épithélium cylindrique. Le but de l’auteur a été de montrer qu’il peut exister des cancers utérins sans

10° Sur des rétrécissements cicatriciels multiples du jejuno-iléon. (Ibid,, p., 269.)

Des rétrécissements intestinaux, observés dans plusieurs cas, occupaient à des distances variées toute la circonférence de l’intestin iléon, sur une hauteur de 3 à 4 centimètres. L’examen microscopique n’y fit découvrir aucune cellule épithéliale, mais simplement des fibres conjonctives et Mastiques, et des gouttelettes graisseuses. A leur niveau, il existait à peine quelques ulcérations; les poumons étaient sains.

11° Sur une tumeur du sein avec myéloplaxes. {Ibid., p. 339,

Cette tumeur, sans rétraction du mamelon et sans adhérence de la peau, était formée par une membrane fibreuse, des cellules pigmentaires et des

ayéloplaxes, éléments rarement ol

JH

i paru être

17" Tumeur pigmentaire et épithéliale de la région malaire; deux ganglions correspondants atteints de mélanose.

18“ Endocardite végétante de deux des valvules sigmoi collection sanguine et purulente au point de- contai

te dans ce fait, outre les altérations propres à la pellagre ordinaire, irachnoïde et des lésions tuberculeuses des poumons. Ces dernières altérations, suivant l’auteur, ne seraient pas sans relation avec

20” Ligature de T artère iliaque externe nécessitée par une plaie suivie d’hémorrhagie foudroyante, guérison; mort trente ans après l’opération; autopsie; oblitération s'étendant de l’origine de l’iliaque externe à l’origine de la fémorale profonde.

21° Tumeurs mélaniques multiples ; mélanose ayant envahi la plitpart des systèmes organiques.

Eb commun avec M. le D'Dubrueil.

gauche était le siège de la tumeur initiale ; dans les organes, des granulations pigmentaires infiltraient les éléments propres.

22° Dilatation moniliforme d’un grand nombre des extrémités bronchi¬

ques des deux poumons.

(Bulletin de la Société anatomique, 1861, p. 32.)

Les dilatations occupaient la plupart des extrémités bronchiques, du moins à droite ; elles avalent la forme ampullaire et variaient depuis le volume d’un pois jusqu’à celui d’un œuf de pigeon. A leur voisinage, le parenchyme du poumon était condensé et constitué en grande partie par du tissu fibreux. La paroi de la bronche dilatée non hypertrophiée renfermait peu de fibres élastiques. La malade, âgée de 32 ans, est morte d’une pneumonie.

23° Deux observations de cancer épithélial de l’œsophage, avec perforation de la trachée dans uti cas, et déchirure de l’aorte dans l’autre.

Ces deux faits, remarquables par les sympWmes et le mode de terminaison, sont des plus importants au point de vue du diagnostic, ce que l’auteur s’est appliqué à montrer. Il insiste en outre, à propos de ces deux cas, sur la généralisation possible des cancers épithéliaux, et formule cette conclu-

giques et pathogéniques ; il insiste sur ce fait que, malgré l’abondance des urines, la quantité des déchets organiques pour les vingt-quatre heures n’est pas beaucoup plus considérable que dans les conditions ordinaires. Partant de là, il montre comment les polyuriques ne sont pas, de même que les diabétiques, exposés au dépérissement et à la phthisie pulmonaire.

29” De la maladie expérimentale comparée à la maladie spontanée.

llhisepow k cmcmrsÆaerégatiM. Paris, 1872.)' ’

Après avoir esquissé à grands traits l’historique de l’expérimentation en médecine, l’auteur étudie les maladies qu’il est possible de reproduire expérimentalement. La vaccine, la variole, le charbon, l’alcoolisme, l’empoisonnement par le phosphore, sont fout d’abord passés en revue, et l’étude de ces maladies que rexpérimenfation reproduit en même temps

relation d’un cas remarquable de ladrerie observée chez une femme. Maîgp

l’existence d’un millier de petites tumeurs fermes, élastiques, olivaires, distribuées principalement dans le tissu cellulo-adipeux et dans les muscte,

titres sont envisagés parl’auteor pulmonaire, et attribués en partie

[ui, joint aux précédents, est destiné à montrer l’in- 1 du cœur droit sur la thrombose de l’artère pulmo-

35* Note relative à quelques faits d’obstruction des veines et de Vartire pulmonaire ; des caractères des caillots emboliques.

{Comptes rendus de ta Société de biologie et Gazette médicale, 1861, p. 640.)

36° Sur les embolies artérielles et veineuses.

(CommunicaUon à la Société médicale des Mpilaux, séance dii 26 mars 1862, et Gaceffe/icérfoma-

37° Productions néo-membraneuses dans l'artère pulmonaire.

38° Caillots développés dans ïartère pulmonaire à la suite d'excès alcooliques.

( Comptes rendus de la Société de biologie et Gesefle médicale. 1862, p. 619.)

39° Sur le mode de résorption des coagulums sanguins à l’intérieur de l’artère pulmonaire et des veines.

. 40° Rapport sur les embolies pulmonaires.

