VII. — Sur le mécanisme de la déglutition
(Comptes rendus de l'Académie des sciences; 2 novembre 1874 et 30 juillet 1877.)
Conclusions : 1“ Abaissement de pression dans le fond de la cavité buccale et soulèvement correspondant du voile du palais, un peu avant l’ascension du larynx. 2' Aspiration du bol alimentaire. 3” Occlusion parfaite de l’isthme du gosier, pendant tout le temps de la déglutition pharyngienne; d’où impossibilité du retour des aliments dans la cavité buccale.
Vin. — Appareils schématiques nouveaux relatifs à la \
respiration. '
(Comptes rendus de l’Aootoie scimces; 28 juin 18‘S.) i
Description de quatre appareils servant à réaliser, d’une manière ;
simple et saisissante pour les élèves, les phénomènes complexes '
de la respiration chez les Vertébrés pulmonés, les Batraciens, les Poissons, les Crustacés. Ces appareils m’ont rendu service dans î
renseignement. ;
Le premier appareil sépare nettement les trois ordres de phé- t
iiomènes qui président à la respiration, savoir : les phénomènes mécaniques, qui amènent le renouvellement de l’air respirablej les phénomènes physiques, qui produisent les échanges gazeux; enfin les phénomènes chimiques, qui entraînent la formation de l’acide carbonique (combustion). 11 se compose d’un soufflet relié
par deux tubes de caoutchouc, qui partent de ses faces, à un flacon renfermant un charbon toujours incandescent. Un système de soupapes, convenablement disposé, assure les échanges gazeux; le soufflet avec sa tuyère représente la cage thoracique et la trachée ; le charbon incandescent effectue la combustion respiratoire; le flacon est le système capillaire ; les deux tubes de caoutchouc sont les deux demi-cercles, l’un à sang rouge, l’aulre à sang noir, de l’appareil circulatoire.
Le mécanisme de la respiration chez la Grenouille n'est bien compris que depuis l’étude qui en a été faite par M. Paul Berl. Je l’ai reproduit au moyen d’une cloche à deux tubulures dont l’une se continue avec une ampoule de caoutchouc {poumon) et dont l’autre (narines) est ouverte. La cloche (cavité buccale) est fermée en bas par une membrane de caoutchouc (plancher buccal). Une serre-fine disposée en avant de l’ampoule de caoutchouc permet d’obtenir l’ouverture- et la fermeture de la
J’ai pu imiter le mécanisme de la respiration des Poissons osseux au moyen d’une boîte (chambre branchiale) qui porte, sur deux de ses faces parallèles, un volet (opercule) mobile autour d’une charnière verticale fixée à son bord antérieur. Chaque volet est reçu dans un chambranle et peut s’oiivrir ou se fermer, à la manière d’une porte, par le moyen d’un boulon situé sur sa face extérieure. La boîte est ouverte en avant (bouche) et munie d’une soupape (valvule) mobile d’avant en arrière. Une membrane de caoutchouc est sanglée tout autour de la boîte; elle est percée de deux trous pour laisser passer les boutons des volets et s’étend depuis la charnière jusqu’à l’extrémité lilire des volets qu’elle dépasse légèrement (bord membraneux ae l’opercule). La boîte étant remplie d’un liquide coloré, si on la plonge dans l’eau et qu’on fasse mouvoir les volets, on voit l’eau extérieure pénétrer dans la boîte par l’orifice antérieur, chaque fois que l’on ouvre les volets;
chaque fois qu’on les ferme, le liquide coloré s’échappe en arrière, par dessous la membrane de caoutchouc.
Enfin j’ai reproduit le mécanisme respiratoire des Crustacés décapodes étudié par H. Milne Edwards. Un tuyau quadrangulaire présente une fente inférieure et un orifice antérieur auprès duquel une palette intérieure est disposée. Celle-ci est mobile autour d’un ase horizontal, au moyen d’une manivelle extérieure. Si l’on met cet appareil dans l’eau après l’avoir rempli de sciure de bois et qu’on fasse mouvoir la valvule, on la voit, à chaque fois, rejeter au dehors une pelletée de sciure.