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LI. — Mémoire sur tappareil musical de la Cigale

de la physiologie de l’appareil musical de la Cigale ; j’en donnerai le Irès court résumé suivant :

L'appareil musical de la Cigale est situé à la base de l’abdomen du mâle; il est entouré dé deux paires d’organes protecteurs : les volets et les cavernes.

Les volets ou opercules sont deux écailles demi-circulaires situées sous le ventre. Les cavernes sont deux cavités latérales dont on voit l’entrée, dès qu’on a soulevé les volets.

Sur la paroi'interne de la caverne, se trouve une membrane convexe (timbale) qui est l’organe producteur du son. Les deux timbales forment les peaux d’un véritable tambour dont la caisse est constituée par une énorme cavité thoraco-abdominale. Celle-ci communique directement avec l’extérieur par une paire de gros stigmates situés un peu en avant des timbales. Les parois de la caisse sont formées parle squelette tégumentaire, sauf à la partie ventrale, où elles sont constituées par deux paires de membranes délicates [membranes plissées, miroirs) que l’on découvre en enlevant les opercules. Ces membranes sont séparées par une bande chilineuse [entogastre]. La timbale est mise en mouvement par un muscle [muscle de la timbale] qui s’implante à sa face interne par un fort tendon.

L’appareil musical de la Cigale est, en somme, un tambour à deux peaux sèches et convexes [timbales) dont l’Insecte joue en contractant simultanément deux muscles qui vont du centre de l’instrument à chacune des peaux, celles-ci revenant sur ellesmêmes par leur élasticité.

LU. — Mémoire sur les écailles des Poissons Téléostéens.

§ 1. Examen des écailles â la lumière polarisée. — § 2. Étude des écailles après leur coloration par le picrocarminate d’ammoniaque. — § 3. Rapports des écailles avec les téguments.

Conclusions générales : Les écailles jeunes sont monoréfringentes; les écailles âgées sont biréfriflgentes. La matière organique des écailles est monoréfringente. Celles-ci doivent leur biréfringence aux sels terreux qu’elles renferment, quand ces derniers ont acquis une certaine épaisseur; Le picrocarminate d'ammoniaque colore inégalementles diverses parties de l’écaille ; il montre immédiatement que les parties périphériques et les parties profondes sont plus jeunes que les parties centrales et les parties superficielles. — Chez les Poissons à écailles imbriquées, les écailles sont renfermées dans des poches prismatiques et hexagonales essentiellement fibreuses. — Les écailles ne sont pas des productions épidermiques, comme les poils ou les plumes; aucun muscle ne leur est annexé; elles ne subissent que des déplacements passifs.

LUI. — Sur une Truite mopse.

La Truite anormale qui fait l’objet de ce mémoire est caractérisée, à première vue, par un raccourcissement énorme de la mâchoire supérieure et une saillie de la mâchoire inférieure en forme de bec. Étude de l’anomalie au double point de vue de l’anatomie et de la physiologie. Explication de la manière dont la nutrition a pu s’effectuer dans ce cas particulier.

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