Le bat qae s’est proposé l’auteur dans ces divers mémoires est de faire l’étude des embolies du système veineux, et notamment de celles de l’artère pulmonaire. Dans un premier travail, il établit nettement les caraolêres des caUlotsemboliques de l’artère pulmonaire et montre que ces caillots, ceuxlà du moins qui amènent une mort rapide ou subite, sont généralement porteurs d’empreintes valvulaires permettant de reconnaître qu’ils ont pris naissance dans une veine. Dans un second travail, il donne la loi de la ' coagulation spontanée du sang dans les veines. En étudiant cette coagulation, dit-il, on voit qu’elle ne se produit pas, comme on aurait pu le présumer, dans les radicules veineuses, mais au contraire dans les gros troncs à la partie supérieure des membres, notamment à la jonction des veines saphène et fémorale. Or, le retour du sang vers le cœur étant soumis à deux forces, la ois a iergo d’une part, l’aspiration thoracique d’autre part, si la coagulation se produit à la racine des membres, c’est que ce point est la limite 4’action des deux forces qui président au mouvement du sang. "

(voyez n" 47), et il pense qu’on ne peut lui refuser d’avoir fait connaître l’évolution de ces altérations, et d’en avoir montré l’identité. En définitive, ajoute-t-il, les infarctus des viscères, le ramollissement du cerveau, la gangrène des extrémités, dont la coïncidence avec les lésions valvulaires est fréquente, offrent le caractère commun que, dans le cas où ces altérations reconnaissent pour cause une obturation artérielle, elles sont caractérisées par la régression et la métamorphose des éléments propres de l’organe ou de la portion de l’organe qui sè trouve privée de sang, et par conséquent elles font partie d’un même ordre. Ce sont des lésions de même nature, peu importe le nom qu’on leur donne. La différence qu’elles offrent tient ou à la structure particulière de l’organe qui en est desiége ou à des conditions physiques spéciales; c’est ainsi que le ramollissement qui apparaît dès le début dans le cerveau est dù à l’absence d’une trame fibreuse dans cet organe, et que les phénomènes particuliers offerts par les membres (gangrène sèche) tiennent à l’évaporation incessante qui se fait à leur surface.

Le mémoire sur l’endocardite suppurée et sur l’endocardite ulcéreuse contient plusieurs faits nouveaux qui ont contribué à éclairer un certain nombre de points obscurs de la forme intermittente des accidents produits par les ulcérations de l’endocarde, la forme typhoïde de ces accidents ayant été bien étudiée par M.W. Charcot et Yulpian. Antérieurement, M. Bouillaud avait décrit cette forme d’altération sous le nom i'endocardite gangréneuse. Bans son mémoire, M. Lancereaux insiste sur la relation qui existe entre l’infection produite par les valvules cardiaques altérées et l’ictère. 11 rapproche cet ictère, dont il avait signalé l’existence lors de sa communication à la Société de biologie, de celui qui survient quelquefois dans l’infection purulente.

Le mémoire sur l’infection par produits septiques internes fait suite au précédent. L'auteur insiste sur les embolies capillaires résultant de l’endocardite ulcéreuse, et, partant de deux faits de pneumonie chronique ulcéreuse, il montre que des altérations autres que celle de l’endocarde, mais, comme cette dernière, susceptibles de se terminer par nécrose, peuvent, lorsque leurs détritus pénètrent dans le sang, engendrer l’infection de l’organisme et produire des accidents analogues à ceux de l’infection purulente. Puis il rapporte plusieurs faits destinés à établir que les foyers

52” Sur un cas d'hypertrophie de Vépendyme spinal avec oblitération du canal central de la moelle.

(.Comptes rendes de la SoeiéU de biologie et Gaeette médicale, 1862, p. 478.)

53” De V altération de T aorte et duplexas cardiaque dans T angine de poitrine.

(SocUU de biologie et Gaeette médicale, 1864, p. 492.)

54“ Paralysie des extenseurs des avant-hras.

(eazcUedeslapUaux,im).ll s'acit de deux faite où l'aoüon dufroid et de k compreesiou a été des plus manifestes dans la production do la paralysie des avant-bras.

Le premier de ces travaux, de la thrombose et de l’embolie cérébrales, marque un progrès dans l’étude des affections cérébrales. Avant ce travail, il eristait une véritable confusion ou même des idées fausses relativement à la symptomatologie et à la pathogénie du ramollissement cérébral. Contrairement à ce qui était admis depuis le traité du professeur Rostan sur le ramollissement cérébral, l’auteur a montré que l’encéphalomalacie donne lieu a une hémiplégie flasque et subite, avec ou sans perte de connaissance, et que le ramollissement du cerveau se lie presque invariablement à une altération, ou du moins à une obstruction des vaisseaux cérébraux. U a fait connaître en outre que les oblitérations jusque-là décrites sous les nomsderamoUissemmitrouge, de ramollissement jaune et de ramollissement blanc, n’étaient pas, comme on le croyait en Allemagne et même en France, des lésions distinctes, mais des degrés différents et plus ou moins avancés d’un même processus pathologique ; puis, rapprochant ces altérations de celles qui avaient été récemment décrites sous le nom d’infarctus dans les viscères et de gangrène sèche aux membres, il parvint à prouver anatomiquement que les unes et les autres ne différaient pas, quant à leur nature, puisqu’elles subissaient les mêmes phases de transformation et reconnmssaient une même origine, à savoir une altération de nutrition résultant d’une obstruction artérielle. Faisant remarquer la coexistence habituelle de ces lésions avec les affections valvulaires du cœur gauche, l’auteur en conclut que le cœur gauche est le point de départ ordinaire de ces affections multiples, et que l’endocardite rhumatismale joue en pareil cas l’un des principaux rôles. Ce travail

fréquente de celte affection. La vérité de cette donnée clinique a été confirmée depuis lors par les recherches expérimentales du D' Kremiansky, de Saint-Pétershourg, (Voyez ; Archiv. f. path. Anat. undPhys, t. LXII, 1868).

Le mémoire sur Vamaurose liée à la dégénérescence des nerfs optiqms a eu pour résultat de montrer que les nerfs de la base du cerveau, et notamment les nerfs optiques, sont susceptibles de subir, à la suite de certaines altérations des hémisphères, des dégénérescences semblables, sinon identiques, a celles qui, dans les mêmes conditions, affectent les pédoncules cérébraux, les pyramides et les faisceaux antéro-latéraux de la moelle épinière. S’appuyant sur les recherches anatomiques de Gratiolet et sur

la perception des impressions lumineuses a son siège dans les circonvolutions. 11 donne en même temps un exposé succinct du diagnostic du siège des néoplasmes cérébraux.

La note sur Hhypertrophie de tépendyme spinal est un cas rare de sclérose centrale de la moelle épinière. Un foyer sanguin et un kyste rencontrés au sein de la partie sclérosée sont considérés par l’auteur comme des

l’antopsie. C’est l’examen de ce second fait,, communiqué à la Société de biologie, qui servit de base au mémoire sus-mentionné, où l’on trouve un parallèle entre les altérations de l’empoisonnement par le phosphore et celles de la fièvre jaune, d’importance de l’étude des lésions anatomopathologiques dans l’intoxication par le phosphore, dans les empoisonnements en général, et le parti que doit en tirer le médecin légiste sont signalés d’une façon spéciale.

60” Etudes sur les altsrations produites par l’abus des boissons . alcooliques.

différentes et susceptibles d’étre distinguées les unes des autres, sur qu’elles ont pour cause productrice la syphilis, l’abus de l’alcool, le mis paludéen, etc., et par là, elles sont caractéristiques. Sans doute les d rences anatomiquéfe résultant de la diversité des causes ut ju^lq i i sensibles et consistent dans le siège, dans la physionomie et dans 1 semble des altérations plutôt que dans la modification histologique i même; mais, en réalité, il n’y a pas lieu d’en être surpris, puisque modes d'altération pathologique ne pouvant être plus nombreux qui

Faire connaître les principaux types anatomiques observés dans les hôpitaux de Paris, montrer leur connexion intime avec l’agent ou la cause qui leur a donné naissance, rendre l’anatomie pathologique inséparable de la clinique, fournir un appui solide à une nosologie basée sur l’étiologie, tel a été le but de ce travail. Après quelques mots destinés à rappeler la structure élémentaire des principaux viscères aux différents âges de la vie, les altérations dont ils sont le siège sont étudiées comparativement dans chacun des tissus qui les composent. De nombreuses observations (plus de trois cents) viennent à l’appui de cette étude, qui est presque un traité complet sur la matière. Les altérations pathologiques propres à chacun des grands appareils organiques sont successivement passées en revue. On remarquera surtout les passages relatifs aux gastrites et aux ulcères de l’estomac, aux cirrhoses et aux stéatoses du foie, ceux qui ont trait aux embolies des systèmes veineux et artériel, aux endocardites, aux ménin-

coccygiennes congénitales, prouve que ces tumeurs,souvent couvertes de poils sur la partie opposée à leur base d’implantation, représentent l’un des composants d’une monstruosité double ischyopage, arrêté dans son évolution dès les premières phases de son développement. En effet, ces tumeurs dans lesquelles on trouve tous les tissus de l’organisme et qui, pour oe fait, ont reçu le nom de tératome (Yirchow), ou de tumeur mixte (Cornil et Ranyier), n’ont de ressemblance réelle avec aucune production pathologique, et ne récidivent jamais lorstpi’elles ont été enlevées.

Le livre deuxième traite dos anomalies de nutrition; il se divise en trois grands chapitres : 1“ les hypertrophies et les atrophies ; 2“ les hyperplasies, subdivisées elles-mêmes en deux grands paragraphes : les phlegmasies et les néoplasies; 3” les hypoplasies, qui comprennent toutes les lésions de dégénérescence.

LesPHLEGMASIES Sont EXSUDATIVES, SUPPURATIVES OU PROLIFÉRATIVES,

suivant que la nature de leur produit est alhumino-fihrineux, purulent ou organisable en tissu fibroïde. Les phlegmasies exsudatives sont essentiellement résolutives et subordonnées à des causes particulières ; de même la suppuration des organes, contrairement aux données scientifiques en cours en ce moment (1875), n’est plus un mode de terminaison d’une inflammation quelconque, mais un processus autonome ayant ses causes spéciales. En résumé, dit l’auteur, la suppuration est subordonnée à des causes multiples, les unes prédisposantes, les autres efficientes. Les causes prédisposantes sont générales ou locales. Les causes prédisposantes générales sont toutes celles qui tendent à débiliter l’organisme, ainsi non seulement les individus surmenés ou débilités par une manvaise hygiène sont exposés à des phlegmasies suppuratives, mais encore ceux qui sont aflaiblis par une maladie générale, comme les scrofuleux, les alcooliques, les syphilitiques, etc. Les causes prédisposantes locales sont celles dont l’action tend à modifier la nutrition d’une partie du corps ou d’un organe, telle est la section des nerfs vaso-moteurs.

Les causes efficientes sont des agents irritants spéciaux, des proto-organismes, des ferments, qui, par leur présence, modifient directement les élémenls des tissus et plus particulièrement ceux des vaisseaux. Ces agents, dans le plus grand nombre de cas, viennént de l’extérieur; quelquefois

pourtant, ils semblent se former à l’intérieur même de l’organisme; ainsi la rupture de certains kystes de l’ovaire détermine une péritonite suppurée, rapidement mortelle, et l’endocardite ulcéreuse peut infecter l’organisme et produire des suppurations. Ces opinions ne. sont plus contestables depuis les belles recherches de M. Pasteur sur la septicémie et les

Les NÉOPLASIES sont classeés sous deux cliefs principaux selon qu’elles dérivent des tissus nés des feuillets interne'ou externe et du feuillet moyen du blastoderme.

Les premières, ou tumeurs épithéliales, constituent un groupe naturel auquel se rattachent la plupart des altératious connues sous les noms de cancer et de carcinome. S’appuyant sur de nombreuses recherches personnelles, l’auteur est conduit à reconnaître que ces lésions ne se rencontrent jamais primitivement dans les organes dépourvus d’épithéliums, d’où il conclut qu’elles se développenttoujoursaux dépens de ces éléments. Elles

— sales affections parasitaires forment deux classes appartenant l’une au régime animal, l’autre au régime végétal. Chacune de ces classes est étudiée ivec tous les développements que comporte un, sujet à l’ordre du jour, et qui doit conduire à des applications pratiques du plus grand intérêt, tant en hygiène qu’en thérapeutique. Dans l’étude des parasites végétaux, l’auteur s’est inspiré des recherches de Ch. Robin, de Davaineet de Pasteur, qui a résumé ses belles et patientes découvertes dans l’axiome suivant : « Sans parasites, pas de fermentation, pas de putréfaction ».

Les désordres traumatiques sont également rangés sous deux chefs, suivant que les tissus lésés sont ou non mis en présence de l’air extérieur et soumis à l’action des agents qui s’y trouvent renfermés. Nous avons de la sorte les plaies et les contusions qui comprennent les fractures et les ruptures.

Les TROIS nERNiERs VOLUMES out pour objet l’anatomie pathologique spéciale, et celle-ci est divisée en deux parties : une première partie, ou anatomie pathologique des systèmes, traite des lésions des tissus et des organes provenant du feuillet moyen du blastoderme ; une seconde partie, ou anatomie pathologique des appareils, est consacrée à l’étude des altérations des organes formés par l’union simultanée des feuillets externe ou interne et du feuillet moyen.

Le TOME II comprend l’étude des altérations des deux grands systèmes : lymphatique et sanguin. — Le livre I traite des désordres matériels du système lymphatique. A la suite de quelques considérations générales, l’auteur fait remarquer que la proprié d’absorption de ce système donne la raison de la fréquence de ses altérations dans les maladies infectieuses, puis, comparant l’abondance de la lymphe aux différents âges de la vie, il arrive â cette conclusion que l’aire parcourue par ce fluide se trouvant rétrécie avec l’âge, deux grandes fonctions sont diminuées, à savoir : l’absorption et la nutrition. Ainsi s’expliquent, suivant lui, la moindre activité des combustions à un certain âge de la vie et la plus grande résistance aux maladies infectieuses. Ces changements retentissent également sur l’état pathologique; aussi les altérations du système lymphatique, communes chez l’enfant, sont moins fréquentes chez l’adulte et plus rares encore chez le vieillard.

Trois grands chapitres sont consacrés à la description des lésions du système lymphatique. Dans le premier sont passées en revue les altérations diverses du tissu conjonctif lâche, sous-cutané et sous-séreux; puis celles des membranes séreuses : bourses synoviales, péricarde, plèvre et péritoine, tunique vaginale et méninges. La classification adoptée dans l’étude de l’anatomie pathologique générale est celle qui sert à la division de chacune de ces altérations. C’est ainsi que l’auteur étudie successivement les anomalies de formation et de développement, les anomalies de nutrition, les anomalies de circulation et enfin les anomalies accidentelles (parasitisme et traumal-sme).

Des recherches personnelles et de nombreuses observations viennent en beaucoup d’endroits apporter la lumière sur des points obscurs. Ainsi, pour ne parler que des néoplasies du péritoine, l’auteur décrit, sous le nom d’ENDOTHÉLioME, des lésions jusque-là méconnues etconfondues à tort avec le cancer. Ces lésions, qui se manifestent sous la forme de tumeurs disséminées et d’épaississements sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, consistent histologiquement en une multiplication indéfinie des cellules endothéliales de ces canaux, comme le montrent les figures anne.\ées au texte de l’ouvrage (Yoy. fig. 39 et 40, p. 316 et 317).'Ces végétations pathologiques ne sont du reste pas spéciales au péritoine ; elles se retouvent avec des caractères un peu différents à la surface ou dans l’épaisseur des autres membranes séreuses, l’arachno'i’de notamment, ou elles ont été décrites sous le nom d’épithélioma (Ch. Robin).

L’étude des lésions des troncs et des ganglions lymphatiques, y compris la rate, les amygdales et le thymus, fait l’objet de deux nouveaux chapitres dans lesquels sont successivement passés en revue les désordres pathologiques propres à ces organes, aussi bien dans nos climats que dans les contrées chaudes.

Le livre Il,consacré au système sanguin, comprend dans quatre chapitres successifs l’histoire des altérations du sang, du cœur, des artères et des veines. Le sang étant considéré comme un tissu, son étude pathologique est soumise aux mêmes divisions que celle de ces derniers. Les altérations du cœur, les malformations et les phlegmasies notamment, sont l’objet d’une étude approfondie, et de nombreuses observations viennent appuyer les

chefs et décrites eommeil suit : artérites circonscrites ; ariérites en plaques, et artérites généralisées. Les artérites circonscrites, nodulaires ou oblitérantes, sont l'expression anatomique possible de deux maladies générales ; la syphilis et la tuberculose, ou d’un accident, la.présence au sein du vaisseau d’un corps étranger, bouchon fibrineux ou autre ; et de là, trois espèces nettement détérirjinées : Vartérite syphilitique, l’artérite tuberculeuse et Vartérite embolique, toujours localisées à un ou plusieurs points circonscrits du système artériel. Chacune de ces artérites, malgré des caractères spéciaux et une évolution particulière, se terminent assez généralement par un anévrysme, mais tandis que les anévrysmes d’origine syphilitique ont pour siège ordinaire les artères cérébrales, les anévrysmes dépendant d’une artérite tuberculeuse se rencontrent le plus souvent dans les poumons ; quant aux anévrysmes consécutifs aux embolies, ils existent indistinctement dans toutes les régions de l’organisme.

Caractérisée par des épaisissements plus ou moins irréguliers, circulaires

i les anévrysmes < réquence plus granc

cificatioB ou à la dégénérescence colloïde.

Parmi les hypoplasies ou altérations dites régressives des artères, l’aufeur décrit, sous le nom de hyalinose, un cas de dégénérescence des vaisseaux des reins qui avaient l’aspect de cylindres brillants, à bords bosselés et fendillés, constitués par des blocs d’une substance homogène, amorphe.

formes, l’ostéite déformante, étudiée tout d’abord par Sir Paget, a été l’objet de recherches nouvelles de la part de l’auteur, qui attribue au système nerveux un rôie important dans la genèse de cette affection. L’examen dans les catacombes d'un certain nombre d’os: fémurs, humérus, os crâniens, épaissis et surmontés d’exostoses multiples, mettant hors de doute une origine syphilitique, ont conduit l’auteur en raison de leur provenance, un ancien cimetière situé rue de Douai, à attribuer à la syphilis osseuse du moyen-âge une gravité qu’elle n’a plus de nos jours.

Dans l’histoire des altérations musculaires existe une description de la myosite tuberculeuse non encore étudiée, avec observation et figures à l’appui. On y trouve également une étude de la myosite saturnine qui avait déjà attiré l’attention du professeur Yulpian.

La seconde partie du volume est consacrée à l’anatomie pathologique de l’appareil nerveux. Elle traite des désordres anatomiques des nerfs, de la moelle épinière, de l’encéphale et des organes des sens. L’histoire des altérations des nerfs et de la moelle épinière a seule été publiée, celle des lésions de l’encéphale, en ce moment sous presse, doit paraître dans peu

symétriques, se localisent de préférence aux extrémités des membres, pour de là s’étendre vers le tronc, et sont enfin presque toujours accompagnées de désordres de la sensibilité générale, de troubles vaso-moteurs, et de paralysies avec diminution ou abolition de la contractilité électro-musculaire. Ce groupe comprend la névrite saturnine, la névrite arsenicale, les névrites oxi-carbonées et sulfo-carbonées, enfin la névrite alcoolique déjà décrite par l’auteur. De ces lésions sont rapprochées la névrite lathyrique, la névrite béribérienne, la névrite pellagreuse et la névrite sécalinique dont l’étude laisse encore à désirer.

Les névrites des fièvres ou névrites pyrétiques forment un autre groupe non moins naturel, dont les connaissances premières nous ont été fournies par les recherches de MM. Charcot et Vnlpian, sur la névrite diphtéritique.

Les névrites prolifératives dépendent soit d’une propagation inflamma¬

toire de voisinage, soit d’une lésion des centres nerveux, soit enfin d’une infiltration spécifique (syphilis, tuberculose, lèpre). Les névrites syphilitique et tuberculeuse ont surtout attiré l’attention de l'auteur qui apporte des faits nouveaux et des figures à l'appui de ses descriptions.

Lesmyéliles, comme les névrites, sont rarement suppuratives, et il n’y a guère.à proprement parler,que des myélites parenchymateuses et des myélites prolifératives ou scléreuses. Parmi les myélites parenchymateuses, les unes intéressent spécialement la cellule nerveuse (myélites ganglionnaires), les autres les tubes nerveux (myélites fasoioulaire)s. Au groupe des myélites ganglionnaires se rattachent la paralysie infantile, la paralysie spinale de l’adulte, etc., dont la lésion et les effets sont bien connus aujourd’hui, grâce surtout aux recherches de MM. Vulpian et Charcot et de leurs élèves.

Les myélites fasciculaires sont tantôt ascendantes et primitives (myélites des zones radiculaires postérieures) ou encore ascendantes et consécutives à la compression des cordons postérieurs (myélites des cordons de Goll) ; tantôt descendantes, soit primitives (myélites des cordons latéraux), soit consécutives à des lésions de l’encéphale. Toutes ces myélites ont été fort bien décrites par MM. Vulpian et Charcot sous le nom de 'myélites systématiques^

Les myélites prolifératives ou scléreuses comprennent, suivant leur localisation, les diverses variétés de sclérose en plaques, de sclérose corti-

efforcé de combattre les opinions de quelques médecins qui, sans contrôle, et uniquement d’après la sentence du post hoc, ergo propter hoc, tendent à rattacher à la syphilis, faute d’un critérium certain, non seulement des lésions matérielles qui en sont indépendantes, mais encore de simples désordres dynamiques.

céphaliles syphititiques, dont il rapporte deux observations avec des’

sont le siège d’une altération parenchymateuse granulo-graisseuse, affectant une partie seulement des fibres qui les composent ; les muscles paralysés, de teinte feuille morte,parfois atrophiés, ont de leur côté un certain nombre de leurs éléments en voie de dégénérescence granulo-graisseuse. En conséquence, la paralysie alcoolique a pour caractère anatomique, l’inflammation parenchymateuse des nerfs périphériques, avec dégénérescence secondaire des muscles paralysés.

La tendance à la généralisation des désordres paralytiques, la perte de

ils consistent en des lésions phlegmasiques des centres nerveux survenant pendant la période delà vie iœlale ou dans les premiers temps de l'existence, et se traduisent par des malformations diverses : anencéphalie, bémiatrophie, etc., ou tout au moins par un certain degré d’infantilisme avec diminution manifeste delà taille.

Poussé à ses extrêmes limites, l’alcoolisme crée en quelque sorte une race spéciale, pouvant se continuer pendant un certain temps avec ses infirmités physiques et ses tendances vicieuses, mais qui heureusement manque d’éléments suffisants pour se perpétuer; il devient de la sorte nne cause de diminution de la population. Aidé de la tuberculose, il est depuis longtemps le principal facteur de la dépopulation dans un certain nombre de régions. Ces deux causes réunies, beaucoup plus que le fer et le feu, ont contribué à réduire de plus en plus le nombre des indigènes de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud ; ce sont elles qui, aujourd’hui même, amènent la disparition progressive des habitants d'un grand nombre d’iles del’Océanie.

75" Etude comparée des effets produits par les différentes boissons spiritueuses. Conséquences à tirer de cette étude au point de vue de la prophylaxie de l’alcoolisme.

(Bull, de VAcaiM. de méd. Séance du 17 novembre 1885.)

Le but de cette communication est de démontrer que si l’ivrognerie est ancienne, l’alcoolisme est de date récente, et coïncide avec le moment oil

Cet ensemble symptomatique diffère des accidents que l’c i’animal auquel on a fait ingérer de l’essence d’absinthe ( l’absence de morsures de la langue, d’évacuations involonti lucinations terrifiantes, ce qui dépend, sans doute, comme le f

M. le D’’ S. Danilo {Archives de physiologie normale et

département de la Seine. — Étiologie et

divers groupés sous un même chef. Soui but est de différencier' et de classer ces étals multiples.

87» Article Reins. Pathologie {Dict. encyclopédique dés sciences médicales, 1876, sér. 3', t. III, p. 275).

SS'^Arttale Capsules swrrénalesi Ibid.,.p. 116.

A la suite de quelques indications sur Fétat anatomique des reins aux différents âges delà vie, l’auteurclasse comme iisnifles diverses altérations

1" Anomalies de formation et de développement; 2“' anomalies de nutrition; 3'altérations de circulation ; 4° altérations accidentelles, parasitaires et traumatiques.

Au nombre des anomalies du premier groupe se trouve l’ectopie rénale à l’histoire de laquelle Fauteur apporte quelques faits nouveaux.

Les néphritestiennent la plus grande place dans le groupe des anomalies de nutrition. Les unes ont pour localisation spéciale le stroma conjonotivovascnlaire; néphrites-conjonctioes, les autres, l’épithélium des canalicules urinifères, néphrites épithéliales.

ptomatiquement et étiologiquement différentes de celles qui précèdent.

Les néoplasies des reins proviennent du stroma conjonotivo-vasculaire où des éléments épithéliaux. Les premières ou tumeurs conjonctives apparaissent généralement dans le jeune âge, et n’infectent pas l’organisme ; ici se trouve rapporté le cas rare d’un énorme myxome de l’uretère et du bassinet. Les secondes surviennent dans la seconde phase de l’existence, et so développent aux dépens des éléments épithéliaux des tubuli rénaux, ainsi qu’il résulte des dessins ajoutés par l’auteur à sa description.

Les hypoplasies du rein comprennent les stéatoses, la dégénérescence albuminoïde ou leucomatose et la dégénérescence hyaline qui jusque-là n’avait pas été décrite et dont l’auteur donne un dessin histologique.

L»stéatose rénale, commune flansdes couditioins,en apparence ptysiolo-.

nutionde la quand té d'urine renduedansles vingt-quatre heures. L’anémie et les hémorrhagies,les. thrombosesetles embohes rénales ont particulièrement attiré l’attention de l’auteur qui rapporte quelques faits de mortrapide à la suite de l’oblitération des artères rénales.

La lithiase rénale, l'hydronéphrose et la dégénérescence kystique des reins sont aussi l’objet d’une étude sérieuse. Le parasitisme et le trau-

matisme de ces mêmes orgaTiesterminerit, avee h.'périnéphrite, cet article où l’auteur a exposé des faits nouveaux et persoimèls.

Dans ce travail, comme dans rarticle Maladie de Bright, l’auteur indique les raisons sérieusespour lesquelles il a cru devoiropérer le démembrement de cette maladie et s’applique à Classer les affeobions diverses comprises sous cette dénomination, ainsi qu’il l’avait déjà :teiité prrmitrvement en 1871, dans son Atlas d’anatomie pathologique, «t plus tard, en 1875, dans-sa communication au oongrès'de Nantes,

89“ De la né-phrrte consécutive à VépithêUôme utérin^

90* De la néphrite a friaore.

fois l’aorte et le système artériel étaient athéromateux; une fois, i! existait un rétrécissement valvulaire. .La néphrite consécutive au cancer utérin

me l’orchite blennorrhagique, une marche à.

rieur vers l’intérieur, c’est-à-dire de l’urèthre didymes et les testicules.

es et des hépatites parenchymateuses, lu foie ou hépatites prolifératives.

Après l’iclère grave essentiel, l’auteur passe en revue les ictères graves symptomatiques, à savoir les ictères pyrétiques, c’est-à-dire les ictères liés aux maladies fébriles, telles que fièvre typho’ide, variole, scarlatine, pneumonie; les ictères septicémiques (endocardite ulcéreuse, infection purulente, etc.); les ictères toxiques (empoisonnement par le phosphore, l’arsenic, l’antimoine, etc.). Dans tous ces cas, l’ictère grave a pour expression anatomique une hépatite parenchymateuse ou épithéliale. Les phé-

peu de temps après les malades quittaient l’hôpital parfaitement guéris. On a depuis lors rapporté plusieurs cas semblables avec^ guérison, Jusque-là

est atteint sache se soumettre à une hygiène convenable.

105“ Hémorrhagies névropathiques.

L’auteur profite d’un cas d’hématurie nerveuse, chez une femme hystérique, pour faire l’histoire des hémorrhagies dont le type physiologique se rencontre chez la temme à chaque époque menstruelle, et qu’après Parrot, il désigne sous le nom d’hémorrhagies névropathiqnes, vu qu’elles sont sous la dépendance exclusive d’un trouble des nerfs vaso-moteurs. X ce propos, il rappelle que M. Yulpian s’est occupé de ces hémorrhagies au point de vue expérimental. (Leçons sur l’appareil vaso-moteur, Paris, ffi75, t. I, p. 216 et t. II, p. S21), et rapporte que ces hémorrhagies étaient loin d’être rares à l’époque de la Terreur, comme en témoignent un certain nombre de faits publiés par Latour (d’Orléans).

106’ Pleurésie a frigore et pleurites.

Après avoir rapporté quelques observations de pleurésie a frigore et avoir montré que cette pleurésie a une cause et une évolution spéciales, l’auteur jette un coup d’œil rapide sur les diverses phlegmasies pleurales et établit un parallèle entre ce premier type et deux autres également bien déterminés, à savoir la pleurésie rhumatismale et la pleurésie tubercu-

107“ Des troubles vaso-moteurs et trophiques liés à Valcoolisme et à quelques autres intoxications chroniques (pâleurs et sueurs froides, asphyxie locale, œdème et gangrène des extrémités.)

L’auleur signale tout d’abord la fréijaence des troubles vaso-moteurs dans un certain nombre de cas d’intoxication et en particulier dans les empoisonnements par l’alcool, l’opium, l’arsenic, le sulfure et l’oxyde de carbone, etc., puis il étudie ces désordres dans l’alcoolisme et résume leurs caractères comme il suit : localisation aux extrémités, symétrie, extension progressive des extrémités vers ta racine des membres. Il rapporte ensuite un cas de gangrène sèche des extrémités des doigts des mains, qui lui paraît provenir tout à la fois de l’abus de l’alcool et de l’usage d’un pain contenant de l’ergot de seigle.

108“ Artérites généralisées (athérome artériel}-, faits cliniquès ; lésions artérielles et viscérales, désordres fonctionnels ; évolution, diagnostic, pronostic et traitement.

Dans cette leçon, l’auteur revient sur une étude dont la priorité lui appartient, celle des lésions dystrophiques des organes faisant suite aux embolies et aux altérations du système artériel ; il décrit ces lésions dans les différents organes.

109" ies déplacements du rein. — Ectopie congénitale et déplacement mécanique ; ectopie spontanée (rein mobile ou rein luxé). Symptômes, diagnostic et pronostic ; conditions étiologiques et pathogéniques ;

Le rein mobile est l’objet principal de la description de l’auteur qui ajoute des dessins et des faits nouveaux aux connaissances acquises. Il insiste sur les symptômes et sur les causes de cette anomalie. Après avoir

indiqué les moyens de fixité du rein, il s’attaehe à démontrer que la mobilité de eet organe, beaucoup plus commune chez la femme que chez l’homme, presque toujours localisée au côté droit, se rencontre en général chez des névropathes, et semble liée, dans un grand nombre de cas, à un trouble du système nerveux.

HO” Les néphrites.

Cette leçon est une étude comparative des différentes formes de néphrites épithéliales et interstitielles.

JH. Intoxication par le vulnéraire et Veau de mélisse. Hyperesthésie généralisée et parésie des membres.

C’est un nouveau cas de paralysie alcoolique symétrique, localisée aux extrémités des membres, avec œdème nerveux. L’auteur insiste sur les caractères différentiels de cette affection avec l’hystérie et la paralysie générale des aliénés.

H2. Paralysie syphilitique du nerf trijumeau droit; anesthésie de la face et fonte purulente de Vceil correspondant ; gomme de la duremère et destruction du ganglion de Gasser,

Fait détaillé et très complet d’un cas de gomme syphilitique de la duremère avec destruction du ganglion de Casser, et tous les phénomènes que les physiologistes ont attribués à l’extirpation de ce ganglion, y compris a fonte de l’œil. Le diagnostic porté a été plus lard vérifié exact par l’au-

113“ Distribution géographique de la phtisie pulmonaire. (Congrès de Géographie 1875, et Paris 1877.)

Après avoir passé en revue la fréquence relative de la tuberculose pulmo-

)Ide qui prit rapide six premiers mois hôpital avaient été

prédominant. A ce groupe appartiennent le rhumatisme, la goutte, le diabète, etc., enfin l’herpétisme.

L’herpéfisme est une maladie constitutionnelle à longues périodes, non contagieuse, caractérisée par des désordres dynamiques des trois grandes

X. Thèses inspirées par M. leD' Lancereaux, développant ses idées ou signalant des faits recueillis sous sa direction.

l.—Sur Us paralysies rhumatismales, par Parmentier.

(Thèse de Paris, 1864.)

2. — De quelques cas de névrite du plexus cardiaque pour servir à

l’histoire de l’angine de poitrine, par Loüpias.

(Thèse de Paris, 1865.)

Les proposilions suivantes résument ce travail : 1“ L'angine de poitrine symptomatique est une simple conséquence des lésions inflammatoires voisines du plexus cardiaque ; 2” l’inflammation du plexus cardiaque rend parfaitement compte des phénomènes propres à l’angine de poitrine.

3. — Des hémorrhagies dans les maladies des reins, par Filuoux.

(Thèse de Paris, 1865.)

4. — Des altérations des uiscères dans l’intoxication palustre-chronique,

(Thèse de Paris, 1865.)

S’appuyant sur des recherches histologiques de M. Lancereaux, l’auteur signale l’existence de dépôts pigmentaires dans Vestomac, les glandes de Brunner, le pancréas, les testicules, etc.

H. — Étiologie de la pachyméningite hémorrhagique, per Gohkt.

La pachyméningite est fréquemment engendrée par les excès de boissons alcooliques (Lancereaux); beaucoup plus rarement par le rhumatisme.

d’après des recherolies de M. Lanoereaux.

7. — De la cirrhose hépatique d’origine alcoolique, par Gandil.

(Parta, 1867.)

L’auteur, en s’appuyant de faits nouveaux, cherche à établir non seulement que l’abus des boissons alcooliques est une cause de cirrhose hépatique ; mais que cette cirrhose, comme M. Lanoereaux l’a déjà démontré, a des caractères propres qui permettent de la distinguer de toute autre affection hépatique.

8— Accidents consécutifs de la hlennorrhagie, par C. Robert.

(Thèse de Parta, 1888.)

9. — De la contagion de la phtisie pulmonaire, par A. Compin.

a.—Syphilis secondaireettertiairedusystëmeneri}eux,psth..M/LrA.VD

(Thès0 de Paris, 1873.)

13. — Étude sur les tumeurs des méninges encéphaliques, par h. Sabatié.

(Thèse de Paris, 1873.)

14. Des manifestations syphilitiques chez la femme enceinte,

par S. Moret.

(Thèse de Paris, 1875.)

15. —Des lésions syphilitiques des artères cérébrales, par F. Rabot.

(Thèse de Paris, 1876.)

16. — JDe la néphrite interstitielle dans ses rapports avec les lésions

athéromateuses des artères, par A. Hénooille.

(Thèse de Paris, 1877.)

Cette thèse repose sur de nombreuses observations communiquées par M. Lancereaux ; elle tend à prouver que la néphrite.interstitielle est, fréquemment un effet de l’athérome artériel.

17. —De la méningite suppurée dans l’endocardite ulcéreuse,' par Eug. Petit.

(Thèse de Paris, 1878.)

IS, ~ De l’hépatite interstitielle diffuse aiguë, par G. Dupont.

(Thèse de Paris, 1878.)

Description d'une forme particulière de cirrhose avec lésion diffuse du tissu conjonctif, ictère et hémorrhagies, symptômes rattachés par l’auteur à l’altération’des cellules hépatiques d’après des faits observés dans le service de M. Lancereaux.

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